Rosaway

Crédits photo : Denis Piednoir

Rosaway c’est le résultat de l’alliance de Rachel avec Stef. Leur originalité : avoir mélangé voix, flûte traversière et batterie. Le tout, nous donne une pop métissée, nerveuse et resolument contemporaine, chantée par la voix aérienne, aux accents souls et gospel de Rachel.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour ! Nous sommes Rachel et SteF. Nous sommes respectivement Chanteuse/flûtiste et batteur dans le projet Rosaway.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est-elle venue ? Et pourquoi avoir fait le choix du nom ROSAWAY ?

Nous nous sommes rencontrés à l’occasion d’une soirée organisée par des musiciens, il y a près de 9 ans. Nous avons eu l’occasion de jouer ensemble un an ou deux après notre rencontre. Le feeling, ce « petit truc » indéfinissable s’est produit et nous avons su à ce moment-là qu’il nous faudrait partager la scène encore. Mais c’est seulement 2, 3 ans après cette première scène ensemble que nous avons décidé de créer un duo.

Nous avons choisi Rosaway car il s’agit d’abord de nos initiales mais également car ce nom revêt une couleur un brin désuet et un « chouïa » kitsch qui nous a plu.

Avez-vous les mêmes influences ?

Oui et non. Nous venons de deux genres musicaux différents. Rachel vient du classique et SteF du blues. Nous avions un langage et des codes différents. En revanche, nous avions, à peu d’exceptions près, les mêmes goûts musicaux. Nous nous sommes retrouvés là finalement.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire, à composer ? Avez-vous des messages particuliers à faire passer ?

L’envie de raconter des histoires, de créer des bulles narratives et musicales de quelques minutes. Nous prenons beaucoup de plaisir à imaginer un texte et lui donner vie en musique. Créer notre projet était l’occasion pour nous d’essayer tout et surtout sans limite (de genres, de styles, de timing, de langue…).

Nous ne sommes pas un groupe engagé au sens littéral du terme. En revanche, nous nous saisissons de l’actualité, des faits sociétaux et du monde qui nous entourent. Ce sont nos plus grandes sources d’inspiration.

Si vous deviez parler de votre EP à une personne qui ne l’a pas écouté, comment le décririez-vous ?

Coloré, bigarré, éclectique, ironique, drôle mais surtout « feel good »

Quels sont vos futurs projets ?

Nous venons de sortir un nouveau single : « Midnight »

Nos projets à court et moyen termes sont surtout de le jouer le plus possible et de lui faire rencontrer un maximum de publics.

Si vous ne pouviez plus écouter qu’un seul morceau pour le restant de votre vie, lequel serait-il ?

Mais c’est très dur ça !!!

Très certainement : « At Home » d’Avishaï Cohen… une perle, une vraie.

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Par Jess. D

Rakoon

Crédits photo : Joris Couronnet

Fruit d’une importante recherche sonore le nouvel album de Rakoon « Something Precious » sorti en septembre dernier nous propose un voyage émotionnel intense et surprenant. Nous vous laissons le plaisir de découvrir son univers au travers de ses réponses à nos questions. 

Salut RAKOON, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Moi c’est Rakoon, j’ai 27 ans et je fais de l’Electro Dub aux influences très larges.

Qu’est-ce qui t’as amené à faire de la musique ?

J’ai grandi à Pigalle, à Paris, dans une rue où il y a plein de magasins de guitare, c’est assez logiquement que j’ai été attiré par l’instrument à mes 10 ans. La musique est très vite devenue une passion et j’ai eu envie d’écrire des morceaux très jeune, ça a pris plein de formes depuis tout ce temps sans jamais me quitter !

Pourquoi avoir choisi RAKOON comme nom d’artiste ?

Ado j’étais dans un groupe d’amis qui s’étaient tous attribués des animaux totems, quelqu’un a décidé que le raton laveur m’allait bien, et c’est devenu une sorte de compagnon de route qui me colle à la peau.

Quel est ton titre préféré dans l’album ?

Ça peut paraître convenu, mais pourtant c’est très sincère : tous ! J’ai passé presque deux ans à travailler sur cet album, et je voulais vraiment raconter une histoire cohérente dans laquelle chaque seconde de chaque morceau joue un rôle particulier. C’est donc impossible pour moi d’en détacher un en particulier, j’ai l’impression qu’enlever ne serait-ce qu’un titre rendrait l’histoire bancale.

D’où puises-tu l’inspiration qui fait l’essence de ta musique ?

C’est un mélange d’idées farfelues qui viennent de mon imagination et d’émotions assez intimes. J’ai des idées de mélanges de styles, de textures ou de couleurs sonores qui m’apparaissent, puis je fais coïncider ça avec des choses que je ressens, avec une histoire que je me raconte.

Quelle est l’histoire de « Hoi An » le 2ème single de « Something Precious » ?

Hoi An c’est l’emblème de l’album, le morceau représente vraiment les premières retrouvailles avec ce quelque chose de précieux. En commençant à travailler dessus j’ai ressenti quelque chose de très fort, d’indescriptible, que je n’avais pas ressenti avec autant de puissance depuis très longtemps. Assez logiquement, c’est devenu un fil conducteur pour tout l’album : mettre en musique quelque chose qui ne pouvait pas être décrit par des mots, que j’avais intensément envie de faire partager aux gens qui m’écoutent.

Quel est ton processus de création ?

Mon processus de création change à chaque album, pour celui-là, j’ai eu une période de recherche de presque un an avant de rentrer dans une phase de composition concrète. J’ai donc pris ce temps pendant l’année avant le confinement pour faire plein de démos, me chercher un nouveau son et trouver une cohérence dans la démarche de création de l’album. Une fois ce travail terminé, j’ai encore pris presque une année à concrétiser ces démos, un peu toutes en même temps.

Quelles sont tes influences musicales ?

Tout et n’importe quoi ! À la base de mon projet, il y a évidemment l’electro dub français et la psytrance qui étaient un point de départ pour trouver une base dans l’esthétique de ma musique, mais j’ai toujours aimé me laisser influencer par le plus de styles différents possibles !

Quelles émotions cherches-tu à faire passer au travers de ta musique ?

Je cherche à transmettre quelque chose à la fois de très personnel et très universel. Bien que sans paroles, mes morceaux racontent des sentiments très précis et intimes, mais le but est que les gens se les approprient, que les morceaux racontent une histoire qui leur appartient.

Peux-tu nous parler de ta collaboration avec l’illustrateur Miles Tewson pour la pochette de l’album ?

Dès le moment où j’ai découvert le travail de Miles, j’ai eu un coup de foudre pour l’intégralité de ses illustrations. J’ai donc pu lui donner une carte blanche pour les artworks des singles et de l’album, en lui racontant les émotions que je voulais retranscrire et je suis hyper heureux du résultat. C’était vraiment agréable de savoir à l’avance que je serai forcément content du résultat !

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

13.11 Montpellier – Le Rockstore

25.11 Bordeaux – Mac 3

26.11 Bretigny – Le Rackam

27.11 Lesneven – Festival Legendair

Et plein d’autres à venir !

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

Deux coups de cœur que j’écoute en boucle en ce moment :

King Gizzard – Minimum Brain Size

Rone – Waves Of Devotion

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Par Amélie. G

Eliz Murad

Crédits photo : Sarah Slimi

Franco-libanaise, Eliz est chanteuse, bassiste, guitariste, autrice et compositrice. Après divers projets en groupe (Teleferik & The Sabayas) mélangeant rock et langue arabe et suite à la pandémie de COVID, Eliz décide alors de se lancer en solo. Son EP Apocalypsna est sorti le 10 septembre dernier et nous présente ainsi son univers.

Hello Eliz, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Eliz Murad, comme mon prénom l’indique je suis franco-libanaise. Autrice, compositrice et interprète, et après 10 ans avec un groupe j’ai sorti mon 1er EP en solo le 10 septembre dernier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires, que ce soit au travers de scénarios ou en images à travers mes études de vidéo. Mais la musique a pris le pas et ces dix dernières années c’est en chantant que j’ai préféré exprimer mes émotions, mes idées, ma vision de la vie etc. Je suis née en France de parents Libanais et alors que ma mère écoutait beaucoup de musique arabe moi j’écoutais du rock, de la soûl et ça se télescopait dans ma tête. En grandissant j’ai décidé de chanter en arabe que ce soit avec mon ancien groupe Teleferik mais aussi aujourd’hui en solo.

Qu’est-ce que ton expérience au sein de Teleferik & The Sabayas t’a apporté ?

The Sabayas est le groupe que j’ai créé juste avant le confinement et qui n’a toujours pas pu vraiment exister. C’est aussi de cette frustration-là que j’ai décidé de prendre une guitare et d’écrire mes propres chansons en attendant de pouvoir reprendre le chemin des salles de répétitions etc. Jouer avec le groupe Teleferik m’a appris que je voulais faire de la musique mon métier. Ça a été 10 années qui m’ont permis de tourner à l’international et de comprendre les enjeux et l’industrie musicale.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer en solo ?

L’envie de raconter des choses fortes et immédiates en plein confinement, covid, les évènements au Liban et la frustration de ne pouvoir créer mon duo féminin The Sabayas. C’est en tout cas en stand-by mais avec Nadine la batteuse on a hâte de pouvoir mettre The Sabayas enfin en place.

« Apocalypsna » ton EP est sorti le 10 septembre, peux-tu nous en parler ?

Apocalypsna veut dire « notre apocalypse » en dialecte libanais. Chaque chanson est un moment fort que j’ai vécu pendant ces deux dernières années. Le Badna parle de negrophobie dans les pays arabes mais aussi de l’affaire George Floyd. C’est une ode a la beauté de la couleur noire, 7ooriye veut dire « Sirene » en arabe et je parle d’une histoire furtive pendant le confinement, une créature inaccessible, Beirut est un hommage à ma capitale meurtrie encore une fois de trop l’été dernier et Lockdown est une chanson rock qui se veut énergique et métaphorique de la folie du confinement.

Quelle est l’histoire de « Beirut » ton 1er single ?

Beirut a été composé en une nuit, le lendemain de l’explosion au Liban en août 2020. Ça a été comme une fulgurance. Dans ces moments, l’art remplace les mots et surtout quand on est loin. Que faire ? Écrire une chanson était vital pour moi, me sentir mieux et transformer la peine en offrande.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’en ai tellement. Je dirais que les chanteuses soul afro américaines comme Tina Turner, Aretha Franklin m’ont beaucoup construite. J’ai toujours aimé leur puissance. Mais aussi la pop classique des Beatles et des Beach Boys, l’urgence de Nirvana, le lyrisme de la diva Fairuz et puis le charisme de PJ Harvey. Aujourd’hui j’écoute aussi de la trap, Billie Eilish, de la neo soul. J’aime beaucoup de choses et je ne me limite pas.

Que veux-tu faire passer à travers tes chansons en général ?

Je veux être une « emotionneuse » plus qu’une performeuse. Partager mon histoire personnelle c’est toucher à l’universel et je sais que nous ne sommes pas beaucoup de nanas et en plus d’origine métissée à choisir le rock, alors j’ai envie aussi de faire des choses là ou mon profil n’est pas attendu.

Était-ce une évidence pour toi de chanter en arabe ?

Oui depuis l’adolescence. D’abord l’envie de voir des chanteuses rock en arabe sur scène mais comme ça n’existait pas j’ai décidé de le faire moi-même (rires).

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

J’ai sorti l’EP sans rien attendre et je n’ai pas préparé de tournée pensant que le confinement serait prolongé donc ce sera pour les prochains albums que ce soit en solo ou avec The Sabayas.

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

En ce moment j’adore le folk de Adrienne Lenker et son titre anything très doux pour passer l’automne en douceur, et je dirais le duo Larkin Poe et son Bleach Blond Bottle Blues pour se réchauffer de l’hiver qui arrive et découvrir ce duo qui n’a rien à envier aux Black Keys.

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Par Amélie. G

Dégage

Crédits photo : Cédric Pierret

Dégage, c’est le produit enthousiasmant des amitiés fortes, soudées, attachantes de quatre musiciens compositeurs inspirés, qui, à travers leur travail, leurs rires et leurs voyages émotionnels, Dégage de l’énergie, de la poésie, de la rêverie et de la tendresse aussi. Ils proposent une musique vaste et passionnée. Leur EP est sorti le 15 octobre dernier, il est temps pour vous de découvrir leur univers.

D’où vous est venue l’idée/ l’envie de créer dégage ?

Nous nous retrouvions chaque année au festival La Route du Rock à Saint-Malo. DÉGAGE est né de ces moments de musique et de vie, heureux et chaleureux.

Et pourquoi ce nom de groupe ?

C’est un appel à dégager ses émotions.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Erwan et Maxime se connaissent depuis tout petit. Ils ont ensuite eu envie de créer un groupe de musique. DÉGAGE s’est donc ensuite formé en une soirée de mars 2017, veille du premier concert.

Quelles sont vos influences majeures ?

Nous aimons énormément la scène océanique (Pond, Tame Impala, …) ainsi que des musiciens français tels que Flavien Berger mais aussi des artistes comme Mid High Club ou encore Temples.

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre processus d’écriture, de création et de composition.

Nous commençons d’abord par faire des ébauches de morceaux, des maquettes que nous réarrangeons et restructurons ensemble. Chacun apporte ses idées et c’est ensuite en se retrouvant physiquement que l’on finalise les morceaux.

Pochette de l’EP

Pouvez-vous nous parler de l’EP ?

Tout l’ADN de l’EP est dans la pochette. Il s’agit du plongeoir de la piscine de Bon Secours à Saint-Malo, un lieu emblématique où, comme dit précédemment, nous nous retrouvions chaque été pour le festival de La Route du Rock. Depuis les débuts de DÉGAGE, après une trentaine de concerts et n’ayant sorti qu’un seul clip « JAVEL » jusqu’ici, c’était le bon moment, pour sortir un premier disque. Nous avons assemblé nos titres en une seule œuvre, dans laquelle, chacun apportant sa pierre à l’édifice, nous avons mis nos tripes et nos cœurs ! Home made, l’enregistrement de l’EP a été réalisé chez nous, à Reims, et produit par l’un de nous, Mattéo Caburet. John Attali, cofondateurs du Label Attitude, a mixé l’ensemble des morceaux. Enfin, le mastering a été réalisé chez Globe Audio Studio. L’ambiance des morceaux est lumineuse et joyeuse dans les sonorités, tout en utilisant dans certains des textes -–écrits par Erwan Choquenet et Maxime Boubay – Les champs lexicaux des regrets ou des angoisses. Si nous préférons l’idée de « l’art pour l’art », sans messages particuliers à défendre dans nos titres, partout l’espoir et la confiance en l’avenir dominent.

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très heureux d’avoir sorti ce premier EP et nous avons maintenant envie de le défendre le plus possible en concert. DÉGAGE prend tous son sens en live ! Et il y a encore de belles choses à venir…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Pond – Edge of the Word part. 1 et part. 2

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Par Jess. D

ANIMAL TRISTE

L’Artwork par Léonard TITUS

À l’occasion de la sortie du premier album d’Animal Triste le 4 décembre dernier notre magazine n’existait pas. Et c’est avec la version live de quatre de leur chanson, que les membres du groupe rouennais sont ressortis de leur tanière en ce printemps 2021. Il nous tenait à cœur de vous en parler.

Animal Triste c’est la réunion de six amis musiciens, Mathieu Pigné (Radiosofa / Darko) à la batterie, Fabien Senay (Radiosofa) à la guitare, Yannick Marrais (La Maison Tellier) au chant, David Faisques (Darko) aux claviers et à la guitare, Cédric Kerbache (Dallas) à la basse et Sébastien Miel (La Maison Tellier) à la guitare, autour de leur premier amour le rock le vrai.

Leur ambition ? Nous proposer une musique qui parle aux tripes. En cette période, il est plus qu’important de revenir à l’essentiel, aux choses vraies sans faux-semblant. C’est ce que nous propose le premier album éponyme d’Animal Triste. Un rock sans compromis, sans concessions comme un acte de résistance. Pari réussi, c’est l’album qu’ils ont rêvé d’entendre, pour notre part c’est l’album qu’on adore écouter.

Darkette Live Session

Chaque mercredi durant quatre semaines ils nous ont proposé un extrait live de leur album. Le premier extrait de ces lives enregistrés au Kalif à Rouen et première chanson de l’album, la sombre Darkette. Suivie par la très réussie reprise de Dancing in The Dark de Bruce Springsteen, qui presque quatre décennies après sa sortie fait plus que jamais écho à l’ambiance actuelle. C’est avec Out of Luck que le groupe nous emporte pour une avant-dernière session live et pour conclure ces dernières on ferme les yeux et on se laisse porter par la mélancolie de Sky is Something New. (Ce fut bien trop court )

Sky is something new Live Session

On ne peut que vous conseiller d’aller jeter une oreille (les deux c’est mieux) à l’album d’Animal Triste et un œil aux sessions live. Ça nous a donné une envie furieuse d’aller les voir sur scène dans la vie d’après. Un concert est prévu à la Maroquinerie à Paris le 25 novembre prochain. On attend la suite avec impatience.

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Par Amélie. G