Stubborn Trees

Avec la sortie de leur second EP Roots le 12 novembre dernier, le quatuor rock Stubborn Trees revendique ses racines. Au fil de leur chansons ils nous font découvrir le parcours qui les a construits, à travers des thèmes comme la volonté d’avancer coûte que coûte mais aussi l’envie de vivre l’instant présent. On vous laisse découvrir l’univers d’arbres uniques en leur genre. 

Salut Stubborn Trees, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

ST : Salut, on est un groupe de rock alternatif, situé au sud de l’Oise (nord 95). La formation actuelle existe depuis 2 ans.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Laurie : J’ai répondu à une annonce, il y a un petit bout de temps de ça. Yann cherchait d’autres musiciens intéressés pour jouer ses compos. On a commencé à travailler ensemble, j’ai amené mes propres compos également. On était juste tous les deux, Yann à la guitare et moi à la basse. Yann composait des pistes batteries qu’on envoyait en live via une pédale.

Julien : En 2019, je suis allé les voir jouer (on se connaissait déjà). A la fin du set, j’ai proposé de me joindre à eux en apportant une 2ème guitare au projet. J’ai également proposé à un de mes bons potes, Camille, de nous rejoindre en tant que batteur.

Yann : Et voilà, le line up était complet !

D’où vous est venu l’idée de faire de la musique ensemble ?

Yann : On fait tous de la musique depuis toujours ou presque. Je suis en grande partie autodidacte, Laurie a une formation classique ; Julien et Camille ont étudié à l’Atla. On a tous été, à un moment ou un autre, à la recherche du bon projet et c’est celui-ci qui nous a réuni. On se retrouve sur le style, les influences, les envies.

Camille : On va composer de plus en plus ensemble ; c’est en tout cas ce que l’on souhaite mettre en place pour la suite.

Y a t’il une histoire derrière le nom de votre groupe ?

Laurie : Oui, bien sûr ! On appelle stubborn tree (littéralement arbre têtu) ces arbres qui poussent malgré les obstacles. Ils continuent leur route, quoi qu’il se passe, ce qui leur donne souvent des formes étranges et hors du commun. Voilà, tout est dit ! Être un stubborn tree c’est ça : avancer, coûte que coûte, malgré les obstacles et les déceptions, et devenir un truc unique, super bizarre mais riche et intéressant. On est tous quelque part des Stubborn Trees, nos parcours nous construisent. Il paraît qu’il y a un proverbe asiatique qui dit un truc du genre : l’arbre sage et droit fini en planche, l’arbre tordu vit sa vie. CQFD, soyez un peu stubborn 😉

Yann : Et puis l’arbre est aussi une force de la nature. On aime bien l’idée que la nature puisse gagner le combat.

Vous nous avez mis en boîte avec le clip de Carpe Diem, pouvez-vous nous en parler ?

Laurie : Ah oui, un gros morceau ce clip ! On ne va pas tout expliquer non plus, parce qu’on aime bien l’idée que ce qu’on raconte dans nos morceaux ou nos clips puissent être compris de plusieurs manières, selon le ressenti de chacun. Il n’y a pas qu’une vérité.

Yann : Dans Carpe Diem, on a eu envie de parler de l’enfermement. Chacun est dans sa boîte, dans son petit univers. Et peut-être faudrait-il essayer de sortir de sa zone de confort, de son petit cube, avant qu’il ne soit trop tard, avant de perdre les pédales ! Le temps passe vite, alors faisons les choses avant qu’il ne soit trop tard, cueillons les roses de la vie, Carpe Diem.

Laurie : Pour le côté réalisation du clip, on a écrit, scénarisé, fabriqué les décors et certains accessoires. Puis on a réuni une équipe pro pour la réalisation, les lumières etc…

Quel a été votre processus de création pour ce second EP Roots ?

Yann : Les morceaux de Roots ont été composés par Laurie ou moi. On a choisi les meilleurs morceaux qu’on a ensuite retravaillé à deux : structure, mélodies, jusqu’à ce que ça nous plaise à tous les deux.

Laurie : La plupart des morceaux de cet EP existaient avant que notre groupe soit au complet. Le passage de deux à quatre les a énormément enrichis, notamment avec l’ajout d’une deuxième guitare et d’une batterie live !

D’où puisez-vous votre inspiration ?

Laurie : Ah, si on avait la réponse à cette question… !

Yann : Pour ce qui est des textes, de notre quotidien, nos expériences de vie, notre rapport au monde.

Quels messages vous souhaitez faire passez à travers vos chansons ?

Laurie : c’est avant tout la musique qui nous met sur la voie. En fonction de la composition et de ce qu’on ressent quand on écoute la mélodie, on va avoir envie d’aborder tel ou tel sujet. Après, j’essaie de ne pas être dogmatique dans ce que j’écris. Je n’ai pas envie de dire ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire… J’aime l’idée que tout le monde puisse s’approprier une chanson et qu’elle résonne différemment d’une personne à une autre.

Yann : On parle essentiellement de ce qu’on ressent, de nos questionnements sur la vie, le monde qui nous entoure. On aborde des thèmes comme l’envie d’avancer, de tracer sa route, de garder le cap, le besoin de reprendre sa vie en main comme dans What’s Left, mais aussi, l’enfermement, vivre l’instant présent (Carpe Diem), la difficulté à être pleinement soi-même (Fake of me)…

Laurie : Des thèmes très « stubborn » !

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapproche ?

Yann : On a tous les quatre des influences communes, on est tous des gros fans de rock au sens large. Le rock qui part des Beatles en passant par Pink Floyd, Led Zep, Deep Purple, Metallica, puis la vague grunge Nirvana, Foo Fighters, QOTSA, etc…

Laure : Après on s’enrichi aussi de nos divergences. Yann écoute également du metal (Mastodon, Devin Townsend, Soilwork), moi je suis très Pixies, Highly Suspect…

Camille : Perso, je suis aussi fan de Tool.

Julien : Moi j’aime beaucoup David Gilmour, Ritchie Blackmore ou encore les JB’s de James Brown.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager une chanson sur scène ?

Laurie : Je crois que la liste serait trop longue !

Julien : Les artistes avec qui je kifferais partager la scène sont tous morts pour la plupart ! (rires)

Yann : Ahah, il y en a tellement. Un petit feat. avec Dave Grohl, ce serait trop cool ! Sinon, en groupe français, on aime beaucoup les Stuck in The Sound. Ça nous ferait vraiment tripper de partager un titre ensemble !

Avez-vous des projets pour la suite ?

Yann : On va s’attaquer sérieusement à la scène, on a envie de défendre cet EP en live maintenant !

Julien : Oui et en parallèle, on commence à travailler sur le successeur de Roots pour enchainer assez vite. On a déjà une première sélection de morceaux qu’on commence à bosser en répète. On en compose de nouveaux également…

Camille : On gardera les meilleurs ! (rires)

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Laurie : Petit Chat de Stuck In The Sound ! J’adore ce morceau, à la fois génial et complètement fou. Yann : Babalon d’Andrew W.K. Son dernier album God Is Partying mélange pas mal d’influences, parfois kitsch, mais ça s’écoute super bien !

Retrouvez Stubborn Trees sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G

Animal Triste

Crédits photo : Amélie Garnier

Les membres du groupe Animal Triste ont bien voulu nous accueillir dans leur tanière le 26 novembre dernier pour répondre à quelques-unes de nos questions. Nous vous proposons donc ce soir de découvrir nos retours sur leur tournée d’automne ainsi que la plus cool des interview.

Amélie : Qu’on se le dise je suis quelqu’un de très réservé, demandez à Jess elle confirmera (je confirme) . Mais s’il y a bien quelque chose qui peut me faire sortir de ma réserve c’est bien la musique, encore plus s’il s’agit d’un concert de rock ! Alors oui je n’ai pas le vocabulaire d’une professionnelle dans ce domaine mais à la Boîte à Musiques Magazine on essaie de partager la musique que l’on aime avec le cœur. Alors c’est parti pour mon retour sur la tournée d’automne d’Animal Triste. Vous l’aurez peut-être déjà compris Animal Triste c’est un groupe de rock que l’on appréciait déjà particulièrement en version studio, mais si vous n’avez pas eu l’occasion d’aller les voir en live vous avez loupé quelque chose. Depuis septembre nous les avons vus défendre leur projet sur scène (de façon tout à fait raisonnable bien évidemment), d’Évreux à Wattrelos en passant par Rouen, Massy et Paris. On a donc pu apprécier à travers ces cinq dates l’évolution de ce groupe de six potes composé de Yannick au chant, Mathieu à la batterie, Cédric à la basse, Darko à la guitare et au clavier, Fabien et Sébastien aux guitares. Un concert d’Animal Triste ça prend aux tripes, c’est cette énergie folle qui ne vous lâchera pas jusqu’à la dernière note qui raisonnera sur scène. Un voyage rock authentique porté par la voix envoûtante de Yannick et par ces musiciens à la complicité évidente. Un set captivant mêlant les chansons de leur premier album éponyme et de l’album à venir, ne laissant aucun répit. Les six animaux ne nous donnent la permission de reprendre notre souffle qu’après le rappel avec une version toute particulière d’Amor Bay pour repartir de plus belle avec la sauvage et finale Darkette. Je ne saurais que trop vous conseillez si l’occasion se présente à vous, de vous laisser convaincre de les voir en live. Je vous promets, ça vaut le coup.

Jess : Les personnes qui me connaissent savent qu’Animal Triste, c’est mon groupe coup de cœur de ces derniers temps. J’attendais donc avec impatience de pouvoir tracer les kilomètres d’autoroutes et de routes nationales avec mon acolyte de toujours pour enfin les voir sur scène (je lance un appel à toutes les stations autoroutières, n’hésitez pas à nous contacter pour tout partenariat concernant les bouteilles d’Evian ainsi que les sandwiches triangle, nous en serions dignes représentantes). Avant de commencer, il faut que vous soyez prévenus, une fois que vous avez mis un pied à un de leur concert, c’est comme une drogue, vous allez avoir envie de tous les enchaîner. Et je vous encourage vivement à faire de même dès la reprise de leur tournée. Pour notre part c’est chose faite. Et à la question :  « alors qu’est-ce que ça donne sur scène ? » bah c’est la folie ! Dès leur entrée, on sait qu’on va avoir le droit à du très lourd ! Chose qui se confirme à la première note, et qui se reconfirme dès que Yannick se met à chanter. Cette voix qui ne ment pas, la même que l’on retrouve sur l’album et qui est d’une intensité incroyable. Ils n’ont pas besoin d’artifices c’est indéniable. Entre eux c’est fluide, ils sont six mais finalement ne font plus qu’un. Ils ont la même envie : celle de déchaîner les enfers d’un rock qui n’est pas mort, faire trembler les murs et les plafonds (Bien trop bas dans certaines salles, à de nombreuses reprises j’ai craint pour la vie des guitaristes.) Vous l’aurez compris, Animal Triste c’est le feu et je n’ai qu’une hâte : que leur nouvel album sorte et enchaîner à nouveau les futures dates de leur prochaine tournée.

Crédits photo : Amélie Garnier

Animal Triste c’est quoi pour vous ?

Yannick : Ça a commencé comme une récréation, si on peut dire ça. Et puis, il y a eu de plus en plus de potes qui sont venus se greffer au jeu qu’on était en train de faire. Je ne sais pas moi, c’est un peu l’instrument de notre vengeance. Enfin ce n’est pas du tout négatif mais en gros, c’est un projet où l’on fait ce qu’on n’a jamais trop pu faire dans nos autres projets respectifs. C’est le groupe d’ados dans un garage qu’on n’a peut-être pas tous eu. Moi je sais que je ne l’ai pas eu donc je me rattrape de ça.

Mathieu : Moi je suis d’accord c’est très bien. C’est un purgatoire quoi !

Sébastien  : Un exutoire plutôt qu’un purgatoire.

Darko : Non mais c’est un peu une réponse à tous nos questionnements, de pourquoi on fait de la musique tout simplement, pourquoi on a décidé à un moment d’en faire notre vie. Ça redonne un sens un peu à tout. Et effectivement, il parlait de ce fantasme adolescent de groupe dans un garage, et on retrouve ça à nos âges avancés. La joie de se retrouver dans un van avec des potes, faire des kilomètres et jouer nos chansons dans pleins de lieux différents. C’est une récré.

Mathieu : C’était aussi, comment dire pour un peu rendre hommage aux gens qu’on a vraiment aimés. De se dire pourquoi on a fait de la musique, qu’est ce qui nous a animés au départ. On parlait des Doors, de Nick Cave et bien parce que ces gens étaient là. Et est-ce qu’on ne pourrait pas faire ça entre potes ?

Votre premier album a presque 1 an, elle s’est passée comment cette première année de vie ?

Darko : C’était hyper paradoxal parce que normalement le cycle, c’est une sortie d’album puis la promo et une tournée. On enchaîne et on a plus le temps de penser à rien. À cause du contexte on a été bloqués, assignés à domicile mais on n’a jamais autant joué que cette année-là où on a été supposé ne rien faire. Très vite on a dû se projeter sur un avenir, certes incertain à l’époque, mais on a très vite enchaîné avec les gars. On a composé et on a bossé sur le prochain album à venir alors qu’on n’avait même pas encore tourné pour le premier. Et effectivement c’est bizarre. On n’avait le droit de ne rien faire et pourtant on n’a jamais été aussi actifs que durant ces quelques mois qui viennent de s’écouler. La tournée est supposée être le point d’orgue et le rush alors que nous, on prend ça plus comme une détente, par rapport à tout ce qu’on s’est infligé comme masse de boulot. Là ça y est c’est les vacances, c’est la colonie on a le droit de faire des bornes.

Fabien : Il y a un truc très paradoxal, on tourne pour le premier album mais on joue pas mal de morceaux du deuxième.

Darko : Que l’on n’a pas encore sorti !

Fabien : On revient un peu à l’ancienne où on faisait des tournées avant les sorties d’album. Où les mecs présentaient leur nouveau disque en tournée.

Cédric : Ils tournaient et pas forcément en rapport avec leur actualité. Ils faisaient des tournées parce qu’il fallait bien manger. Et donc en tournée tu joues les chansons que tu bosses en ce moment, peu importe si l’album vient de sortir ou s’il va sortir.

Fabien : Du coup, c’est assez rigolo de se dire on est censé tourner le premier album et finalement on défend quasiment un album trois quarts. Remarque, ça a été plus facile pour nous de faire la liste on avait plein de morceaux à jouer.

Crédits photos : Amélie Garnier

C’est votre première tournée ensemble, vous avez pu trouver chacun vos marques ?

Mathieu : C’est fluide, c’est comme quand on fait une soirée entre potes, tu vois.

Sébastien : C’est toujours bien les premiers instants d’une relation, tout est beau quoi. On verra la deuxième tournée si là tout est formidable. (Rires)

Yannick : On se connaît tellement tous bien.

Darko : C’est notre première tournée tous ensemble.

Mathieu : C’est un peu l’agence tous risques.

Darko : On se connaît depuis tellement d’années. Certains sont voisins, d’autres sont allés à l’école ensemble dans les années soixante. On part même en vacances ensemble.

Mathieu : Non mais c’est facile, c’est tout simple. On ne se pose pas de questions, on va droit au but et c’est chouette.

Comment avez vous travaillé et choisi la set list ?

Darko : Cette période particulière a induit que nous reportions cette tournée à maintes reprises mais nous nous estimons heureux car les concerts ont finalement eu lieu… Le fait est que nous avons doublé notre répertoire durant cette longue attente imposée par ce satané virus avec la composition et l’enregistrement du deuxième album et ça aurait été très frustrant pour nous de ne pas intégrer quelques nouveaux morceaux à la setlist… Du coup même si cette tournée découlait de notre premier album, on n’a pas pu résister à la tentation, certes par plaisir, mais aussi afin de parfaire les atmosphères et tenir un concert sur la longueur sans qu’il y ait de creux. C’est une petite science en soi et rien n’est laissé au hasard dans la construction d’un set. Jusqu’au rappel

Vous êtes tous normands si je ne me trompe pas, vos deux premières dates étaient à Gisacum (Le Vieil-Évreux) et au 106 (Rouen). Ça vous à fait quoi de commencer à la maison ?

Mathieu : Seb, toi qu’est-ce que ça t’a fait ?

Sébastien : Moi j’étais à l’étranger (rires). Non mais c’était très bien et en même temps il y avait un côté un peu exutoire. Il était temps.

Cédric : Ça faisait du bien.

Fabien : À Gisacum c’était super, c’était un lieu assez incroyable.

Cédric : Et aussi toute la journée on a prié pour qu’il ne pleuve pas, ce n’était quand même pas gagné.

Fabien : Et puis aller sur les terres de David pour le premier concert, c’est quand même cool.

Darko : Ça faisait très longtemps que je n’avais pas joué à Évreux. Il y a un petit côté ou tu commences par le dessert, parce qu’inévitablement c’est le début de la tournée, donc en termes de notoriété sur le pays ce n’est pas foufou. Mais en Normandie c’est cool parce qu’il y a nos proches, nos potes, les potes des potes. Du coup on a fait notre premier concert en club à Rouen et on commence par un concert complet.

Mathieu : Moi je crois que dans l’ordre ce que j’ai préféré c’était hier ( à la Maroquinerie ) et Massy (aux primeurs), mais bon après c’est du ressenti.

Cédric : En tout cas il n’y en a aucun où on s’est dit « ce n’était pas bien » quoi !

Darko : C’est toujours à double tranchant les dates à la maison.

Mathieu : Ouais moi je n’aime pas trop.

Darko : Jouer devant sa famille, ses parents, ses amis ça fait un peu plus de stress pour le coup. Et puis on a plein de soucis logistiques à gérer que l’on n’a pas ailleurs, comme gérer les susceptibilités par exemple.

Sébastien : Moi ma date à la maison c’était à Castres.

Crédits photo : Amélie Garnier

Paris a toujours une saveur particulière, qu’avez-vous pensée du concert d’hier ?

Mathieu : C’était la première date à Paris pour Cédric, je suis trop fier.

Cédric : Première date de ma vie à Paris oui. J’étais content, c’était super. À travers l’expérience des gars moi je m’attendais à tout en fait. Parce qu’eux, ils sont passés dans des lieux vachement plus rudes à ce que j’ai compris donc je m’attendais à un accueil beaucoup plus minimaliste. La configuration de la salle n’est ni trop petite ni trop grande. L’accueil et la salle étaient super.

Mathieu : En fait, ce qui est compliqué à Paris c’est que tu as toujours la prod qui prévoit d’inviter les labels, les programmateurs de radio, les programmateurs de festivals. Et qui nous dit attention c’est la date parisienne, il ne faut pas rater le concert. Donc tu as beau te dire je m’en fous, tu as toujours un peu ce truc-là. Mais à nos âges tu t’en fous, avec ce groupe-là vraiment tu t’en fous. Et ça c’est génial. Vous n’avez pas aimé ? Allez vous faire foutre. C’est super.

Cédric : Et puis on n’a pas fait de set spécial. C’est ce que disait Philou, il y a aussi l’écueil des dates parisiennes où tu te sens obligé d’inviter un tel ou un tel pour faire un featuring improbable répété une demi-heure avant le show. Donc un truc bancal.

Vous avez rencontré votre public, qu’est-ce que vous voulez que les gens retiennent d’un concert d’Animal Triste ?

Sébastien : Ce sont eux qui le disent le mieux. Souvent ils viennent pour nous dire que ça leur fait du bien de voir des mecs qui suent avec des guitares dans les mains, ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas vu ça.

Mathieu : C’est vrai qu’on a eu pas mal de gens qui nous disent « merci, ça fait du bien ». Et là tu te dis bah ouais.

Yannick : Ça se voyait aux sourires des gens hier dans la salle, c’était sans équivoque quoi.

Mathieu : C’est comme si on s’autorisait à faire quelque chose que les gens ont envie d’écouter, alors que soit ils n’en font pas soit ils ont arrêté d’en écouter. Alors que le Rock il est là depuis toujours. Il a plein d’autres formes et tu as vraiment l’impression que ça n’existe plus.

Quel est votre ou vos meilleur(s) souvenir(s) de cette tournée d’automne ?

Darko : Je crois qu’on disait qu’on avait commencé la tournée par les dates dites locales, moi mon premier bon souvenir c’est juste de prendre la route dans un van avec ces animaux-là et de tracer la route pour faire des bornes. Et donc inévitablement sur ces kilomètres il y a un autoradio, et on écoute des trucs.

Mathieu : Il y a eu une petite compilation de Michel Jonasz en allant en Bretagne et on a un peu rigolé.

Cédric : Moi pour redresser la barre, je dois dire que j’ai un très bon souvenir d’avoir écouté le dernier IDLES en rentrant de Brest.

Crédits photo : Amélie Garnier

D’ailleurs est-ce que vous avez une anecdote de tournée ?

Fabien : On allait à Nantes, et le camion ne démarrait pas. Donc on a appelé un pote garagiste en urgence qui a fait démarrer le camion avec de la laque à cheveux.

Darko : Et Elnett a sauvé notre tournée.

Fabien : C’était ça sinon on ne partait pas à Nantes

Philou : Non mais après qu’est-ce qu’il y a eu ? Cédric tu as pété une tête d’ampli sur scène quand même à Brest.

Fabien : Et un clavier pour Darko.

Cédric : Oui la tête d’ampli basse qui s’est mise en sécurité à Brest, qui nous a fait le faux espoir de refonctionner en répétitions mais non. Donc on a dû aller chercher une tête d’ampli en catastrophe hier matin pour la date parisienne. C’est une petite anecdote de plus.

Sébastien : Moi j’ai pété une corde sur la première chanson du premier concert et depuis plus jamais. C’était la nervosité, j’étais trop tendu du poignet droit.

Est-ce que vous avez un rituel avant de monter sur scène ?

Mathieu : Ça, on ne peut pas en parler.

Yannick : Non mais on se fait des petits câlins.

Darko : Oui c’est ce que j’allais dire, on est plutôt câlins. Ce n’est pas très wild mais affectueux, Animal Câlins.

Fabien : On essaye juste de rigoler un maximum, donc beaucoup de blagues et quelques bières on ne va pas se mentir.

Mathieu : Mais pas trop avant de monter sur scène.

Darko : Non non on fait gaffe avant.

Vous avez de tops collaborations pour votre merch, ça s’est fait comment ?

Darko : L’Animal Beer. On a une collab avec des gars qui s’appellent SPORE, c’est une coopérative et ils brassent une bière bio et éthique. Ce sont des gens hyper cool. Et j’ai une histoire avec un mec de ce collectif-là avec qui on a bossé dans une ancienne vie pour un festival de rock. Et je lui ai dit que s’il y avait bien un point commun entre nous tous c’est l’amour de ce doux nectar. Et du coup voilà on a brassé l’Animal Beer avec eux, conjointement. Ça c’était cool. On a fait quoi d’autre comme collab ? Bud skateshop.

Cédric : Oui parce que je travaille de temps en temps avec un gars qui a plusieurs magasins de skate en France.

Darko : Cédric c’est le skater du groupe à la base.

Cédric : Je fus, je fus. Moi je suis architecte à côté pour la petite histoire, et donc pour élaborer le futur skatepark de Rouen on a essayé de faire bouger les choses avec ce gars-là. Donc j’ai été amené à bosser pas mal avec lui. On s’entendait bien et en plus moi étant ancien pratiquant je traîne souvent dans son magasin. Je savais qu’il avait déjà fait des collaborations pour des planches avec des groupes de Rouen. Donc je lui ai dit « est-ce que tu fais toujours ça ? ». Il m’a dit « bah ouais carrément, on va écouter pas de soucis ». Il a fait 150 planches qu’il a réparties dans ses différents magasins. On en prend autant qu’on veut pour les vendre, on lui donne ce que ça lui coûte et le reste c’est pour nous. C’est hyper cool de sa part.

Fabien : On va avoir d’autres collaborations encore. Avec un maître verrier, vous verrez pourquoi bientôt. Et aussi avec un mec qui fait des pédales, on va sortir des Fuzz et des Overdrive. On fait tout ça en local. C’est-à-dire qu’à chaque fois on travaille vraiment en circuit court. On est locamusivore, on essaie de bosser avec les gens tout autour de nous. C’est une grande famille. Moi je travaille dans une école de musique et mon directeur c’est lui qui fait toutes nos images. Le clip de Dancing in the Dark c’est lui. On travaille vraiment dans un cercle très fermé, avec des potes et dans des conditions cool. C’est un peu le principe de base du groupe, pas de relous.

Crédits photo : Amélie Garnier

Vous jouez de nombreuses chansons sur scène dont certaines que l’on ne retrouve pas sur le premier album. Va-t-on les retrouver sur le prochain ?

Cédric : Toutes celles que vous ne connaissiez pas, sont dessus.

Mathieu : L’album sort le 4 février. Vous avez le titre ? Vous le voulez ? Pouic-pouic le retour des pirates. BAM. Non c’est Night of the Loving Dead.

Tell me how bad I am, c’est le premier extrait de votre futur album en collaboration avec Peter Hayes de Black Rebel Motor Circle Club. Quelle est l’origine de cette collaboration ?

Mathieu : On a fait une liste en gros de gens avec qui on aimerait travailler. Il n’y avait pas de français, c’est rigolo hein. On avait listé pas mal de gens, il y avait les Black Angels, The National, Nick Cave vous imaginez ce genre de garçons. Et puis il y avait Black Rebel depuis toujours en fait. Et c’est difficile d’avoir les contacts de ces gens parce qu’on te file le contact d’un agent du bureau anglais puis d’un agent du bureau américain… Et j’avais contacté un mec de chez Pias qui m’avait dit « écoute Black Rebel laisse tomber, ils feront aucun feat. Laisse tomber ce n’est vraiment pas possible ». Mais ça m’embêtait quand même donc j’ai tapé simplement sur internet Black Rebel contact. Ça m’a emmené sur d’autres sphères, et du jour au lendemain je me suis retrouvé en contact avec leur agent. Il m’a dit « je fais écouter à Peter » et le lendemain on avait un mail de Peter. Tout de suite à ne parler que de musique, ça n’a jamais été une histoire de thunes jamais. Vraiment pour le plaisir de la musique. Le mec est d’une élégance dans ses réponses, dans ses messages. Il a vraiment la classe. Je me suis dit que c’était le 06 le plus cool que j’avais dans mon téléphone. On était comme des dingues. Rien que de te dire que ta musique va être écoutée par des gens que tu surkiffes et qui font que tu fais ce métier c’est génial. Le mec il t’envoie un truc où il joue de la guitare d’abord sur une de tes chansons puis sur deux et pas que de la guitare, il a rajouté des claviers. Et je me souviens lui écrire « je ne sais pas comment te remercier », et il me dit « non c’est le plaisir de la musique ». C’est juste incroyable.

Fabien : Ce qui est bien, c’est qu’on se retrouve dans les valeurs.

Mathieu : Quand je vous dis que les mecs sont cool, c’est vraiment d’une coolitude. On est trop fier. On devait faire un feat avec le chanteur des Black Angels aussi, mais là on a eu un problème de timing. C’était compliqué, mais on ne désespère pas.

Sébastien : Paradoxalement j’ai trouvé que c’est arrivé de manière comme tu dis très naturelle, et ça me semble vachement plus facile de faire une collab avec des musiciens étrangers qu’avec des musiciens français. En France nous, on a essayé avec La Maison Tellier à plusieurs reprises et ce n’est pas facile en fait. Ce n’est pas dans la culture en France, j’ai l’impression qu’on regarde s’il n’y a pas une double intention. Tu vois du genre « qu’est-ce qu’on a à y gagner à faire ça ? Qu’est-ce qu’on a à y perdre ? ». Peter Hayes, il s’en foutait. Il a fait « tient la chanson elle est cool, je vais jouer dessus » point. J’ai l’impression que peut-être les musiciens américains, ils ne se posent pas ce genre de questions.

Fabien : Son manager se les pose pour lui.

Mathieu : C’est ça, il a squeezé directement le manager. Mais moi à titre très personnel ce qui est rigolo, c’est que je n’ai pas tout de suite aimé ce groupe. C’est Darko qui je me souviens me ramène leur premier album et ça ne me parle pas.

Darko : C’est simple l’album à 20 ans cette donc année donc il y a 20 ans. Moi à la première écoute j’ai été subjugué en me disant « c’est ma vie, c’est ça que je veux faire vraiment ». C’est pour ça que je suis bouleversé par ce feat.

Mathieu : Par ricochets ce qui est ouf, c’est que je trouvais ça pas mauvais mais je n’avais pas reçu le truc. Et je me souviens d’aller voir un film qui s’appelle Nine Songs où on les voit en live et pour moi c’est BRMC qui vole au-dessus des autres. Et avec Radiosofa à ce moment-là on signe chez Pias qui nous filent leur troisième album, et on va les voir tous les trois (avec Darko et Fabien) à l’Elysée Montmartre où je me prends une claque mais un truc. Tu te dis « mais qu’est-ce qui vient de se passer ? ». Ce qui fait que même l’histoire personnelle est rigolote. Le deuxième album de Radiosofa était un peu sous l’emprise de BRMC. C’est assez marrant que ce truc voyage, de groupe en groupe.

Pour la suite va-t-on vous retrouver sur une seconde partie de tournée ?

Mathieu : bah écoute si tout se passe bien. On va croiser tout ce qu’on a.

Cédric : En tout cas c’est le projet.

Sébastien : C’est aussi compliqués parce que ça va faire genre un an que tous les gens des milieux autorisés nous disent attention il va y avoir un gros embouteillage et bah là c’est maintenant. 2022, c’est déjà blindé donc les tourneurs ont du mal à booker tout ce qui est pas super visible. Il n’y a que la surface déjà visible de l’iceberg qui à plus de visibilité qu’avant encore parce qu’il n’y a plus de place pour le reste en fait. Donc oui on va faire ce qu’on peut.

Cédric : On en fera, mais peut-être pas autant qu’on veut.

Mathieu : Moi je suis sûr qu’on va y arriver.

Est-ce que vous voudriez partager une chanson sur scène avec quelqu’un ? Si oui avec qui ?

Amélie : Mathieu te ne peux pas répondre Nick Cave.

Mathieu : On ne peut pas répondre Nick Cave c’est ça ?

Sébatien : Tu veux partager la scène avec Nick Cave, mais tu es cinglé. Moi je ne partage pas la scène avec Nick Cave.

Darko : Mais moi je rêve de me prendre une leçon par Nick Cave et les Bad Seeds. Non mais je ne sais pas qui d’autre ?

Mathieu : Avec Black Rebel forcément.

Darko : C’est vrai qu’on pourrait faire un peu d’international avec eux.

Fabien : Avec Mark Lanegan, j’aimerais bien mais j’aurais peur. Je ne sais pas si cela serait super, l’homme à l’air un peu compliqué.

Mathieu : Je pense que ça serait bien cohérent, ça serait cool.

Cédric : Je serais plus BRMC, parce qu’ils sont plus proches de nous et Nick Cave je ne saurais pas trop comment me placer.

Mathieu : J’imagine la Route du Rock, on joue et il est là quoi.

Sébastien : Moi j’aimerais bien PJ Harvey ou Sharon Van Etten.

Mathieu : Et vous avec qui vous voulez nous voir jouer ?

Darko : C’est pas mal ça.

Jess: Bah moi je réponds Nick Cave forcément ( Nick, si tu nous lis …)

Amélie : Ça serait bizarre vraiment, mais avec The Cure.

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Par Amélie. G & Jess. D

Eliz Murad

Crédits photo : Sarah Slimi

Franco-libanaise, Eliz est chanteuse, bassiste, guitariste, autrice et compositrice. Après divers projets en groupe (Teleferik & The Sabayas) mélangeant rock et langue arabe et suite à la pandémie de COVID, Eliz décide alors de se lancer en solo. Son EP Apocalypsna est sorti le 10 septembre dernier et nous présente ainsi son univers.

Hello Eliz, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Eliz Murad, comme mon prénom l’indique je suis franco-libanaise. Autrice, compositrice et interprète, et après 10 ans avec un groupe j’ai sorti mon 1er EP en solo le 10 septembre dernier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires, que ce soit au travers de scénarios ou en images à travers mes études de vidéo. Mais la musique a pris le pas et ces dix dernières années c’est en chantant que j’ai préféré exprimer mes émotions, mes idées, ma vision de la vie etc. Je suis née en France de parents Libanais et alors que ma mère écoutait beaucoup de musique arabe moi j’écoutais du rock, de la soûl et ça se télescopait dans ma tête. En grandissant j’ai décidé de chanter en arabe que ce soit avec mon ancien groupe Teleferik mais aussi aujourd’hui en solo.

Qu’est-ce que ton expérience au sein de Teleferik & The Sabayas t’a apporté ?

The Sabayas est le groupe que j’ai créé juste avant le confinement et qui n’a toujours pas pu vraiment exister. C’est aussi de cette frustration-là que j’ai décidé de prendre une guitare et d’écrire mes propres chansons en attendant de pouvoir reprendre le chemin des salles de répétitions etc. Jouer avec le groupe Teleferik m’a appris que je voulais faire de la musique mon métier. Ça a été 10 années qui m’ont permis de tourner à l’international et de comprendre les enjeux et l’industrie musicale.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer en solo ?

L’envie de raconter des choses fortes et immédiates en plein confinement, covid, les évènements au Liban et la frustration de ne pouvoir créer mon duo féminin The Sabayas. C’est en tout cas en stand-by mais avec Nadine la batteuse on a hâte de pouvoir mettre The Sabayas enfin en place.

« Apocalypsna » ton EP est sorti le 10 septembre, peux-tu nous en parler ?

Apocalypsna veut dire « notre apocalypse » en dialecte libanais. Chaque chanson est un moment fort que j’ai vécu pendant ces deux dernières années. Le Badna parle de negrophobie dans les pays arabes mais aussi de l’affaire George Floyd. C’est une ode a la beauté de la couleur noire, 7ooriye veut dire « Sirene » en arabe et je parle d’une histoire furtive pendant le confinement, une créature inaccessible, Beirut est un hommage à ma capitale meurtrie encore une fois de trop l’été dernier et Lockdown est une chanson rock qui se veut énergique et métaphorique de la folie du confinement.

Quelle est l’histoire de « Beirut » ton 1er single ?

Beirut a été composé en une nuit, le lendemain de l’explosion au Liban en août 2020. Ça a été comme une fulgurance. Dans ces moments, l’art remplace les mots et surtout quand on est loin. Que faire ? Écrire une chanson était vital pour moi, me sentir mieux et transformer la peine en offrande.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’en ai tellement. Je dirais que les chanteuses soul afro américaines comme Tina Turner, Aretha Franklin m’ont beaucoup construite. J’ai toujours aimé leur puissance. Mais aussi la pop classique des Beatles et des Beach Boys, l’urgence de Nirvana, le lyrisme de la diva Fairuz et puis le charisme de PJ Harvey. Aujourd’hui j’écoute aussi de la trap, Billie Eilish, de la neo soul. J’aime beaucoup de choses et je ne me limite pas.

Que veux-tu faire passer à travers tes chansons en général ?

Je veux être une « emotionneuse » plus qu’une performeuse. Partager mon histoire personnelle c’est toucher à l’universel et je sais que nous ne sommes pas beaucoup de nanas et en plus d’origine métissée à choisir le rock, alors j’ai envie aussi de faire des choses là ou mon profil n’est pas attendu.

Était-ce une évidence pour toi de chanter en arabe ?

Oui depuis l’adolescence. D’abord l’envie de voir des chanteuses rock en arabe sur scène mais comme ça n’existait pas j’ai décidé de le faire moi-même (rires).

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

J’ai sorti l’EP sans rien attendre et je n’ai pas préparé de tournée pensant que le confinement serait prolongé donc ce sera pour les prochains albums que ce soit en solo ou avec The Sabayas.

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

En ce moment j’adore le folk de Adrienne Lenker et son titre anything très doux pour passer l’automne en douceur, et je dirais le duo Larkin Poe et son Bleach Blond Bottle Blues pour se réchauffer de l’hiver qui arrive et découvrir ce duo qui n’a rien à envier aux Black Keys.

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Par Amélie. G

Vertical

Crédits photo : Samia Hamlaoui

Ce soir nous partons vers la Grande Bretagne au travers de l’album Something for you du groupe Rock/Pop Vertical. Ils ont accepté de se livrer à nos lecteurs au travers de quelques questions que nous leur avons posés.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Vertical, quatre musiciens rassemblés autour d’une esthétique plutôt cold-pop, inspirée par la scène de Manchester. Nous jouons ensemble depuis 2017, animés par un véritable amour du Live !! On a sorti notre premier album Something For You en mai 2021, on l’a enregistré dans des conditions live au studio Cryogène.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

On se connaissait comme musicien de différents groupes puis c’est dans les studios de répétition de St Nazaire qu’on s’est vraiment rencontré. On était tous en transition, sans groupe. On s’appréciait alors a commencé à jouer ensemble sans trop savoir vers où on allait…

Comment décririez-vous votre univers musical ?

On est sur une base de pop, avec des tournes inspirées du milieu punk ou post-punk, mais avec un son plus doux, des textes mélancoliques, des ambiances planantes.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Authentique. Dans le sens où il a été enregistré live, tous dans la même pièce. Dans les mêmes conditions que nos concerts.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Something For You. L’album porte son nom.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

On parle surtout d’amitié, d’amour, de liens humains…

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Pour ce groupe, les influences viennent de groupes comme The Smiths, The Cure, The Drums. Individuellement, nous n’avons pas vraiment les mêmes influences (Hip-Hop, Folk, World, Rock, Pop…)

Quel est votre processus de création ?

Pour une grosse partie du répertoire, c’est Joris (chant, guitare) qui fait les morceaux assistés par un ordinateur. Ensuite on les adapte au live tous ensemble.

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

Pour le moment, on se consacre à la promo de cet album, avec beaucoup de concerts. L’album suivant est déjà en cours d’écriture.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Toutes les semaines, le mieux est d’aller s’abonner à notre page Facebook nous suivre. À venir Paris, Rennes, Cherbourg, Angers…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

No de Fontaines DC
What A Boost de Rozi Plain

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Par Jess. D

The Unclouders

Crédit photo : Chester Wade

À l’occasion de la sortie de leur EP éponyme le 8 octobre dernier, le duo rock lyonnais THE UNCLOUDERS a répondu à quelques-unes de nos questions. On vous laisse découvrir leur univers rock porté par la voix singulière de Florent.

Hello The Unclouders, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Adrien : Nous sommes un duo rock composé de Florent POLLET au chant et à la guitare et de Adrien GAILLARD à la batterie. The Unclouders s’est formé à Lyon en 2018.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Adrien : Flo avait posté une annonce sur un site à la recherche d’un batteur et j’y ai répondu. Après la première répétition, on a vite perçu qu’il y avait du potentiel et qu’on était en accord sur la direction sonore et plus généralement artistique à donner à ce projet. Puis tout s’est enchaîné rapidement, on a composé de nouveaux morceaux, attaqué les concerts et enregistré un premier EP.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire du rock ensemble ?

Florent : On ne se connaissait pas avant, mais j’avais déjà composé quelques morceaux et créé quelques visuels que j’ai pu envoyer à Adri. Cela lui a permis de se faire une idée de l’univers du projet.

Adrien : On avait des influences musicales communes et le fait de voir The Unclouders comme un espace d’expression global m’a tout de suite séduit.

Pourquoi avoir nommé votre groupe The Unclouders ?


Florent : Il y a bien un hommage aux groupes en « THE » de l’époque, mais pour être honnête il n’y a pas de signification particulière derrière ce nom.

Adrien : On voulait surtout un nom qui sonne bien et qui soit facilement identifiable sur Google !

Votre EP est sorti le 8 octobre, vous pouvez nous en parler ?

Adrien : Ce premier EP éponyme contient 5 titres. On est allé piocher dans notre répertoire des chansons qui représentaient au mieux toutes les facettes de notre musique et on a fait en sorte d’avoir un ensemble cohérent qui déroule bien.

Florent : On retrouve des morceaux rock directs et frontaux, et d’autres plus nuancés qui tirent un peu plus vers le blues. L’ensemble reste très énergique et a été composé pour le live avant tout.

Avez-vous un message particulier à faire passer à travers vos chansons ?

Florent : J’imagine des films dans ma tête lorsque j’écris les paroles. Les chansons parlent de combats, de révolutions, des luttes contre ses démons ou d’un pouvoir en place. Tout cela est fictif, il n’y a pas de message basé sur le monde réel mais comme dans tout objet cinématographique, elles font forcément écho à notre époque par bien des aspects.

Quelles sont vos influences musicales à chacun ? Et quelles sont celles qui vous rapprochent ?

Florent : Les White Stripes, les Black Keys, je pense qu’on ne peut pas trop le cacher quand on écoute notre musique ! Mais aussi Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Stones, la liste est sans fin.

Adrien : J’ai beaucoup écouté Radiohead, RATM, les Red Hot, Muse… Et plus récemment je citerais Nothing But Thieves et Royal Blood. Je suis aussi un fan inconditionnel de Michael Jackson.

Si vous deviez collaborer avec un artiste (ou groupe), qui choisiriez-vous ?

Florent : Avec Tenacious D, faire un morceau avec eux accompagné d’un court-métrage, ça serait juste magique !

Adrien : Last Train car j’adore non seulement leur musique mais aussi leur démarche. Josh Homme pour l’ensemble de sa carrière.

L’artwork The Unclouders

Qui est à l’origine de l’artwork de votre EP ?

Adrien : Comme nous vous l’avons dit précédemment, nous abordons The Unclouders comme un espace d’expression et de création global. Au même titre que nous réalisons nos propres clips, nous créons aussi nos artwork.

Florent : Nous avons exploré pas mal de directions avant de créer cette pochette qui finalement représente bien la notion de dualité qui se dégage de cet EP et du groupe de manière générale.

Pour la suite, avez-vous des concerts de prévus ?

Adrien : Nous venons tout juste de faire deux dates pour fêter la sortie de notre EP et nous préparons actuellement une tournée en 2022 pour le défendre sur scène et je peux vous dire qu’on a vraiment hâte d’aller à la rencontre du public.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Florent : Embassy de Structures et le dernier Idles : The Beachland Ballroom.

Adrien : Saul de The Limiñanas et le dernier Alt-J : U & Me.

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Par Amélie. G

Grandma’s Ashes

Crédit photo : Angéla Dufin

C’est la rentrée pour La Boîte à Musiques Magazine et c’est donc l’occasion pour nous de vous partager l’interview des Grandma’s Ashes. Avec leur premier EP The Fates, le power trio féminin rock nous entraîne dans des atmosphères changeantes dont elles maîtrisent parfaitement chaque nuance.

Hello Grandma’s Ashes, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Hello la boîte à Musique ! On est Grandma’s ashes, un power trio rock avec Eva au chant et à la basse, Myriam à la guitare et Edith à la batterie. On aime l’humour noir, le rock prog et les mêmes.

Comment vous êtes-vous rencontrées ? 

On s’est rencontrées sur un site internet dédié aux musicien.ne.s. Eva a contacté Myriam pour lui proposer une répète, quelques mois plus tard Edith a rejoint la formation via le même site. Dès la première jam on a su que ça fonctionnait, on s’est bien entendues.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de fonder Grandma’s Ashes ?

On était toutes les trois mues par l’envie de monter un projet dans lequel on pourrait jouer fort, mélanger toutes sortes d’influences tout en écrivant des chansons aux mélodies catchy. Jouer dans Grandma’s Ashes a un côté libérateur, on recherchait des émotions fortes sur scène, et le fait d’être toutes les trois nous apporte un lâcher prise qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Grandma’s Ashes, pourquoi ce nom ?

C’est un nom qui est apparu comme ça, à force de faire des jeux de mots. On aborde des sujets sensibles dans nos chansons qu’on a tendance à masquer avec des titres dérisoires (Daddy Issues, Radish Cure etc.). Grandma’s Ashes signifie “les Cendres de Grand-Mère”, c’est un nom qui surprend souvent et traduit bien l’aspect sombre et farfelu de notre musique.

Vous pouvez nous parler de votre EP « The Fates » sorti le 15 janvier dernier ?

“The Fates” rassemble quatre titres et une outro composée des thèmes des morceaux précédents. Ces chansons sont comme de courtes histoires racontant le destin funeste de personnages différents, voués à errer dans le monde moderne. On y parle d’apathie, de difficulté à construire des relations durables, du passage à l’âge adulte finalement. ” The Fates” fait référence aux trois Parques, les sœurs du destin dans la mythologie. La première déroule le fil de la vie, la seconde le tisse et la troisième le coupe. On trouvait que c’était une belle métaphore pour parler de nos chansons, aussi bien sur le plan narratif que musical. On aime emmener les gens dans une atmosphère puis d’un coup leur faire ressentir quelque chose de totalement différent, un peu comme le destin, on ne sait jamais ce qu’il nous réserve.

Quelle est votre chanson préférée de l’EP ?

Il est possible qu’on en aime chacune une plus particulièrement que les autres, mais à l’unanimité, A.A, parce que chacune y a mis un vrai morceau de sa personnalité musicale. On se base principalement sur ce qu’on a établi avec A.A. pour donner le ton de la suite, plus prog, plus sombre, plus onirique.

Quel a été le processus de création de « The Fates » ? (De l’écriture à lenregistrement en passant par la composition).

The Fates est le résultat de nos trois premières années de groupe à répéter, composer, à faire nos premières dates sur les routes de France ensemble. Il a été écrit sur une longue période mais il est arrivé un moment où plusieurs de nos morceaux collaient vraiment bien ensemble et on s’est dit qu’il était temps de passer en studio pour enfin pouvoir donner quelque chose à notre public. Nous avions commencé à organiser une session studio mais à la suite d’un concert nous avons eu la chance de rencontrer Christine Lidon qui nous a permis de signer sur son label Nice Prod. Elle nous a donc donné les moyens d’aller enregistrer cet EP live aux Studios Ferber avec Guillaume Dujardin pendant 3 jours. On a fait le choix de l’enregistrer totalement en live, parce que les morceaux ont été composés pour la scène et qu’on voulait retranscrire l’aspect brut du groupe, notre énergie à trois, sans artifices.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet EP ?

On avait envie de faire une sorte de cadeau à notre public qui nous suit depuis le départ, et qui réclamait un support pour écouter chez eux ce qu’ils entendaient en live ! On avait besoin avec cet EP, de poser les bases de ce qui selon nous constitue notre musique. Cet EP, c’est un peu une invitation à continuer à suivre notre évolution !

Quelles sont les influences qui vous rapprochent ?

Nous sommes des grandes fans de Queens of the Stone Age, Gojira, Deftones, Yes… Le math rock, le rock progressif, le trip hop, le métal et la pop, la trap aussi. Enfin on est toutes les trois très ouvertes et on se fait beaucoup écouter de choses entre nous, on aime nos influences respectives la plupart du temps !

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Dans nos rêves, Josh Homme, Dave Grohl ou un/une grand.e ponte du rock !

Radish Cure – Le clip

On a adoré votre dernier clip « Radish Cure ». Pouvez-vous nous parler de son univers ?

Merci ! On a adoré le tourner aussi ! Quand on a contacté Jul Metter qui a réalisé le clip, on voulait quelque chose de super psyché, partir d’une histoire basique de radis et en faire un clip totalement loufoque. On lui a parlé de notre amour des films de David Lynch, Dario Argento et il nous a proposé une maison abandonnée avec des lumières rouges, vertes, un personnage hanté, des jeux de miroirs, ça nous a de suite transportés dans l’univers hypnotique qu’on imaginait.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Quelques concerts sont prévus, ça fait un bien fou de rejouer ! Certains sont des reports de l’année dernière de grosses dates et le reste, c’est un peu partout en France et c’est une surprise. On a prévu un énorme concert à la Boule Noire le 2 octobre, on espère vous y voir. Sinon, les confinements successifs nous ont permis de pas mal composer, il faut s’attendre à de nouveaux morceaux, il y a déjà quelques inédits dans notre set actuel…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Live In the Dream, issu du dernier album de St Vincent, une tuerie et Shake the Disease de Depeche Mode.

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Par Amélie. G

The Hounds

Crédit photo : Inès Paillié

À l’occasion de la sortie de leur premier EP LAB 01 le 24 juin prochain, nous avons rencontré THE HOUNDS, jeune groupe de rock toulousain. Bienvenue dans leur univers !

Salut The Hounds, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! The Hounds est un groupe toulousain créé il y a un peu plus d’un an. Il est composé de Daken au chant, Khan à la guitare, MAD à la batterie et Chipeur à la basse. Notre musique, c’est du mi-Rock, mi-coolos. Style un peu étrange à première vue. On explore pas mal de styles différents dans nos chansons et notre défi est de faire sonner ce mélange d’influences, sans avoir l’impression d’écouter quelque chose de complètement décousu.  

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Khan et MAD ont commencé la musique ensemble petit. Puis Daken et MAD se sont connus dans un groupe de métal. Enfin, MAD et Chipeur se sont rencontrés pendant leurs études. Quelques soirées et la volonté de faire de la scène avec un projet ont suffi à réunir tout ce beau monde autour du projet The Hounds.

D’où vous est venue l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder The Hounds ?

The Hounds est né de notre envie de faire de la musique ensemble, tout simplement. L’envie de fusionner toutes nos influences et de voir le résultat, de construire des morceaux.

Pourquoi The Hounds ?

Joker, je confirme avec confirmation.

Qui est à l’origine de votre identité visuelle ?

Khan et MAD ont lancé notre identité assez tournée autour de l’humour avec les montages que vous pouvez voir sur notre insta, du fait maison. Maintenant on se constitue notre meute d’artistes et d’amis pour diversifier nos visuels. @ines.art_s par exemple, artiste designer, a créé les chiens qui nous représentent. Elle bosse aussi avec d’autres amies sur nos futurs projets, que vous aurez le plaisir de découvrir en venant nous suivre !

LAB 01

Votre EP sort mi-juin, pouvez vous nous en parler ?

Notre EP, LAB 01 (pour laboratoire n°01), doit sortir le 24 juin 2021 sur toutes les plateformes. Il représente pour nous le fruit d’une année d’expérimentations et de créations, la conclusion au premier chapitre de notre histoire. LAB 01, c’est donc 5 titres que nous avons retenus, qui n’ont aucun lien direct si ce n’est celui de nos expériences et inspirations personnelles. Cet EP, c’est juste du fun en boîte. C’est aussi une super pochette réalisée par @thesunprose !

« Unsmart Brain » le clip

Un clip est-il prévu pour accompagner la sortie de l’EP ?

Bien évidemment ! “Unsmart Brain” aura droit à un clip animé par Anko qui doit sortir avant la sortie de l’EP, le 17 juin. Il sera à l’image de notre EP : pas d’intrigue particulière, juste des chiens qui font leur vie.

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapprochent ?

Oui, effectivement, c’est vrai, nous avons des influences qui sont un peu différentes, tous les quatre. MAD écoute du Death, style Gojira ou Cannibal Corpse pour s’endormir (entre 2 morceaux de Dua Lipa), alors que Chipeur écoute plus du Patrice Rushen ou du Jamiroquai pour pousser à la salle. Khan écoute des trucs pas ouf, comme [insérer groupe de jazz un peu technique] Jacob Collier ou Snarky Puppy, alors que Daken préfère se maquiller sur du Yungblud ou MGK. Ha oui pardon ce n’était pas la question, quelles sont les influences musicales qui nous rapprochent ? ARCTIC MONKEYS. Et tout autre groupe un peu sympa de rock accessoirement.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager un titre ? 

On voulait un featuring avec Brahms mais on n’a pas réussi à joindre son agent.  Ces temps-ci on accepterait peut-être de laisser YUNGBLUD chanter sur un de nos titres, si jamais tu passes par là Dom. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos chansons ?

Notre musique et notre humour, au fond, sont comme du chocolat laissé sur une table en plein soleil : tu n’es pas sûr que ce soit toujours bon mais ça part d’une bonne intention. Vous ne trouverez pas encore forcément de message très engagé. Mais nous avons à peine 21 ans et écrire sur des sujets que l’on ne connaît pas assez bien ne fait pas vraiment partie de notre philosophie. Cet EP, c’est donc des histoires inspirées par nos expériences personnelles de jeunes êtres humains. En général, des relations amoureuses ou simplement des choses qui nous font rire. Par exemple, “Is The Sky Falling ? est un morceau qui (comme souvent) est né d’une blague du batteur (lui aussi c’est une blague) et qui a été entièrement créé en une soirée.

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ?

Mais plus que bien évidemment ! Le live, c’est un peu le saint Graal ! Que dis-je ? ! L’accomplissement de toute une vie ! Que dis-je ? ! Notre projet !!  Par contre, on préfère attendre que la situation sanitaire se calme un peu pour des dates. On a fait l’expérience en août dernier d’une personne positive au fameux virus tusaisqui lors de l’un de nos lives. Heureusement il n’y a pas eu de complications, mais ça nous a pas mal refroidis.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Sans doute “She Wants”, de Sunset Sons et “Devil in the Midnight Mass”, de Billy Talent. Quoi ? Bientôt des covers de ces morceaux sur notre chaîne ? Prouvez-le !

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Par Amélie. G

ANIMAL TRISTE

L’Artwork par Léonard TITUS

À l’occasion de la sortie du premier album d’Animal Triste le 4 décembre dernier notre magazine n’existait pas. Et c’est avec la version live de quatre de leur chanson, que les membres du groupe rouennais sont ressortis de leur tanière en ce printemps 2021. Il nous tenait à cœur de vous en parler.

Animal Triste c’est la réunion de six amis musiciens, Mathieu Pigné (Radiosofa / Darko) à la batterie, Fabien Senay (Radiosofa) à la guitare, Yannick Marrais (La Maison Tellier) au chant, David Faisques (Darko) aux claviers et à la guitare, Cédric Kerbache (Dallas) à la basse et Sébastien Miel (La Maison Tellier) à la guitare, autour de leur premier amour le rock le vrai.

Leur ambition ? Nous proposer une musique qui parle aux tripes. En cette période, il est plus qu’important de revenir à l’essentiel, aux choses vraies sans faux-semblant. C’est ce que nous propose le premier album éponyme d’Animal Triste. Un rock sans compromis, sans concessions comme un acte de résistance. Pari réussi, c’est l’album qu’ils ont rêvé d’entendre, pour notre part c’est l’album qu’on adore écouter.

Darkette Live Session

Chaque mercredi durant quatre semaines ils nous ont proposé un extrait live de leur album. Le premier extrait de ces lives enregistrés au Kalif à Rouen et première chanson de l’album, la sombre Darkette. Suivie par la très réussie reprise de Dancing in The Dark de Bruce Springsteen, qui presque quatre décennies après sa sortie fait plus que jamais écho à l’ambiance actuelle. C’est avec Out of Luck que le groupe nous emporte pour une avant-dernière session live et pour conclure ces dernières on ferme les yeux et on se laisse porter par la mélancolie de Sky is Something New. (Ce fut bien trop court )

Sky is something new Live Session

On ne peut que vous conseiller d’aller jeter une oreille (les deux c’est mieux) à l’album d’Animal Triste et un œil aux sessions live. Ça nous a donné une envie furieuse d’aller les voir sur scène dans la vie d’après. Un concert est prévu à la Maroquinerie à Paris le 25 novembre prochain. On attend la suite avec impatience.

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Par Amélie. G

Oslo Tropique

Les membres du groupe Oslo Tropique – Crédit photo : Emmanuel Delpix

Oslo Tropique c’est un oxymore qui jongle entre la froideur et la chaleur, des riffs de guitare et une plume incisive et engagée. Nous les avons rencontré à l’occasion de la sortie de leur premier EP le 21 mai afin d’en savoir un peu plus.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes un quatuor rock toulousain créé en 2019. Une femme et 3 hommes, dans le désordre : Fred (guitare), Metty (batterie), Megane (basse) et Christophe (guitare, chant)

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nous nous sommes rencontrés dans le milieu rock toulousain ; nous avions déjà joué ensemble. Nous avions un répertoire avec Fred, et Megane nous a rejoints par la suite. Nous avons ensuite cherché un batteur. Quand Metty est arrivé dans le groupe, on a tout laissé tomber et on a recomposé tout un répertoire à quatre. On souhaitait qu’il y ait une véritable symbiose entre nous.

Quelles sont vos influences musicales majeures ?

Comme beaucoup de musiciens, elles sont nombreuses. Pour Oslo Tropique, on peut citer Royal Blood, Blood Red Shoes, Qotsa ou encore The Kills.

Quel est votre processus de création, d’écriture… ?

Nous avons essayé d’exalter ce que nous avions en commun. Et le plus petit dénominateur commun entre nous, c’est le rock brut, incisif et direct. On le vit comme une sorte d’exutoire. La musique est composée à quatre. On part d’une idée de l’un ou de l’autre : un pattern de batterie, un riff ou une mélodie. La musique d’abord, les mots viennent ensuite. Ils relèvent davantage du domaine de Christophe (chanteur). Les textes peuvent être symboliques, parfois obscurs mais il y a toujours des formules simples et accessibles. L’objectif est que l’auditeur prenne du plaisir avant tout, non pas qu’il se triture le cerveau. La quasi-totalité de nos textes sont sociaux et traitent de la surconsommation et de la crise écologique. Que voulez-vous, on vit une époque urgente !

L’EP – OSLO TROPIQUE

Pouvez vous nous parler de votre EP ?

Il sera composé de quatre titres dans la lignée du single  « Un Pavé dans l’Écran  » Il y aura un deuxième clip  » Les Grands Palaces  » pour accompagner cette sortie. Tout est chanté en français. C’est un peu notre marque de fabrique, allier un rock puissant et la langue de Molière. L’EP a été enregistré au studio L’Imprimerie à Toulouse avec Serge Faubert et mixé par Lionnel Buzac. C’est la même équipe qui avait réalisé le dernier album d’I Me Mine qui est sur le même label que nous à savoir : Les Jeudis Du Rock. Ensuite, on a choisi des titres qui nous résument bien. Normalement une fois que tu as écouté l’EP tu sais à quoi t’attendre.

Le titre « Un pavé dans l’écran » est un morceau brut et engagé, était-il important pour vous de mettre des images sur ces paroles ?

Oui, ça nous a permis de donner de l’impact au titre avec une dose d’humour ; ce qui fait du bien par les temps qui courent. Ce titre évoque ces moments où on laisse éclater sa colère chez soi, devant un écran ou un poste radio, en écoutant les nouvelles du jour mais ce sans jamais franchir le seuil de sa porte, descendre dans la rue ou militer d’une manière ou d’une autre. Si les auditeurs aiment ce titre, bien sûr ça nous fera plaisir mais si en plus, grâce aux images, une fois ou deux ça peut les pousser à sortir de chez eux alors cette chanson sera utile et ça pour nous c’est le Graal !

Le clip Un Pavé Dans L’écran

Elles ont été mises en image par le collectif HOTU, pouvez-vous nous en dire un mot ?

Pour ce premier clip, nous souhaitions apporter une vraie valeur ajoutée au titre audio. Pas juste de belles images mais quelque chose qui retienne l’attention. Hotu est un collectif très créatif, avec des clips extrêmement bien scénarisés. Ils savent également jongler entre le trash, l’humour et le sens. On leur a fait totalement confiance et ça a très bien fonctionné. Les premiers retours du clip montrent que le message est passé. Les gens apprécient l’énergie mais aussi l’esprit engagé du texte qui colle bien aux moments que nous traversons actuellement : confinés, interdit de culture, malmenés dans nos vies et nos métiers.

Face au contexte sanitaire, environnement actuel, les messages que vous souhaitez faire passer sont ils différents d’avant ? Bien plus forts ?

Il ne semble pas que la situation actuelle change l’idéologie de nos dirigeants et peu les comportements de nos concitoyens. Le chemin est souvent long pour sortir de l’alcoolisme, il en est certainement de même avec le consumérisme. Ceci dit, cette crise agit comme un révélateur des contradictions et absurdités de notre système et si ça peut accélérer des prises de conscience ça sera toujours ça de pris. S’il y avait un message supplémentaire à appuyer, il serait qu’il faut se méfier des extrêmes y compris quand ils viennent du centre. Donc différents non, mais plus forts peut-être. On peut aussi ajouter que si nous vivons une crise sanitaire de grande ampleur, ce n’est rien à côté de la crise écologique qui s’annonce. On verra bien ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas !

Avez vous des projets de concerts ? (Quand le contexte sanitaire s’y prêtera)

En salle comme en festival, nous avons un certain nombre d’options et pas mal de concerts qui n’ont pas pu se faire qu’il reste à reporter. On devrait pouvoir jouer un peu partout en France quand la situation le permettra. Sinon, pour contrecarrer la situation sanitaire, nous sommes en train de monter un projet de « concert roulant » pour cet été. L’idée est de jouer sur un camion qui déambule de rue en rue. On a déjà quelques villes intéressées, histoire de faire un pied de nez à ces absurdes fermetures de salles.

Pour finir, pouvez-vous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Whispering sons « Surface » un titre très habité et Rouquine « Mortel  » très belle chanson.

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Par Jess. D

Gurl

Les membres du groupe GURL

À l’occasion de la sortie de leur premier EP GARDEN PARTY le 21 mai prochain, nous avons rencontré GURL un jeune trio de garage surf rock. Ils nous offrent une musique résolument enthousiaste et solaire et nous invitent à revenir à une spontanéité propre à la jeunesse.

Hello GURL, est ce que vous pouvez vous présenter ?

On est un groupe de rock parisien, respectivement Alexis au chant et à la guitare, Alexis à la batterie et Gabriel à la basse, ou un truc comme ça je crois.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Au concert d’un lycée local ! On a mis un peu de temps avant de se réunir et de jouer ensemble, chacun ayant ses groupes respectifs. C’est après une séance d’enregistrement improvisée à la campagne que Gurl est réellement né.

D’où vous est venu l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder GURL ?

Etrangement on a des goûts assez différents tous les trois, pourtant on s’est tout de suite entendu sur comment on voulait sonner. Le fait qu’on soit de bons potes a rendu le truc encore plus spontané.

Pourquoi GURL ? 

Ça part de…enfin, c’est comme si, ‘fin tu vois… du coup, t’as capté. 

L’Artwork

Votre EP GARDEN PARTY sort le 21 mai, est-ce que vous pouvez-nous en parler ?

On choisi de garder toutes nos premières compo pour cet EP, l’idée c’était de créer quelque chose de spontané et solaire. Le titre vient de concerts qu’on a donné dans les jardins de nos potes l’été dernier, avec les moyens du bord. Toute cette énergie, cette joie c’est ce qu’on a essayé de transmettre dans nos morceaux. 

Le clip Friends

Pourquoi avoir choisi de dévoiler FRIENDS comme premier titre ?

Tout simplement parce que il était le plus représentatif de l’esprit de l’EP. On a pensé le clip comme une série de souvenirs d’un été passé avec nos potes, à rêver de voyages et de liberté.

Vous proposez une musique jeune et spontanée, quelles sont vos influences ? 

On est tout aussi inspiré par la scène rock émergente australienne que par des groupes de garage des 60s et de punk de fin 70. À coté, on est aussi pas mal inspiré par le surf rock et la scène alternative des années 90.

Avec quel groupe vous rêveriez de partager un titre ? 

Spontanément on aurait envie de répondre Skegss mais en réfléchissant bien les potos de LEMONPARTY sont quand même chaud.

Quels messages vous souhaitez faire passez à travers vos chansons ?

On veut inciter ceux qui nous écoutent à vivre le moment présent. 

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ? 

Evidemment, en vrai on attend que ça, on a pas encore eu l’occasion de remplir une salle mais des qu’on pourra, on enchaînera. 

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

Ecoutez Family tree de Black Lips, c’est notre hymne, et sinon pensez à jeter une oreille à SIK

Retrouvez GURL sur Instagram et Youtube

L’EP est disponible sur Bandcamp et en streaming.

Par Amélie. G