Reptiles

Crédit photo : Daniela Ometto

Reptiles, fruit de l’association entre Sylvain Arnaux et Baptiste Homo, nous présente leur premier EP My Sworn Enemy sorti le 16 novembre 2021. Laissez-vous entraîner par cette voix caverneuse dans leur univers sombre et mélancolique.

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour. Je suis Sylvain Arnaux : chant, guitare chez Reptiles et cofondateur de ce projet avec Baptiste Homo.

Les reptiles sont des animaux à sang froid, pourquoi avoir choisi ce nom ? 

On aimait bien l’idée d’un serpent à deux têtes (vu que nous avons tout fait à deux) et Reptiles sonnait aussi bien en anglais qu’en français. C’est plus une histoire de sonorité. Après, notre musique est plutôt froide, un peu comme le sang de ces bestioles.

Quelle est l’histoire derrière le nom de ton EP «My Sworn Enemy» ? 

Son pire ennemi est souvent soi-même et j’ai pu le vérifier à plusieurs reprises durant mon existence. En fait, ces quatre titres, sortis sous la forme d’un EP numérique, font partie d’un album qui sortira le 4 mars chez Beast records (vinyle et numérique). L’EP était une façon d’annoncer l’album et d’avoir de l’actu en décembre car nous avons joué aux Bars en transes. Pour en revenir à ta question, la majorité des titres ont été composés pendant le premier confinement. Il y a donc certainement un rapport, dans les textes et la musique, avec cette période un peu sombre que nous n’avions jamais traversée. Nous nous trouvions seuls face à nous mêmes mais aussi face à nos propres contradictions. Je pense que c’est ce qu’on peut ressentir dans les textes mais aussi dans la musique.

Que t’ont apporté ton histoire et tes expériences passées pour la réalisation de ton EP ?

Je ne sais pas trop mais je sais que cela a contribué à ce que je suis aujourd’hui mais surtout ça m’a donné l’envie d’aller dans cette direction musicale et d’explorer au plus profond de moi-même pour en extirper les souffrances, les frustrations, les malaises … C’est un peu comme une thérapie. Musicalement, on savait où on voulait aller : des ténèbres vers la lumière (rires) 

Une atmosphère différente émane de chacune des quatre chansons de l’EP, était-ce une volonté ? 

Je pense qu’il y a une certaine cohérence entre chaque titre mais Baptiste, qui s’est occupé de la prod, a eu cette volonté d’aller plus loin pour essayer d’emmener un peu de lumière. Beaucoup de titres que j ai composés étaient très dark, il a fait en sorte de les « tirer un peu vers le haut », de les rendre un peu moins down.

Où puises-tu ton inspiration pour écrire et composer tes chansons ? 

Au fond de moi (rires). Plus sérieusement, dans mon quotidien, dans mes lectures, mes expériences passées ou actuelles. Pleins de choses peuvent être inspirantes, ça peut être un mot, une situation, un regard, un son …

 Quelles sont tes influences musicales principales ? 

Elles sont assez vastes. Je suis un môme des années 80. J’ai donc beaucoup écouté de punk, de post punk et ce qui se faisait à cette époque mais aussi du blues. Des groupes comme le Gun Club, Birthday party, The Drones ou Fugazi m’ont aussi beaucoup marqué. J’ai aussi écouté pas mal de hip hop dans les années 90.

Peux-tu nous parler de ta collaboration avec Baptiste Homo.

On se connait depuis pas mal d’années et on avait envie de faire un truc ensemble. L’occasion s’est présentée, on avait tous les deux du temps, on s’est mis au boulot. Le confinement nous a permis de finir l’album plus vite que prévu mais l’évolution de la situation sanitaire nous a contraint à retarder la sortie de l’album. D’un point de vue musical, nous avons des influences assez différentes mais on se rejoint aussi sur certains points aussi. Ce qui était intéressant était justement de confronter tout ça et de voir ce qui allait en sortir. On ne s’est pas imposé de contraintes, on s’est juste laissé aller dans ce qu’on savait faire chacun.

 Qui est à l’origine de la pochette de «My Sworn Enemy» ? 

C’est un extrait d’un dessin de Christophe Blanc dit VALPARESS qui est un ami. On aime bien son boulot et on trouvait intéressant d’associer une pochette assez colorée voire joyeuse avec le contenu du disque qui lui est plutôt sombre.

Quelle est la suite de l’histoire pour Reptiles ? 

La suite, c’est l’album qui sortira le 4 mars. Et, je travaille aussi sur le prochain.

As-tu de futurs concerts prévus ?

Oui, des concerts sont prévus en mars (on jouera à L’international, le mercredi 9 mars, pour la release de l’album), avril et mai pour l’instant. Pour le live, je suis accompagné de 3 musiciens.

Deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

Ce matin, j’ai écouté Walk among the cobras de DAN SARTAIN et Return de EMMA RUTH RUNDLE.

Retrouvez Reptiles sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G