Stubborn Trees

Avec la sortie de leur second EP Roots le 12 novembre dernier, le quatuor rock Stubborn Trees revendique ses racines. Au fil de leur chansons ils nous font découvrir le parcours qui les a construits, à travers des thèmes comme la volonté d’avancer coûte que coûte mais aussi l’envie de vivre l’instant présent. On vous laisse découvrir l’univers d’arbres uniques en leur genre. 

Salut Stubborn Trees, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

ST : Salut, on est un groupe de rock alternatif, situé au sud de l’Oise (nord 95). La formation actuelle existe depuis 2 ans.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Laurie : J’ai répondu à une annonce, il y a un petit bout de temps de ça. Yann cherchait d’autres musiciens intéressés pour jouer ses compos. On a commencé à travailler ensemble, j’ai amené mes propres compos également. On était juste tous les deux, Yann à la guitare et moi à la basse. Yann composait des pistes batteries qu’on envoyait en live via une pédale.

Julien : En 2019, je suis allé les voir jouer (on se connaissait déjà). A la fin du set, j’ai proposé de me joindre à eux en apportant une 2ème guitare au projet. J’ai également proposé à un de mes bons potes, Camille, de nous rejoindre en tant que batteur.

Yann : Et voilà, le line up était complet !

D’où vous est venu l’idée de faire de la musique ensemble ?

Yann : On fait tous de la musique depuis toujours ou presque. Je suis en grande partie autodidacte, Laurie a une formation classique ; Julien et Camille ont étudié à l’Atla. On a tous été, à un moment ou un autre, à la recherche du bon projet et c’est celui-ci qui nous a réuni. On se retrouve sur le style, les influences, les envies.

Camille : On va composer de plus en plus ensemble ; c’est en tout cas ce que l’on souhaite mettre en place pour la suite.

Y a t’il une histoire derrière le nom de votre groupe ?

Laurie : Oui, bien sûr ! On appelle stubborn tree (littéralement arbre têtu) ces arbres qui poussent malgré les obstacles. Ils continuent leur route, quoi qu’il se passe, ce qui leur donne souvent des formes étranges et hors du commun. Voilà, tout est dit ! Être un stubborn tree c’est ça : avancer, coûte que coûte, malgré les obstacles et les déceptions, et devenir un truc unique, super bizarre mais riche et intéressant. On est tous quelque part des Stubborn Trees, nos parcours nous construisent. Il paraît qu’il y a un proverbe asiatique qui dit un truc du genre : l’arbre sage et droit fini en planche, l’arbre tordu vit sa vie. CQFD, soyez un peu stubborn 😉

Yann : Et puis l’arbre est aussi une force de la nature. On aime bien l’idée que la nature puisse gagner le combat.

Vous nous avez mis en boîte avec le clip de Carpe Diem, pouvez-vous nous en parler ?

Laurie : Ah oui, un gros morceau ce clip ! On ne va pas tout expliquer non plus, parce qu’on aime bien l’idée que ce qu’on raconte dans nos morceaux ou nos clips puissent être compris de plusieurs manières, selon le ressenti de chacun. Il n’y a pas qu’une vérité.

Yann : Dans Carpe Diem, on a eu envie de parler de l’enfermement. Chacun est dans sa boîte, dans son petit univers. Et peut-être faudrait-il essayer de sortir de sa zone de confort, de son petit cube, avant qu’il ne soit trop tard, avant de perdre les pédales ! Le temps passe vite, alors faisons les choses avant qu’il ne soit trop tard, cueillons les roses de la vie, Carpe Diem.

Laurie : Pour le côté réalisation du clip, on a écrit, scénarisé, fabriqué les décors et certains accessoires. Puis on a réuni une équipe pro pour la réalisation, les lumières etc…

Quel a été votre processus de création pour ce second EP Roots ?

Yann : Les morceaux de Roots ont été composés par Laurie ou moi. On a choisi les meilleurs morceaux qu’on a ensuite retravaillé à deux : structure, mélodies, jusqu’à ce que ça nous plaise à tous les deux.

Laurie : La plupart des morceaux de cet EP existaient avant que notre groupe soit au complet. Le passage de deux à quatre les a énormément enrichis, notamment avec l’ajout d’une deuxième guitare et d’une batterie live !

D’où puisez-vous votre inspiration ?

Laurie : Ah, si on avait la réponse à cette question… !

Yann : Pour ce qui est des textes, de notre quotidien, nos expériences de vie, notre rapport au monde.

Quels messages vous souhaitez faire passez à travers vos chansons ?

Laurie : c’est avant tout la musique qui nous met sur la voie. En fonction de la composition et de ce qu’on ressent quand on écoute la mélodie, on va avoir envie d’aborder tel ou tel sujet. Après, j’essaie de ne pas être dogmatique dans ce que j’écris. Je n’ai pas envie de dire ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire… J’aime l’idée que tout le monde puisse s’approprier une chanson et qu’elle résonne différemment d’une personne à une autre.

Yann : On parle essentiellement de ce qu’on ressent, de nos questionnements sur la vie, le monde qui nous entoure. On aborde des thèmes comme l’envie d’avancer, de tracer sa route, de garder le cap, le besoin de reprendre sa vie en main comme dans What’s Left, mais aussi, l’enfermement, vivre l’instant présent (Carpe Diem), la difficulté à être pleinement soi-même (Fake of me)…

Laurie : Des thèmes très « stubborn » !

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapproche ?

Yann : On a tous les quatre des influences communes, on est tous des gros fans de rock au sens large. Le rock qui part des Beatles en passant par Pink Floyd, Led Zep, Deep Purple, Metallica, puis la vague grunge Nirvana, Foo Fighters, QOTSA, etc…

Laure : Après on s’enrichi aussi de nos divergences. Yann écoute également du metal (Mastodon, Devin Townsend, Soilwork), moi je suis très Pixies, Highly Suspect…

Camille : Perso, je suis aussi fan de Tool.

Julien : Moi j’aime beaucoup David Gilmour, Ritchie Blackmore ou encore les JB’s de James Brown.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager une chanson sur scène ?

Laurie : Je crois que la liste serait trop longue !

Julien : Les artistes avec qui je kifferais partager la scène sont tous morts pour la plupart ! (rires)

Yann : Ahah, il y en a tellement. Un petit feat. avec Dave Grohl, ce serait trop cool ! Sinon, en groupe français, on aime beaucoup les Stuck in The Sound. Ça nous ferait vraiment tripper de partager un titre ensemble !

Avez-vous des projets pour la suite ?

Yann : On va s’attaquer sérieusement à la scène, on a envie de défendre cet EP en live maintenant !

Julien : Oui et en parallèle, on commence à travailler sur le successeur de Roots pour enchainer assez vite. On a déjà une première sélection de morceaux qu’on commence à bosser en répète. On en compose de nouveaux également…

Camille : On gardera les meilleurs ! (rires)

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Laurie : Petit Chat de Stuck In The Sound ! J’adore ce morceau, à la fois génial et complètement fou. Yann : Babalon d’Andrew W.K. Son dernier album God Is Partying mélange pas mal d’influences, parfois kitsch, mais ça s’écoute super bien !

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Par Amélie. G

Bleu Nuit

Crédits photo : William Daviau

Ce soir nous traversons l’océan Atlantique direction le Quebec pour rencontrer Bleu Nuit. Ils nous présentent Métal, leur nouvel album concept labyrinthique sorti en novembre dernier mélangeant post-punk, new wave et art rock. On vous laisse découvrir la froideur électrique et conductrice de leur Métal.

Hello, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Bonjour ici Yan Skene (guitare, voix et synthés). Dans l’équipage Bleu Nuit il y a également Nicolas Gaudreault (guitares, synthés), Maxime Sanschagrin (basse) et Marc-Antoine (percussions).

Quelle est lhistoire derrière Bleu Nuit ?

Tout a commencé après la séparation de nos projets respectifs (Pandacide et Eliza). On avait le goût de faire de la musique sans pression et sans trop d’ambitions honnêtement ! Finalement, nos goûts se sont vite développés et on a eu envie de faire un truc plus post-punk. D’ailleurs, le nom Bleu Nuit vient d’une chanson écrite par le groupe Timber Timbre et non d’une émission semi-érotique diffusé sur les ondes télévisuelles québécoises durant les années 90.

Metal cest une matière plutôt froide, pourquoi donner ce nom à votre album ?

C’est effectivement pour ça que l’album s’appelle Métal ! Le côté froid, électrique et conducteur colle bien avec notre nouveau son. C’est aussi un hommage à un des artistes qui a influencé l’album, Gary Numan et la face b de son 7 pouces Cars. Je trouvais ça cool aussi de potentiellement voir un article sur nous avec comme titre : « Bleu Nuit passe au Métal avec leur plus récent album ».

Une atmosphère différente émane de chacune de vos chansons, était-ce une volonté ?

Le côté labyrinthique est une partie essentielle de l’album. On essaie toujours de faire réagir l’auditeur et de le remettre en question. Qu’est-ce que j’entends ? Ça ne fait pas de sens que la chanson se termine abruptement ? C’est exactement le genre d’effet qu’on veut produire. Métal est un album concept qui forme un tout, mais il est également possible de s’identifier à un titre en particulier d’où la force de cet album.

Quelle est votre chanson préférée de lalbum ?

Je crois que Météore, c’est vraiment la préférée de tout le monde. On a eu vraiment du plaisir à enregistrer ça et elle est vachement chouette à jouer en concert ! Le bridge avec les bongos, c’est vraiment notre partie préférée.

Vous avez enregistré votre album dans des conditions particulières, avez-vous une anecdote de studio ?

L’album à débuter un 11 mars 2020, soit deux jours avant le confinement complet au Québec. La création de ce disque a été mise sur pause pendant plusieurs mois et par la suite, on a décidé de se construire notre propre studio d’enregistrement dans le quartier industriel d’Ahuntsic. Un petit 100 pieds carrés au quatrième étage d’un building commercial. Je crois que le plus fou dans tout ça, c’est que le 24 novembre 2020, le Québec était frappé par un vent de chaleur et il faisait près de 30 degrés. On a justement enregistré Météore cette journée ! La chaleur a donné le ton à la chanson, c’est certain.

Quel est votre processus de création notamment pour Métal, de la composition à lenregistrement en passant par l’écriture ?

La musique est toujours composée en premier. Pour Métal, on a refait, je dirais minimum trois à quatre fois les chansons jusqu’à temps qu’on soit rendu au maximum de nos capacités. J’ai (Yan) mis beaucoup de temps sur les paroles et je crois que je me suis nettement amélioré à travers ce disque niveau paroles. On est vraiment satisfait du résultat et contrairement au premier album, on a eu du temps, du financement et des ressources suffisantes pour créer, selon nous, l’essence qu’est Bleu Nuit aujourd’hui en 2021.

Vous chantez en français était-ce une évidence ?

Le français est notre langue principale et on est fier de la défendre. Quand j’écris en français, je travaille fort pour trouver des mots qui ne tombent pas trop rapidement dans le kitsch. Je crois que dans le genre post-punk francophone, c’est audacieux de le faire en français et c’est notre rôle de faire rayonner notre langue partout à travers le monde.

Quelles sont vos inspirations communes ?

Joy Division. Étant un énorme fan de nature, j’ai pas mal forcé les gars a écouté ça au maximum pour qu’ils absorbent leur univers. Je dirais tout ce qui tourne autour de ce genre-là et de quelques trucs plus récents comme Preoccupations ou Crack Cloud.

Qui est à lorigine de lartwork sur la pochette de lalbum ?

On a eu la chance de travailler avec Oliver Pitt. Cet artiste travaille uniquement de façon analogue. La pochette a été faite 100 % à la main avec beaucoup d’outils métalliques et de méthode peu traditionnelle aujourd’hui. Ça a rapidement donné le ton à l’album d’ailleurs.

Avez-vous des projets de concerts ? Au Canada ? Et en France ?

Oui ! On travaille en ce moment même sur une tournée en France pour avril 2022 et on a très hâte. L’accueil en France est vraiment top et les gens sont très curieux. Nous venons de sortir une session live enregistrée en octobre dernier dans le cadre de M. pour Montréal et on suggère à tout le monde d’aller voir ça. C’est super beau et bon !

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Exek – Several Souvenirs (Good Thing They Ripped Up The Carpet) / Lulus Sonic Disc Club

NOV3L – Apath (Non-Fiction) Flemish Eye Records

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Par Amélie. G



Rosaway

Crédits photo : Denis Piednoir

Rosaway c’est le résultat de l’alliance de Rachel avec Stef. Leur originalité : avoir mélangé voix, flûte traversière et batterie. Le tout, nous donne une pop métissée, nerveuse et resolument contemporaine, chantée par la voix aérienne, aux accents souls et gospel de Rachel.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour ! Nous sommes Rachel et SteF. Nous sommes respectivement Chanteuse/flûtiste et batteur dans le projet Rosaway.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est-elle venue ? Et pourquoi avoir fait le choix du nom ROSAWAY ?

Nous nous sommes rencontrés à l’occasion d’une soirée organisée par des musiciens, il y a près de 9 ans. Nous avons eu l’occasion de jouer ensemble un an ou deux après notre rencontre. Le feeling, ce « petit truc » indéfinissable s’est produit et nous avons su à ce moment-là qu’il nous faudrait partager la scène encore. Mais c’est seulement 2, 3 ans après cette première scène ensemble que nous avons décidé de créer un duo.

Nous avons choisi Rosaway car il s’agit d’abord de nos initiales mais également car ce nom revêt une couleur un brin désuet et un « chouïa » kitsch qui nous a plu.

Avez-vous les mêmes influences ?

Oui et non. Nous venons de deux genres musicaux différents. Rachel vient du classique et SteF du blues. Nous avions un langage et des codes différents. En revanche, nous avions, à peu d’exceptions près, les mêmes goûts musicaux. Nous nous sommes retrouvés là finalement.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire, à composer ? Avez-vous des messages particuliers à faire passer ?

L’envie de raconter des histoires, de créer des bulles narratives et musicales de quelques minutes. Nous prenons beaucoup de plaisir à imaginer un texte et lui donner vie en musique. Créer notre projet était l’occasion pour nous d’essayer tout et surtout sans limite (de genres, de styles, de timing, de langue…).

Nous ne sommes pas un groupe engagé au sens littéral du terme. En revanche, nous nous saisissons de l’actualité, des faits sociétaux et du monde qui nous entourent. Ce sont nos plus grandes sources d’inspiration.

Si vous deviez parler de votre EP à une personne qui ne l’a pas écouté, comment le décririez-vous ?

Coloré, bigarré, éclectique, ironique, drôle mais surtout « feel good »

Quels sont vos futurs projets ?

Nous venons de sortir un nouveau single : « Midnight »

Nos projets à court et moyen termes sont surtout de le jouer le plus possible et de lui faire rencontrer un maximum de publics.

Si vous ne pouviez plus écouter qu’un seul morceau pour le restant de votre vie, lequel serait-il ?

Mais c’est très dur ça !!!

Très certainement : « At Home » d’Avishaï Cohen… une perle, une vraie.

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Par Jess. D

Rakoon

Crédits photo : Joris Couronnet

Fruit d’une importante recherche sonore le nouvel album de Rakoon « Something Precious » sorti en septembre dernier nous propose un voyage émotionnel intense et surprenant. Nous vous laissons le plaisir de découvrir son univers au travers de ses réponses à nos questions. 

Salut RAKOON, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Moi c’est Rakoon, j’ai 27 ans et je fais de l’Electro Dub aux influences très larges.

Qu’est-ce qui t’as amené à faire de la musique ?

J’ai grandi à Pigalle, à Paris, dans une rue où il y a plein de magasins de guitare, c’est assez logiquement que j’ai été attiré par l’instrument à mes 10 ans. La musique est très vite devenue une passion et j’ai eu envie d’écrire des morceaux très jeune, ça a pris plein de formes depuis tout ce temps sans jamais me quitter !

Pourquoi avoir choisi RAKOON comme nom d’artiste ?

Ado j’étais dans un groupe d’amis qui s’étaient tous attribués des animaux totems, quelqu’un a décidé que le raton laveur m’allait bien, et c’est devenu une sorte de compagnon de route qui me colle à la peau.

Quel est ton titre préféré dans l’album ?

Ça peut paraître convenu, mais pourtant c’est très sincère : tous ! J’ai passé presque deux ans à travailler sur cet album, et je voulais vraiment raconter une histoire cohérente dans laquelle chaque seconde de chaque morceau joue un rôle particulier. C’est donc impossible pour moi d’en détacher un en particulier, j’ai l’impression qu’enlever ne serait-ce qu’un titre rendrait l’histoire bancale.

D’où puises-tu l’inspiration qui fait l’essence de ta musique ?

C’est un mélange d’idées farfelues qui viennent de mon imagination et d’émotions assez intimes. J’ai des idées de mélanges de styles, de textures ou de couleurs sonores qui m’apparaissent, puis je fais coïncider ça avec des choses que je ressens, avec une histoire que je me raconte.

Quelle est l’histoire de « Hoi An » le 2ème single de « Something Precious » ?

Hoi An c’est l’emblème de l’album, le morceau représente vraiment les premières retrouvailles avec ce quelque chose de précieux. En commençant à travailler dessus j’ai ressenti quelque chose de très fort, d’indescriptible, que je n’avais pas ressenti avec autant de puissance depuis très longtemps. Assez logiquement, c’est devenu un fil conducteur pour tout l’album : mettre en musique quelque chose qui ne pouvait pas être décrit par des mots, que j’avais intensément envie de faire partager aux gens qui m’écoutent.

Quel est ton processus de création ?

Mon processus de création change à chaque album, pour celui-là, j’ai eu une période de recherche de presque un an avant de rentrer dans une phase de composition concrète. J’ai donc pris ce temps pendant l’année avant le confinement pour faire plein de démos, me chercher un nouveau son et trouver une cohérence dans la démarche de création de l’album. Une fois ce travail terminé, j’ai encore pris presque une année à concrétiser ces démos, un peu toutes en même temps.

Quelles sont tes influences musicales ?

Tout et n’importe quoi ! À la base de mon projet, il y a évidemment l’electro dub français et la psytrance qui étaient un point de départ pour trouver une base dans l’esthétique de ma musique, mais j’ai toujours aimé me laisser influencer par le plus de styles différents possibles !

Quelles émotions cherches-tu à faire passer au travers de ta musique ?

Je cherche à transmettre quelque chose à la fois de très personnel et très universel. Bien que sans paroles, mes morceaux racontent des sentiments très précis et intimes, mais le but est que les gens se les approprient, que les morceaux racontent une histoire qui leur appartient.

Peux-tu nous parler de ta collaboration avec l’illustrateur Miles Tewson pour la pochette de l’album ?

Dès le moment où j’ai découvert le travail de Miles, j’ai eu un coup de foudre pour l’intégralité de ses illustrations. J’ai donc pu lui donner une carte blanche pour les artworks des singles et de l’album, en lui racontant les émotions que je voulais retranscrire et je suis hyper heureux du résultat. C’était vraiment agréable de savoir à l’avance que je serai forcément content du résultat !

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

13.11 Montpellier – Le Rockstore

25.11 Bordeaux – Mac 3

26.11 Bretigny – Le Rackam

27.11 Lesneven – Festival Legendair

Et plein d’autres à venir !

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

Deux coups de cœur que j’écoute en boucle en ce moment :

King Gizzard – Minimum Brain Size

Rone – Waves Of Devotion

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Par Amélie. G

Eliz Murad

Crédits photo : Sarah Slimi

Franco-libanaise, Eliz est chanteuse, bassiste, guitariste, autrice et compositrice. Après divers projets en groupe (Teleferik & The Sabayas) mélangeant rock et langue arabe et suite à la pandémie de COVID, Eliz décide alors de se lancer en solo. Son EP Apocalypsna est sorti le 10 septembre dernier et nous présente ainsi son univers.

Hello Eliz, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Eliz Murad, comme mon prénom l’indique je suis franco-libanaise. Autrice, compositrice et interprète, et après 10 ans avec un groupe j’ai sorti mon 1er EP en solo le 10 septembre dernier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires, que ce soit au travers de scénarios ou en images à travers mes études de vidéo. Mais la musique a pris le pas et ces dix dernières années c’est en chantant que j’ai préféré exprimer mes émotions, mes idées, ma vision de la vie etc. Je suis née en France de parents Libanais et alors que ma mère écoutait beaucoup de musique arabe moi j’écoutais du rock, de la soûl et ça se télescopait dans ma tête. En grandissant j’ai décidé de chanter en arabe que ce soit avec mon ancien groupe Teleferik mais aussi aujourd’hui en solo.

Qu’est-ce que ton expérience au sein de Teleferik & The Sabayas t’a apporté ?

The Sabayas est le groupe que j’ai créé juste avant le confinement et qui n’a toujours pas pu vraiment exister. C’est aussi de cette frustration-là que j’ai décidé de prendre une guitare et d’écrire mes propres chansons en attendant de pouvoir reprendre le chemin des salles de répétitions etc. Jouer avec le groupe Teleferik m’a appris que je voulais faire de la musique mon métier. Ça a été 10 années qui m’ont permis de tourner à l’international et de comprendre les enjeux et l’industrie musicale.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer en solo ?

L’envie de raconter des choses fortes et immédiates en plein confinement, covid, les évènements au Liban et la frustration de ne pouvoir créer mon duo féminin The Sabayas. C’est en tout cas en stand-by mais avec Nadine la batteuse on a hâte de pouvoir mettre The Sabayas enfin en place.

« Apocalypsna » ton EP est sorti le 10 septembre, peux-tu nous en parler ?

Apocalypsna veut dire « notre apocalypse » en dialecte libanais. Chaque chanson est un moment fort que j’ai vécu pendant ces deux dernières années. Le Badna parle de negrophobie dans les pays arabes mais aussi de l’affaire George Floyd. C’est une ode a la beauté de la couleur noire, 7ooriye veut dire « Sirene » en arabe et je parle d’une histoire furtive pendant le confinement, une créature inaccessible, Beirut est un hommage à ma capitale meurtrie encore une fois de trop l’été dernier et Lockdown est une chanson rock qui se veut énergique et métaphorique de la folie du confinement.

Quelle est l’histoire de « Beirut » ton 1er single ?

Beirut a été composé en une nuit, le lendemain de l’explosion au Liban en août 2020. Ça a été comme une fulgurance. Dans ces moments, l’art remplace les mots et surtout quand on est loin. Que faire ? Écrire une chanson était vital pour moi, me sentir mieux et transformer la peine en offrande.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’en ai tellement. Je dirais que les chanteuses soul afro américaines comme Tina Turner, Aretha Franklin m’ont beaucoup construite. J’ai toujours aimé leur puissance. Mais aussi la pop classique des Beatles et des Beach Boys, l’urgence de Nirvana, le lyrisme de la diva Fairuz et puis le charisme de PJ Harvey. Aujourd’hui j’écoute aussi de la trap, Billie Eilish, de la neo soul. J’aime beaucoup de choses et je ne me limite pas.

Que veux-tu faire passer à travers tes chansons en général ?

Je veux être une « emotionneuse » plus qu’une performeuse. Partager mon histoire personnelle c’est toucher à l’universel et je sais que nous ne sommes pas beaucoup de nanas et en plus d’origine métissée à choisir le rock, alors j’ai envie aussi de faire des choses là ou mon profil n’est pas attendu.

Était-ce une évidence pour toi de chanter en arabe ?

Oui depuis l’adolescence. D’abord l’envie de voir des chanteuses rock en arabe sur scène mais comme ça n’existait pas j’ai décidé de le faire moi-même (rires).

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

J’ai sorti l’EP sans rien attendre et je n’ai pas préparé de tournée pensant que le confinement serait prolongé donc ce sera pour les prochains albums que ce soit en solo ou avec The Sabayas.

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

En ce moment j’adore le folk de Adrienne Lenker et son titre anything très doux pour passer l’automne en douceur, et je dirais le duo Larkin Poe et son Bleach Blond Bottle Blues pour se réchauffer de l’hiver qui arrive et découvrir ce duo qui n’a rien à envier aux Black Keys.

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Par Amélie. G

Dégage

Crédits photo : Cédric Pierret

Dégage, c’est le produit enthousiasmant des amitiés fortes, soudées, attachantes de quatre musiciens compositeurs inspirés, qui, à travers leur travail, leurs rires et leurs voyages émotionnels, Dégage de l’énergie, de la poésie, de la rêverie et de la tendresse aussi. Ils proposent une musique vaste et passionnée. Leur EP est sorti le 15 octobre dernier, il est temps pour vous de découvrir leur univers.

D’où vous est venue l’idée/ l’envie de créer dégage ?

Nous nous retrouvions chaque année au festival La Route du Rock à Saint-Malo. DÉGAGE est né de ces moments de musique et de vie, heureux et chaleureux.

Et pourquoi ce nom de groupe ?

C’est un appel à dégager ses émotions.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Erwan et Maxime se connaissent depuis tout petit. Ils ont ensuite eu envie de créer un groupe de musique. DÉGAGE s’est donc ensuite formé en une soirée de mars 2017, veille du premier concert.

Quelles sont vos influences majeures ?

Nous aimons énormément la scène océanique (Pond, Tame Impala, …) ainsi que des musiciens français tels que Flavien Berger mais aussi des artistes comme Mid High Club ou encore Temples.

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre processus d’écriture, de création et de composition.

Nous commençons d’abord par faire des ébauches de morceaux, des maquettes que nous réarrangeons et restructurons ensemble. Chacun apporte ses idées et c’est ensuite en se retrouvant physiquement que l’on finalise les morceaux.

Pochette de l’EP

Pouvez-vous nous parler de l’EP ?

Tout l’ADN de l’EP est dans la pochette. Il s’agit du plongeoir de la piscine de Bon Secours à Saint-Malo, un lieu emblématique où, comme dit précédemment, nous nous retrouvions chaque été pour le festival de La Route du Rock. Depuis les débuts de DÉGAGE, après une trentaine de concerts et n’ayant sorti qu’un seul clip « JAVEL » jusqu’ici, c’était le bon moment, pour sortir un premier disque. Nous avons assemblé nos titres en une seule œuvre, dans laquelle, chacun apportant sa pierre à l’édifice, nous avons mis nos tripes et nos cœurs ! Home made, l’enregistrement de l’EP a été réalisé chez nous, à Reims, et produit par l’un de nous, Mattéo Caburet. John Attali, cofondateurs du Label Attitude, a mixé l’ensemble des morceaux. Enfin, le mastering a été réalisé chez Globe Audio Studio. L’ambiance des morceaux est lumineuse et joyeuse dans les sonorités, tout en utilisant dans certains des textes -–écrits par Erwan Choquenet et Maxime Boubay – Les champs lexicaux des regrets ou des angoisses. Si nous préférons l’idée de « l’art pour l’art », sans messages particuliers à défendre dans nos titres, partout l’espoir et la confiance en l’avenir dominent.

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très heureux d’avoir sorti ce premier EP et nous avons maintenant envie de le défendre le plus possible en concert. DÉGAGE prend tous son sens en live ! Et il y a encore de belles choses à venir…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Pond – Edge of the Word part. 1 et part. 2

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Par Jess. D

Vertical

Crédits photo : Samia Hamlaoui

Ce soir nous partons vers la Grande Bretagne au travers de l’album Something for you du groupe Rock/Pop Vertical. Ils ont accepté de se livrer à nos lecteurs au travers de quelques questions que nous leur avons posés.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Vertical, quatre musiciens rassemblés autour d’une esthétique plutôt cold-pop, inspirée par la scène de Manchester. Nous jouons ensemble depuis 2017, animés par un véritable amour du Live !! On a sorti notre premier album Something For You en mai 2021, on l’a enregistré dans des conditions live au studio Cryogène.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

On se connaissait comme musicien de différents groupes puis c’est dans les studios de répétition de St Nazaire qu’on s’est vraiment rencontré. On était tous en transition, sans groupe. On s’appréciait alors a commencé à jouer ensemble sans trop savoir vers où on allait…

Comment décririez-vous votre univers musical ?

On est sur une base de pop, avec des tournes inspirées du milieu punk ou post-punk, mais avec un son plus doux, des textes mélancoliques, des ambiances planantes.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Authentique. Dans le sens où il a été enregistré live, tous dans la même pièce. Dans les mêmes conditions que nos concerts.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Something For You. L’album porte son nom.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

On parle surtout d’amitié, d’amour, de liens humains…

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Pour ce groupe, les influences viennent de groupes comme The Smiths, The Cure, The Drums. Individuellement, nous n’avons pas vraiment les mêmes influences (Hip-Hop, Folk, World, Rock, Pop…)

Quel est votre processus de création ?

Pour une grosse partie du répertoire, c’est Joris (chant, guitare) qui fait les morceaux assistés par un ordinateur. Ensuite on les adapte au live tous ensemble.

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

Pour le moment, on se consacre à la promo de cet album, avec beaucoup de concerts. L’album suivant est déjà en cours d’écriture.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Toutes les semaines, le mieux est d’aller s’abonner à notre page Facebook nous suivre. À venir Paris, Rennes, Cherbourg, Angers…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

No de Fontaines DC
What A Boost de Rozi Plain

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Par Jess. D

Sarah Manesse

Crédit photo : Guillaume Marbeck

Après plusieurs expériences dans le milieu de la comédie musicale, Sarah Manesse nous offre son premier EP « The Mirage » sortie le 01 octobre 2021. On vous invite à découvrir l’univers de la pétillante chanteuse, auteur-compositeur et danseuse.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour je suis Sarah Manesse, je suis principalement chanteuse mais aussi danseuse et auteur-compositeur. Pour l’instant j’habite à Paris mais suivant mes contrats je change de ville. Mon dernier contrat était à Berlin j’y suis resté deux ans.

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par la danse quand j’étais petite. J’ai fait tout d’abord de la danse classique et du hip-hop par la suite. Et après le bac avec ma meilleure amie on a décidé de faire une école de musique à Villeurbanne parce que là-bas il y avait un département rock et musiques actuelles. J’ai donc fait quatre ans dans cette école, c’était super. Ensuite je suis rentrée à Paris, j’ai commencé par passer des auditions pour des comédies musicales qui ne sont pas très bien passées. C’est pour ça que j’ai fait X Factor en me disant que ça ne pourrait pas être pire, ça n’a pourtant pas été très facile. Et puis j’ai eu mon premier rôle dans Sister Act au théâtre Mogador. Ça a été la plus belle année que j’ai passée, du coup je me suis dit c’est vraiment ça que j’ai envie de faire à fond dans la Comédie Musicale. Pour me perfectionner dans ce domaine j’ai décidé d’aller faire une école de comédie musicale à Londres, pour être au top du top pour les prochaines auditions.

C’est vraiment Sister Act qui t’a fait prendre conscience que tu voulais faire de la comédie musicale ou tu avais déjà ça en tête depuis le début ?

Depuis petite je suis fan de comédie musicale mais c’est vrai qu’avant d’en faire je ne savais pas trop ce que c’était. Étant danseuse et chanteuse je m’étais dit que ça serait top de faire ça quoi. Mais à Paris il y a moins d’opportunités qu’à Londres ou à Broadway par exemple. J’ai vraiment eu beaucoup de chance d’être prise dans Sister Act parce que c’était un show incroyable et le rôle était aussi très beau, je me suis éclatée. Et ensuite aller à Londres ça m’a apporté exactement ce que je voulais pour continuer dans cette voie-là.

Est-ce que tu as toujours eu envie de faire une carrière solo ? Ou est-ce que c’est arrivé au hasard de ton parcours ?

J’ai commencé à écrire des chansons à quatorze ans avec ma meilleure amie. À Villeurbanne j’ai formé mon premier groupe de rock avec qui on a fait quelques concerts. À ce moment-là j’étais prête à sortir quelque chose, et j’ai cherché pendant dix ans des gens avec qui faire ce premier EP qui est sorti le 1er octobre. Je me souviens à Paris j’ai longtemps tapé aux portes avec guitare sur le dos, je présentais mes chansons en guitare voix et ça n’a jamais pris. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas avec mes chansons, ça ne m’a pas démoralisé. Je me suis dit ce sont mes chansons je n’ai pas envie de les changer, je voulais les garder telles quelles. J’avais la conviction qu’un jour je trouverais quelqu’un qui les aimerait comme elles étaient et qui m’aimerais moi aussi pour ce que je suis. Je ne savais pas comment ni avec qui mais je savais qu’un jour ça se ferait et j’avais raison. Ça a juste mis un peu de temps.

Est-ce que tu peux nous parler de ton EP « The Mirage » ?

La plus ancienne chanson de l’EP c’est I Love A Clown je l’ai écrite à dix-sept ans donc il y a longtemps. Il y en a plusieurs anciennes dont Sweetie et la dernière en français Aslan que j’ai écrites à vingt-trois ans. Les deux plus récentes se sont Little Flame et His Wife and Me que j’ai écrites à Berlin. Et donc c’est à Berlin que j’ai fait une rencontre à la suite d’un spectacle (Vivid Grand Show), une autre chanteuse du Show m’a présenté Doug Yowell (batteur pour Joe Jackson, Duncan Sheik, Suzanne Vega…). Il a compris qui j’étais dans le spectacle en voyant la robe que je portais sur scène dépasser de ma garde-robe, parce que dans le show j’avais plein de maquillage et de paillettes et là j’étais en « normale », et il m’a dit « Oh mais c’est toi ». Il avait flashé sur ma voix et je sentais que c’était vraiment un coup de cœur artistique. C’est rare dans la vie et ça se sent quand il y a un gros coup de cœur, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais la manière dont les gens vous regardent tu le sens qu’il y a du respect, et à ce moment-là je l’ai senti. J’ai pu lui montrer mes chansons parce qu’avant d’aller à Berlin j’avais enregistré une démo avec Aurélien Barbolosi qui m’avait été présenté par Benjamin Siksou qui est un de mes amis. Et donc j’ai pu présenter cette démo à Doug Yowell qui a bien aimé et qui m’a dit si tu veux tu viens quand tu veux à New York enregistrer ton EP. Mes amis et mes parents me disaient mais tu ne connais pas ce gars, il te propose comme ça d’aller enregistrer à New York il y a peut-être un truc louche. C’est bizarre mais comme je l’avais tellement imaginé ce moment-là et je vous ai dit j’avais cette conviction depuis 10 ans qu’un jour ça allait arriver que j’y croyais à fond et je me suis dit c’est bon je vais à New York. La clé c’est de ne jamais cesser d’y croire. Là-bas c’était magique, pendant une semaine on a bossé à fond avec Doug et son frère qui faisait les basses et les guitares. On était tous les trois, c’était tellement intense et ce qui était génial c’est qu’ils avaient zéro ego, ils me disaient « on est là pour servir tes chansons et ta musique » c’est le rêve pour un artiste. Cette rencontre a engendré une autre rencontre, Doug m’a présenté Mark Plati (musicien, producteur et ingénieur son de David Bowie, Quincy Jones, Prince, Rita Mitsouko, Alain Bashung…) avec qui je n’aurais jamais pensé bosser. Quand on a terminé d’enregistrer, on était tellement contents du résultat, Doug et son frère m’ont dit que comme c’était de bonne qualité il fallait que ça soit mixé par quelqu’un de bien. Doug m’a dit de demander à Mark Plati s’il voulait bien mixer l’EP. Je me suis dit ça ne va pas lui plaire, mais il m’a dit oui d’accord je vais mixer ton EP. Je suis retournée à New York pendant mes vacances en février pour mixer chez lui dans son studio. J’étais dans son studio où il y avait tous les albums des personnes que j’admire qu’il, et moi je le regardais mixer mon EP. Ça m’a boosté, je me suis dit que plus personne ne pouvait m’atteindre, bon évidemment ça ne dure pas toute la vie il y a des hauts et des bas, mais ça m’a tellement fait mise en confiance. Encore aujourd’hui quand j’en parle je me dis, ça n’est pas un rêve ça, c’est vraiment passé. Ce qui est trop bien c’est de pouvoir enfin partager l’EP avec tout le monde, les gens peuvent l’écouter maintenant.

Crédit photo : Sarah Manesse

Quelles sont tes influences ?

Le number one c’est Fiona Apple, je ne sais pas si vous connaissez, je ne vis que par elle. C’est un de mes frères qui me l’a fait découvrir ado. Elle est vraiment la description de la liberté musicale pour moi. Elle ne fait aucunes concessions et elle écrit ce qu’elle veut sans se mettre de barrières et c’est ce que j’aimerais atteindre. Il y a Fiona mais aussi Kate Bush, PJ Harvey, Supertramp, Queen, Nirvana, Alanis Morissette… La liste est longue.

Chanter en anglais c’était en évidence pour toi ?

Dans l’EP il y a une chanson en français, c’est la dernière. Et sinon une évidence je ne sais pas. Je pense que peut-être inconsciemment comme je me disais que la France ne m’aimait pas, il fallait que je chante en anglais pour avoir plus de chances de toucher plus de gens. Je ne sais vraiment pas, mais j’aimerais bien écrire plus en Français pour mon premier album par exemple.

Quelle importance donnes-tu à la retranscription visuelle de tes chansons ?

J’ai grandi avec MTV donc c’est hyper important pour moi d’avoir un beau clip qui colle à la chanson. Donc c’est vrai que j’avais envie de faire quelque chose de bien. C’est grâce à Joséphine ma petite sœur qui a fait un clip avec Leïla pour un rappeur ou elle avait le rôle principal, que j’ai eu envie de travailler avec cette réalisatrice pour le clip de Little Flame. Quand j’ai vu le clip, j’ai vu des expressions de ma sœur que je ne connaissais pas du tout, ça m’a intrigué et je me suis dit la réalisatrice a réussi à lui faire sortir des choses profondes. Je n’avais jamais montré avant, ce côté de moi un peu plus sombre.

Des projets pour la suite ? Des concerts ?

Le 4 octobre il y a eu la release party de l’EP au Pop Up du Label. Et il y a deux gros trucs qui arrivent mais je crois que je n’ai pas encore le droit d’en parler. Pour la suite les concerts ça dépendra parce qu’en fait ce qu’il faut savoir c’est que je n’ai pas d’équipe encore. Je n’ai pas de label, pas de tourneur, pas de manager… Je n’avais que les moyens pour me payer un attaché de presse, donc pour l’instant je n’ai pas d’autres concerts de prévus. Ça arrivera quand ça doit arriver.

Est-ce que tu peux nous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Je vous donne les deux reprises que j’ai faites à la release party. Alors il y a celle du groupe Alabama Shakes la chanson s’appelle Gimme All Your Love et la deuxième reprise que j’ai faite c’est A Mistake de Fiona Apple.

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Par Amélie. G

The Unclouders

Crédit photo : Chester Wade

À l’occasion de la sortie de leur EP éponyme le 8 octobre dernier, le duo rock lyonnais THE UNCLOUDERS a répondu à quelques-unes de nos questions. On vous laisse découvrir leur univers rock porté par la voix singulière de Florent.

Hello The Unclouders, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Adrien : Nous sommes un duo rock composé de Florent POLLET au chant et à la guitare et de Adrien GAILLARD à la batterie. The Unclouders s’est formé à Lyon en 2018.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Adrien : Flo avait posté une annonce sur un site à la recherche d’un batteur et j’y ai répondu. Après la première répétition, on a vite perçu qu’il y avait du potentiel et qu’on était en accord sur la direction sonore et plus généralement artistique à donner à ce projet. Puis tout s’est enchaîné rapidement, on a composé de nouveaux morceaux, attaqué les concerts et enregistré un premier EP.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire du rock ensemble ?

Florent : On ne se connaissait pas avant, mais j’avais déjà composé quelques morceaux et créé quelques visuels que j’ai pu envoyer à Adri. Cela lui a permis de se faire une idée de l’univers du projet.

Adrien : On avait des influences musicales communes et le fait de voir The Unclouders comme un espace d’expression global m’a tout de suite séduit.

Pourquoi avoir nommé votre groupe The Unclouders ?


Florent : Il y a bien un hommage aux groupes en « THE » de l’époque, mais pour être honnête il n’y a pas de signification particulière derrière ce nom.

Adrien : On voulait surtout un nom qui sonne bien et qui soit facilement identifiable sur Google !

Votre EP est sorti le 8 octobre, vous pouvez nous en parler ?

Adrien : Ce premier EP éponyme contient 5 titres. On est allé piocher dans notre répertoire des chansons qui représentaient au mieux toutes les facettes de notre musique et on a fait en sorte d’avoir un ensemble cohérent qui déroule bien.

Florent : On retrouve des morceaux rock directs et frontaux, et d’autres plus nuancés qui tirent un peu plus vers le blues. L’ensemble reste très énergique et a été composé pour le live avant tout.

Avez-vous un message particulier à faire passer à travers vos chansons ?

Florent : J’imagine des films dans ma tête lorsque j’écris les paroles. Les chansons parlent de combats, de révolutions, des luttes contre ses démons ou d’un pouvoir en place. Tout cela est fictif, il n’y a pas de message basé sur le monde réel mais comme dans tout objet cinématographique, elles font forcément écho à notre époque par bien des aspects.

Quelles sont vos influences musicales à chacun ? Et quelles sont celles qui vous rapprochent ?

Florent : Les White Stripes, les Black Keys, je pense qu’on ne peut pas trop le cacher quand on écoute notre musique ! Mais aussi Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Stones, la liste est sans fin.

Adrien : J’ai beaucoup écouté Radiohead, RATM, les Red Hot, Muse… Et plus récemment je citerais Nothing But Thieves et Royal Blood. Je suis aussi un fan inconditionnel de Michael Jackson.

Si vous deviez collaborer avec un artiste (ou groupe), qui choisiriez-vous ?

Florent : Avec Tenacious D, faire un morceau avec eux accompagné d’un court-métrage, ça serait juste magique !

Adrien : Last Train car j’adore non seulement leur musique mais aussi leur démarche. Josh Homme pour l’ensemble de sa carrière.

L’artwork The Unclouders

Qui est à l’origine de l’artwork de votre EP ?

Adrien : Comme nous vous l’avons dit précédemment, nous abordons The Unclouders comme un espace d’expression et de création global. Au même titre que nous réalisons nos propres clips, nous créons aussi nos artwork.

Florent : Nous avons exploré pas mal de directions avant de créer cette pochette qui finalement représente bien la notion de dualité qui se dégage de cet EP et du groupe de manière générale.

Pour la suite, avez-vous des concerts de prévus ?

Adrien : Nous venons tout juste de faire deux dates pour fêter la sortie de notre EP et nous préparons actuellement une tournée en 2022 pour le défendre sur scène et je peux vous dire qu’on a vraiment hâte d’aller à la rencontre du public.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Florent : Embassy de Structures et le dernier Idles : The Beachland Ballroom.

Adrien : Saul de The Limiñanas et le dernier Alt-J : U & Me.

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Par Amélie. G

Sheitan & the Pussy Magnets

Crédit photo : Jessica Saval

Le vendredi 22 octobre prochain, Sheitan & the Pussy Magnets sortira son EP Nothing to be said. L’inspiration puisée dans le rock britannique y est facile à déceler traversées par endroits par des touches sombres et mystérieuses. Les membres du groupe ont accepté de répondre à nos questions afin de nous faire découvrir un peu plus leur univers.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Sheitan & The Pussy Magnets, groupe d’indie-rock ordinaire de la banlieue-sud parisienne.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

Alec (guitare lead/choeurs) et moi (Rawad : chant/guitare rythmique) nous sommes rencontrés via des amis en commun voulant nous présenter car nous voulions tous les deux faire de la musique, l’envie d’en faire est donc directement liée à notre rencontre. Alec et Vincent (batterie) se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Nous venons récemment d’être rejoints par Étienne (basse) et Michael (Clavier).

Comment décririez-vous votre univers musical ?

Nous jouons une musique influencée par l’indie-rock britannique, la musique de film et le rock des années 60-70.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Triple-sec.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Le titre éponyme de l’EP à savoir « Nothing To Be Said » est assez représentatif de notre univers musical, il mélange beaucoup de nos influences entre les synthès et les orgues très 60’s face aux guitares et  à la voix qui renvoient à quelque chose de plus moderne.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

Nous ne sommes pas dans quelque chose de revendicatif il s’agit plutôt d’exprimer nos émotions et nos impressions, plus de l’ordre de la sensibilité.

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Nous sommes très influencés par la musique britannique, des groupes comme The Smiths, Arctic Monkeys, mais nous écoutons également beaucoup de rock plus classique, nous avons des références communes, Beatles, Bowie, Black Sabbath etc… Après on a chacun notre univers musical personnel. Par exemple Rawad (chant/guitare rythmique) est très branché indie-rock et est aussi obsédé par des groupes comme les Smiths ou les Kinks, Vincent (batterie) écoute des groupes comme Black Dahlia, The Amazons, tandis que Alec (guitare lead/choeurs) est très orienté B.O. de film rétro de compositeurs comme John Barry ou François de Roubaix. Après la liste de ce que nous écoutons peut-être immense et il y a quand même beaucoup de choses qu’on écoute tous.

Nothing To Be Said – Le clip

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

On prépare un nouveau clip pour un des morceaux de l’EP, et on espère enchaîner avec l’enregistrement d’un nouveau projet très rapidement.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Yes le 22 octobre au Supersonic pour la sortie de l’EP, et le 16 novembre à l’International.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Wet Leg – Chaise Longue.

Timber Timbre – Run From Me.

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Par Jess. D