The Hounds

Crédit photo : Inès Paillié

À l’occasion de la sortie de leur premier EP LAB 01 le 24 juin prochain, nous avons rencontré THE HOUNDS, jeune groupe de rock toulousain. Bienvenue dans leur univers !

Salut The Hounds, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! The Hounds est un groupe toulousain créé il y a un peu plus d’un an. Il est composé de Daken au chant, Khan à la guitare, MAD à la batterie et Chipeur à la basse. Notre musique, c’est du mi-Rock, mi-coolos. Style un peu étrange à première vue. On explore pas mal de styles différents dans nos chansons et notre défi est de faire sonner ce mélange d’influences, sans avoir l’impression d’écouter quelque chose de complètement décousu.  

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Khan et MAD ont commencé la musique ensemble petit. Puis Daken et MAD se sont connus dans un groupe de métal. Enfin, MAD et Chipeur se sont rencontrés pendant leurs études. Quelques soirées et la volonté de faire de la scène avec un projet ont suffi à réunir tout ce beau monde autour du projet The Hounds.

D’où vous est venue l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder The Hounds ?

The Hounds est né de notre envie de faire de la musique ensemble, tout simplement. L’envie de fusionner toutes nos influences et de voir le résultat, de construire des morceaux.

Pourquoi The Hounds ?

Joker, je confirme avec confirmation.

Qui est à l’origine de votre identité visuelle ?

Khan et MAD ont lancé notre identité assez tournée autour de l’humour avec les montages que vous pouvez voir sur notre insta, du fait maison. Maintenant on se constitue notre meute d’artistes et d’amis pour diversifier nos visuels. @ines.art_s par exemple, artiste designer, a créé les chiens qui nous représentent. Elle bosse aussi avec d’autres amies sur nos futurs projets, que vous aurez le plaisir de découvrir en venant nous suivre !

LAB 01

Votre EP sort mi-juin, pouvez vous nous en parler ?

Notre EP, LAB 01 (pour laboratoire n°01), doit sortir le 24 juin 2021 sur toutes les plateformes. Il représente pour nous le fruit d’une année d’expérimentations et de créations, la conclusion au premier chapitre de notre histoire. LAB 01, c’est donc 5 titres que nous avons retenus, qui n’ont aucun lien direct si ce n’est celui de nos expériences et inspirations personnelles. Cet EP, c’est juste du fun en boîte. C’est aussi une super pochette réalisée par @thesunprose !

« Unsmart Brain » le clip

Un clip est-il prévu pour accompagner la sortie de l’EP ?

Bien évidemment ! “Unsmart Brain” aura droit à un clip animé par Anko qui doit sortir avant la sortie de l’EP, le 17 juin. Il sera à l’image de notre EP : pas d’intrigue particulière, juste des chiens qui font leur vie.

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapprochent ?

Oui, effectivement, c’est vrai, nous avons des influences qui sont un peu différentes, tous les quatre. MAD écoute du Death, style Gojira ou Cannibal Corpse pour s’endormir (entre 2 morceaux de Dua Lipa), alors que Chipeur écoute plus du Patrice Rushen ou du Jamiroquai pour pousser à la salle. Khan écoute des trucs pas ouf, comme [insérer groupe de jazz un peu technique] Jacob Collier ou Snarky Puppy, alors que Daken préfère se maquiller sur du Yungblud ou MGK. Ha oui pardon ce n’était pas la question, quelles sont les influences musicales qui nous rapprochent ? ARCTIC MONKEYS. Et tout autre groupe un peu sympa de rock accessoirement.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager un titre ? 

On voulait un featuring avec Brahms mais on n’a pas réussi à joindre son agent.  Ces temps-ci on accepterait peut-être de laisser YUNGBLUD chanter sur un de nos titres, si jamais tu passes par là Dom. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos chansons ?

Notre musique et notre humour, au fond, sont comme du chocolat laissé sur une table en plein soleil : tu n’es pas sûr que ce soit toujours bon mais ça part d’une bonne intention. Vous ne trouverez pas encore forcément de message très engagé. Mais nous avons à peine 21 ans et écrire sur des sujets que l’on ne connaît pas assez bien ne fait pas vraiment partie de notre philosophie. Cet EP, c’est donc des histoires inspirées par nos expériences personnelles de jeunes êtres humains. En général, des relations amoureuses ou simplement des choses qui nous font rire. Par exemple, “Is The Sky Falling ? est un morceau qui (comme souvent) est né d’une blague du batteur (lui aussi c’est une blague) et qui a été entièrement créé en une soirée.

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ?

Mais plus que bien évidemment ! Le live, c’est un peu le saint Graal ! Que dis-je ? ! L’accomplissement de toute une vie ! Que dis-je ? ! Notre projet !!  Par contre, on préfère attendre que la situation sanitaire se calme un peu pour des dates. On a fait l’expérience en août dernier d’une personne positive au fameux virus tusaisqui lors de l’un de nos lives. Heureusement il n’y a pas eu de complications, mais ça nous a pas mal refroidis.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Sans doute “She Wants”, de Sunset Sons et “Devil in the Midnight Mass”, de Billy Talent. Quoi ? Bientôt des covers de ces morceaux sur notre chaîne ? Prouvez-le !

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Par Amélie. G

LŌV

Crédit photo : Jade LE BLOAS

La sensualité de Lov se retrouve aussi bien dans sa voix que dans son univers visuel qui setraduit par des clips à l’esthétique travaillée. Ce 1er EP Fever sorti le 04 juin dernier est le début d’une très belle aventure pour la jeune chanteuse ! Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus.

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Lov j’ai 25 ans. J’écris comme je chante et je chante comme je ris c’est ma deuxième nature. J’ai eu la chance d’avoir une enfance libre et des parents à l’écoute ce qui m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde. J’ai grandi dans le sud de la France donc j’ai toujours été habitué à être proche de la mer, l’horizon me permet de m’évader.

Tu as remporté le concours de l’émission Planète Rap en septembre 2020, comment l’as-tu vécu ?

Honnêtement, pour une première, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon stress, je venais de me lancer dans la musique il y a à peine 6 mois. C’était une belle expérience, j’ai beaucoup appris entourée de Fred Musa et toute l’équipe qui m’a soutenu et mise à l’aise. Je pense que chaque étape que nous vivons nous permet à tous de grandir et de prendre de l’assurance, Planète Rap en fait partie. Lorsque je me suis mise à chanter, plus rien n’existait autour de moi, je me suis plongée dans mes paroles. « Lov de toi » mon premier single et mon histoire avec H, celui qui m’a soutenu et me soutiendra toujours.

FEVER premier EP sorti le 4 juin

Ton premier EP est sorti le 4 juin, peux-tu nous en parler ?

Mon premier EP s’appelle FEVER, c’est une présentation de ce que j’ai au plus profond. À travers ces 5 titres « Fever » « Lov de toi » « Désert » « Canopée » « Hello » on y découvre mes différentes manières de penser : la folie, l’amour, la recherche de soi-même, la sensualité, et la spiritualité. Dans ces chansons, je vous parle en toute sincérité, j’aime énormément jouer avec les mots et les métaphores. La musique est pour moi très instinctive, le flow et les paroles me viennent naturellement. À travers « Désert », j’ai voulu faire passer un message d’espoir avant tout pour me donner la force d’y croire. Mon message est simple : le bonheur est accessible à tous, tendez-lui la main.

Le clip FEVER

Quel est ton titre préféré ? Et pourquoi ?

J’ai eu énormément de facilité à écrire FEVER, c’est une musique qui me donne le sourire. Je me souviens quand j’ai enregistré ce titre avec OVAGROUND, je l’ai fait écouter à mon entourage le smile sur leurs visages, c’est exactement ce que je cherche à transmettre.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

J’ai commencé à écrire lorsque le monde était confiné. Je me suis retrouvée dans la maison de campagne de mon père dans l’arrière-pays niçois. J’avais besoin de réponse, l’écriture et la musique m’ont permis de penser au positif. Je puise mon inspiration à travers les images, les histoires, les gens, les poèmes et les sonorités. Le monde qui nous entoure est vaste, j’ai besoin de trouver ma place et la musique m’apaise. En écrivant, je réponds à toutes les questions qui sont dans ma tête, c’est devenu un besoin.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

J’écoute énormément de beats, énormément de musique du monde, je m’inspire de chaque culture, je travaille à l’instinct. Parfois les mouvements de danse me donnent les mots, les mots me donnent le flow et parfois le flow me donne même l’histoire. Je crée comme je respire et je respire comme j’aime.

Tu n’hésites pas à mélanger différents styles comme le jazz, la pop… Quelles sont tes influences ?

Je suis fascinée par la manière de prononcer les mots comme le fait George Brassens. J’aime la prestance d’Etta James, le charisme de Jorja Smith et le rebondissement d’Oxmo Puccino. Ce serait triste de réduire mes influences à quatre artistes, sachant que ma mère m’a appris à écouter tous les styles musicaux : elle me réveillait le matin avec Bach et le soir on dansait sur Saint Germain. Il y avait également un disquaire dans ma ville, un passionné de musique, et je passais des heures avec lui à écouter ses vinyles. Il m’a transmis sa passion. « La musique il faut apprendre à l’écouter » disait-il.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes chansons ?

Il faut laisser place à l’amour, la haine n’est plus d’actualité. Le message est simple : LAISSONS PARLER NOTRE CŒUR.

Quels sont tes futurs projets ?

« Si loin du but » est la dernière musique de mon premier album. J’ai besoin de grandir, mon objectif est loin, il sera difficile de l’atteindre, je donnerai tous ce que j’ai pour y parvenir même si je dois gravir des sommets. Je suis passionnée et déterminée, je m’accroche à cette phrase « croire en ses rêves ».

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

« Notice me » de Tobi Lou et « Les femmes » de Esken.

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Par Jess. D

We Hate You Please Die

Crédit photo : Charlotte ROMER

Trois ans après la sortie de leur premier album Kids Are Lo-Fi en 2018 et de leur EP Waiting Room en 2020, We Hate You Please Die vous présente Can’t Wait To Be Fine dont la sortie est prévue le 18 juin prochain. À cette occasion ils ont accepté de répondre à nos questions, plongez dans l’univers de We Hate You Please Die.

Hello We Hate You please Die, est- ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Ça va ? Dans We Hate You Please Die il y a Mathilde, Raphaël, Chloe et Joseph, on vient de Rouen en Normandie et nous sommes un groupe de punk. Enfin à peu près, parce qu’en fait il y a pas mal de punk mais pas seulement.

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Ça vient de « Scott Pilgrim VS the World » qui est un film d’Edgar Wright adapté de la BD du même nom. Dans un passage de l’histoire, un personnage d’un groupe de punk-gothique-dépressif dédicace la prochaine chanson « We Hate You, Please Die » à un mec relou dans le public. Si on a choisi ce nom, ce n’est pas tant par sociopathie ou par amour de la tristesse, mais plutôt pour l’énorme envie de dire à plein de gens chiants dans ce monde, qu’on aimerait bien qu’ils meurent. Après, on ne souhaite la mort de personne en vrai, mais juste c’est tellement un bordel insencé ce monde que ce serait pas plus mal pour la planète s’il y avait une grosse épidemie pour faire le tri dans tout ça. Oh, wait.

Comment avez-vous commencé à faire de la musique ensemble ?

Raphaël et Chloe se sont rencontrés en soirée, il y a quelques années, et ont eu l’envie de faire de la musique ensemble. Chloe devait même prendre le chant principal à la base. Mais c’est resté au stade d’idée dans un coin de la tête jusqu’à ce qu’ils enregistrent la chanson « Kill Your Buddy » (présente sur Kids Are Lo-Fi, notre premier album) et que Raphaël propose à Joseph son voisin de rejoindre le projet, et il a invité mathilde qu’il avait rencontrée sur internet. Enfin, dans le cadre d’un autre projet musical évidemment.

Quel a été le processus de création de Can’t Wait To Be Fine votre deuxième album ? (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition ) A-t-il été différent pour Kids Are Lo-Fi ?

L’écriture de ce deuxième album a été assez étalée dans le temps. Une chanson a même été écrite avant l’enregistrement du premier album, mais à vous de deviner laquelle. Comme la conception des morceaux de l’album a été faire au fur et à mesure et sur un peu plus de deux ans, nos influences et nos lubies du moment ont eu le temps de changer plusieurs fois, ce qui selon nous amène une certaine diversité entre les chansons. À côté, le premier album Kids Are Lo-Fi (2018) avait été composé beaucoup plus rapidement et l’enregistrement s’est fait à peu près un an après avoir commencé à jouer tous les quatres. Ça a donné un ensemble qui allait un peu plus droit au but, qu’on adore toujours mais la recette n’a pas été la même pour Can’t Wait To Be Fine, on a pris vachement plus le temps de se creuser la tête. Après, le processus de création est toujours assez similaire. Joseph compose des instrus de base et envoie des démos, puis on bosse l’ensemble de l’instru à trois avec Mathilde et Chloe et en parallèle Raphaël cherche les lignes de chants et une bonne partie des choeurs.

Quelles sont vos influences principales ? Sont-elles différentes entre vos deux albums ?

Elles sont déjà bien différentes entre nous quatre ! Comme dit tout à l’heure en effet on s’est laissé vachement plus de liberté dans ce deuxième album. Les trucs qui nous mettent tous à peu près d’accord c’est Ty Segall et Oh Sees, mais ça c’est plutôt ce qu’on écoutait quand on s’est rencontré. Maintenant il y a des choses qu’on écoute et que les autres n’aiment pas, enfin qui ne mettent pas tout le monde d’accord en tous cas.

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Raphaël : Maxwell Farrington

Chloe : Viagra Boys

Mathilde : Surfbort

Joseph : Cocaine Piss

Artwork by Bambi Biche

Votre album se nomme Can’t Wait To Be Fine, quel est le message derrière ce nom ?

C’est le titre trouvé par Raphaël. Il est assez transparent, qui n’a pas hâte d’aller bien ou que les chosses aillent bien dans ce monde ? C’est niaiseux mais tellement vrai. On a toujours hâte que les problèmes soient résolus, pour nous comme pour les autres. On a juste envie de se sentir bien dans ses baskets, arrêter de se prendre la tête à longueur de journée pour savoir comment être quelqu’un de bien. Avec ce titre, on a juste arrêté de dire que c’est le reste du monde le problème, pour penser un peu à nous et à comment on est dans tout ça.

Can’t Wait To Be Fine le clip

Était-ce une volonté de sortir comme premier extrait la chanson du même nom ?

Complètement ! La chanson « Can’t Wait To Be Fine » a donné son nom à l’album, et si on a voulu la sortir en première c’est pour montrer dès le début que cet album ne sonnerait pas comme le précédent. Il y a une plus belle place à la mélancolie et aux émotions (même si tous les titres ne dégagent pas la même chose évidemment) et même si ce titre n’est pas très radio avec ses 7 minutes, on a trouvé important que ce soit la première chose que les gens entendent, pour qu’ils comprennent que ce n’est pas un premier album bis.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet album ?

Contraitement au premier album, les paroles sont écrites avec beaucoup plus de sérieux ahah… Avant c’était beaucoup de yaourt et d’impro pour laisser le plus de place possible à la musicalité du chant. Ici, il y a maintenant des thèmes précis abordés : les maladies mentales, injustices sociales et répressions gouvernementales, effondrement du monde moderne à cause du capitalisme et de ses dérives, les violences sexuelles et les difficultés à s’épanouir et à se sentir bien dans tout ça.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Sans doute d’autres clips bientôt, et évidemment des concerts dès que possible ! On est même en train d’organiser une mini tournée au Canada, on a trop hâte.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

La face A et la face B. Non sérieusement c’est compliqué de choisir, un album c’est un tout, c’est comme si tu devais choisir seulement deux chapitres d’un bouquin pour le définir. Perso, je dirais DSM-VI et Luggage, même si chacun aura ses préferées. Mais c’est quoi les deux préférées de la Boîte à Musiques ?

Amélie : On aime tellement l’album que le choix a été difficile, mais s’il faut choisir ça sera : « Vanishing Patience » et « Barney »

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Par Amélie. G

ANIMAL TRISTE

L’Artwork par Léonard TITUS

À l’occasion de la sortie du premier album d’Animal Triste le 4 décembre dernier notre magazine n’existait pas. Et c’est avec la version live de quatre de leur chanson, que les membres du groupe rouennais sont ressortis de leur tanière en ce printemps 2021. Il nous tenait à cœur de vous en parler.

Animal Triste c’est la réunion de six amis musiciens, Mathieu Pigné (Radiosofa / Darko) à la batterie, Fabien Senay (Radiosofa) à la guitare, Yannick Marrais (La Maison Tellier) au chant, David Faisques (Darko) aux claviers et à la guitare, Cédric Kerbache (Dallas) à la basse et Sébastien Miel (La Maison Tellier) à la guitare, autour de leur premier amour le rock le vrai.

Leur ambition ? Nous proposer une musique qui parle aux tripes. En cette période, il est plus qu’important de revenir à l’essentiel, aux choses vraies sans faux-semblant. C’est ce que nous propose le premier album éponyme d’Animal Triste. Un rock sans compromis, sans concessions comme un acte de résistance. Pari réussi, c’est l’album qu’ils ont rêvé d’entendre, pour notre part c’est l’album qu’on adore écouter.

Darkette Live Session

Chaque mercredi durant quatre semaines ils nous ont proposé un extrait live de leur album. Le premier extrait de ces lives enregistrés au Kalif à Rouen et première chanson de l’album, la sombre Darkette. Suivie par la très réussie reprise de Dancing in The Dark de Bruce Springsteen, qui presque quatre décennies après sa sortie fait plus que jamais écho à l’ambiance actuelle. C’est avec Out of Luck que le groupe nous emporte pour une avant-dernière session live et pour conclure ces dernières on ferme les yeux et on se laisse porter par la mélancolie de Sky is Something New. (Ce fut bien trop court )

Sky is something new Live Session

On ne peut que vous conseiller d’aller jeter une oreille (les deux c’est mieux) à l’album d’Animal Triste et un œil aux sessions live. Ça nous a donné une envie furieuse d’aller les voir sur scène dans la vie d’après. Un concert est prévu à la Maroquinerie à Paris le 25 novembre prochain. On attend la suite avec impatience.

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Par Amélie. G

Oslo Tropique

Les membres du groupe Oslo Tropique – Crédit photo : Emmanuel Delpix

Oslo Tropique c’est un oxymore qui jongle entre la froideur et la chaleur, des riffs de guitare et une plume incisive et engagée. Nous les avons rencontré à l’occasion de la sortie de leur premier EP le 21 mai afin d’en savoir un peu plus.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes un quatuor rock toulousain créé en 2019. Une femme et 3 hommes, dans le désordre : Fred (guitare), Metty (batterie), Megane (basse) et Christophe (guitare, chant)

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nous nous sommes rencontrés dans le milieu rock toulousain ; nous avions déjà joué ensemble. Nous avions un répertoire avec Fred, et Megane nous a rejoints par la suite. Nous avons ensuite cherché un batteur. Quand Metty est arrivé dans le groupe, on a tout laissé tomber et on a recomposé tout un répertoire à quatre. On souhaitait qu’il y ait une véritable symbiose entre nous.

Quelles sont vos influences musicales majeures ?

Comme beaucoup de musiciens, elles sont nombreuses. Pour Oslo Tropique, on peut citer Royal Blood, Blood Red Shoes, Qotsa ou encore The Kills.

Quel est votre processus de création, d’écriture… ?

Nous avons essayé d’exalter ce que nous avions en commun. Et le plus petit dénominateur commun entre nous, c’est le rock brut, incisif et direct. On le vit comme une sorte d’exutoire. La musique est composée à quatre. On part d’une idée de l’un ou de l’autre : un pattern de batterie, un riff ou une mélodie. La musique d’abord, les mots viennent ensuite. Ils relèvent davantage du domaine de Christophe (chanteur). Les textes peuvent être symboliques, parfois obscurs mais il y a toujours des formules simples et accessibles. L’objectif est que l’auditeur prenne du plaisir avant tout, non pas qu’il se triture le cerveau. La quasi-totalité de nos textes sont sociaux et traitent de la surconsommation et de la crise écologique. Que voulez-vous, on vit une époque urgente !

L’EP – OSLO TROPIQUE

Pouvez vous nous parler de votre EP ?

Il sera composé de quatre titres dans la lignée du single  « Un Pavé dans l’Écran  » Il y aura un deuxième clip  » Les Grands Palaces  » pour accompagner cette sortie. Tout est chanté en français. C’est un peu notre marque de fabrique, allier un rock puissant et la langue de Molière. L’EP a été enregistré au studio L’Imprimerie à Toulouse avec Serge Faubert et mixé par Lionnel Buzac. C’est la même équipe qui avait réalisé le dernier album d’I Me Mine qui est sur le même label que nous à savoir : Les Jeudis Du Rock. Ensuite, on a choisi des titres qui nous résument bien. Normalement une fois que tu as écouté l’EP tu sais à quoi t’attendre.

Le titre « Un pavé dans l’écran » est un morceau brut et engagé, était-il important pour vous de mettre des images sur ces paroles ?

Oui, ça nous a permis de donner de l’impact au titre avec une dose d’humour ; ce qui fait du bien par les temps qui courent. Ce titre évoque ces moments où on laisse éclater sa colère chez soi, devant un écran ou un poste radio, en écoutant les nouvelles du jour mais ce sans jamais franchir le seuil de sa porte, descendre dans la rue ou militer d’une manière ou d’une autre. Si les auditeurs aiment ce titre, bien sûr ça nous fera plaisir mais si en plus, grâce aux images, une fois ou deux ça peut les pousser à sortir de chez eux alors cette chanson sera utile et ça pour nous c’est le Graal !

Le clip Un Pavé Dans L’écran

Elles ont été mises en image par le collectif HOTU, pouvez-vous nous en dire un mot ?

Pour ce premier clip, nous souhaitions apporter une vraie valeur ajoutée au titre audio. Pas juste de belles images mais quelque chose qui retienne l’attention. Hotu est un collectif très créatif, avec des clips extrêmement bien scénarisés. Ils savent également jongler entre le trash, l’humour et le sens. On leur a fait totalement confiance et ça a très bien fonctionné. Les premiers retours du clip montrent que le message est passé. Les gens apprécient l’énergie mais aussi l’esprit engagé du texte qui colle bien aux moments que nous traversons actuellement : confinés, interdit de culture, malmenés dans nos vies et nos métiers.

Face au contexte sanitaire, environnement actuel, les messages que vous souhaitez faire passer sont ils différents d’avant ? Bien plus forts ?

Il ne semble pas que la situation actuelle change l’idéologie de nos dirigeants et peu les comportements de nos concitoyens. Le chemin est souvent long pour sortir de l’alcoolisme, il en est certainement de même avec le consumérisme. Ceci dit, cette crise agit comme un révélateur des contradictions et absurdités de notre système et si ça peut accélérer des prises de conscience ça sera toujours ça de pris. S’il y avait un message supplémentaire à appuyer, il serait qu’il faut se méfier des extrêmes y compris quand ils viennent du centre. Donc différents non, mais plus forts peut-être. On peut aussi ajouter que si nous vivons une crise sanitaire de grande ampleur, ce n’est rien à côté de la crise écologique qui s’annonce. On verra bien ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas !

Avez vous des projets de concerts ? (Quand le contexte sanitaire s’y prêtera)

En salle comme en festival, nous avons un certain nombre d’options et pas mal de concerts qui n’ont pas pu se faire qu’il reste à reporter. On devrait pouvoir jouer un peu partout en France quand la situation le permettra. Sinon, pour contrecarrer la situation sanitaire, nous sommes en train de monter un projet de « concert roulant » pour cet été. L’idée est de jouer sur un camion qui déambule de rue en rue. On a déjà quelques villes intéressées, histoire de faire un pied de nez à ces absurdes fermetures de salles.

Pour finir, pouvez-vous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Whispering sons « Surface » un titre très habité et Rouquine « Mortel  » très belle chanson.

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Par Jess. D

Gurl

Les membres du groupe GURL

À l’occasion de la sortie de leur premier EP GARDEN PARTY le 21 mai prochain, nous avons rencontré GURL un jeune trio de garage surf rock. Ils nous offrent une musique résolument enthousiaste et solaire et nous invitent à revenir à une spontanéité propre à la jeunesse.

Hello GURL, est ce que vous pouvez vous présenter ?

On est un groupe de rock parisien, respectivement Alexis au chant et à la guitare, Alexis à la batterie et Gabriel à la basse, ou un truc comme ça je crois.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Au concert d’un lycée local ! On a mis un peu de temps avant de se réunir et de jouer ensemble, chacun ayant ses groupes respectifs. C’est après une séance d’enregistrement improvisée à la campagne que Gurl est réellement né.

D’où vous est venu l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder GURL ?

Etrangement on a des goûts assez différents tous les trois, pourtant on s’est tout de suite entendu sur comment on voulait sonner. Le fait qu’on soit de bons potes a rendu le truc encore plus spontané.

Pourquoi GURL ? 

Ça part de…enfin, c’est comme si, ‘fin tu vois… du coup, t’as capté. 

L’Artwork

Votre EP GARDEN PARTY sort le 21 mai, est-ce que vous pouvez-nous en parler ?

On choisi de garder toutes nos premières compo pour cet EP, l’idée c’était de créer quelque chose de spontané et solaire. Le titre vient de concerts qu’on a donné dans les jardins de nos potes l’été dernier, avec les moyens du bord. Toute cette énergie, cette joie c’est ce qu’on a essayé de transmettre dans nos morceaux. 

Le clip Friends

Pourquoi avoir choisi de dévoiler FRIENDS comme premier titre ?

Tout simplement parce que il était le plus représentatif de l’esprit de l’EP. On a pensé le clip comme une série de souvenirs d’un été passé avec nos potes, à rêver de voyages et de liberté.

Vous proposez une musique jeune et spontanée, quelles sont vos influences ? 

On est tout aussi inspiré par la scène rock émergente australienne que par des groupes de garage des 60s et de punk de fin 70. À coté, on est aussi pas mal inspiré par le surf rock et la scène alternative des années 90.

Avec quel groupe vous rêveriez de partager un titre ? 

Spontanément on aurait envie de répondre Skegss mais en réfléchissant bien les potos de LEMONPARTY sont quand même chaud.

Quels messages vous souhaitez faire passez à travers vos chansons ?

On veut inciter ceux qui nous écoutent à vivre le moment présent. 

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ? 

Evidemment, en vrai on attend que ça, on a pas encore eu l’occasion de remplir une salle mais des qu’on pourra, on enchaînera. 

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

Ecoutez Family tree de Black Lips, c’est notre hymne, et sinon pensez à jeter une oreille à SIK

Retrouvez GURL sur Instagram et Youtube

L’EP est disponible sur Bandcamp et en streaming.

Par Amélie. G

CKRAFT

Crédit photo : Olivier REB

CKRAFT c’est la rencontre unique du Métal et du Jazz porté par les mélodies du chant grégorien. Après la sortie de leur premier single Drowning Tree en février dernier, ils préparent leur premier album. Charles membre du groupe a accepté de répondre à nos questions.

Hello Charles, peux-tu présenter CKRAFT ?

Hello La Boîte à Musiques ! On est un quintet de Jazz-Metal Grégorien né dans l’est de la France l’été dernier, avec un line-up original qui confronte un power trio (guitare, basse, batterie) bien métal, à deux instruments acoustiques : sax et accordéon, ce dernier est augmenté de capteurs électroniques. Sur scène on est accompagnés de notre ingée son et de notre concepteur lumière, avec lesquels on a bossé un show au millimètre qu’on espère pouvoir bientôt jouer régulièrement devant un public nombreux !

Vous êtes cinq, comment vous êtes-vous rencontrés ?

On s’est rencontrés pendant nos études dans les conservatoires : à Metz pour William (le batteur) et à Paris pour les autres (Marc : basse, Antoine : guitare, Théo : sax, Mathilde : ingée son)

Quel est le projet derrière CKRAFT ?

Le gros son et la folie. Le monde exprime une telle rage, un tel hurlement, et ce de manière quotidienne, que je ne peux pas rester passif, il faut que ça sorte. J’exprime par cette musique beaucoup de colère, et en même temps j’ai envie qu’elle raconte des histoires, dont certaines finissent bien aussi.

CKRAFT, ce nom pour le groupe a-t-il une signification particulière ?

En effet ! En anglais craft veut dire artisanat, et en allemand die Kraft signifie la force/l’énergie. J’ai toujours trouvé le processus de composer et jouer une musique assez artisanal en soi : dans notre cas on emprunte la force, l’énergie du Metal pour sculpter un objet d’art excentrique, on s’inspire d’une tradition millénaire – les chants grégoriens – et on passe des jours et des jours dans notre atelier à parfaire le rendu.

Mêler le Métal et Jazz, est-ce que ça a été une évidence ? Et pourquoi les mélanger ?

Pour moi c’est une évidence oui : lorsque j’étais adolescent j’écoutais quasi-exclusivement du Métal (Gojira, Meshuggah, Opeth, Lamb Of God, Machine Head, Slipknot, etc.) c’était la seule musique qui me faisait vraiment vibrer. Dans la même période j’ai vu jouer un big band et suis instantanément tombé amoureux du Jazz et de la folie qui y est exprimée. J’ai fini par ressentir un lien très fort entre les deux genres : une rage de vivre, un cri de liberté, un côté tribal parfois.

Etait-ce une volonté pour vous d’être un groupe uniquement instrumental ?

Je t’avoue qu’on n’y a jamais vraiment réfléchi ! Nos chemins se sont juste croisés au bon moment pour qu’on ait envie de se lancer ensemble dans cette aventure et dans ce son, si l’un d’entre nous avait été chanteur il y aurait sûrement du chant dans CKRAFT aujourd’hui. Il n’est pas exclu de faire des featuring dans le futur, et je rêve de faire un morceau avec Mike Patton un jour (Mike, si tu lis ça..!), mais pour l’instant on se concentre sur notre line up exclusivement instrumental en effet.

Bug Out

Quelles sont vos influences musicales ? Sont-elles différentes pour chacun de vous cinq ? En avez-vous en commun ?

Je dirais Meshuggah et Gojira en ce qui concerne les compositions. Ce sont vraiment nos références communes. On aime marteler des gros riffs à l’unisson avec un son lourd, profond et gras, et quand Théo arrive dessus avec un solo de sax je pense que les plus connaisseurs reconnaîtront l’influence de John Coltrane ! Je suis parfois influencé par Fredrik Thordendal (le guitariste de Meshuggah, NDLR) dans mes solos d’accordéon – la preuve en images! – Notre bassiste Marc est influencé par des musiques rythmiquement très exigeantes, comme celle de Tigran Hamasyan, avec lequel il va d’ailleurs tourner cet été et enregistrer son prochain album.

Quel est votre processus de création (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition) ?

C’est moi (Charles) qui écris toutes les compos, je les mets sur papier de la manière la plus claire possible, en faisant au passage des petites démos audio avec l’ordinateur, on répète, on affine, et quand c’est bon on enregistre ça tous ensemble. Voici d’ailleurs une vidéo de notre tout premier enregistrement, celui de Drowning Tree. Si on veut décortiquer CKRAFT, on peut percevoir les univers du jazz et du métal d’un œil distinct : on a un son très grave dans le power trio (guitare, basse, batterie), ce qui est propre au Métal, le sax et l’accordéon sont plus Jazz. On utilise des mélodies issues du chant grégorien pour cimenter les deux univers. Les chants grégoriens forment un matériau musical hyper puissant, ils ont traversé les siècles et s’extraient aujourd’hui de leur contexte religieux d’origine pour être associés à des éléments de culture populaire. De nombreux compositeurs s’en sont servis dans la musique classique, dans les musiques de films et de jeux vidéos (cf.L’histoire du célèbre chant grégorien « Dies Irae » et son influence sur la culture populaire), et aujourd’hui CKRAFT s’en sert pour fédérer Jazz et Métal.

Peux-tu nous parler de Drowning Tree  ?

C’est notre premier enregistrement ensemble. Au-delà de la valeur affective, il a aussi une signification plus profonde pour moi car je l’ai écrit en pensant aux forêts qui brûlent, à la montée du niveau des eaux et plus généralement au désastre écologique que représente l’existence de l’humanité sur notre planète. Pas de chant grégorien ici, mais une mélodie triste et épique, symbole de la nature qui se noie sous l’Homme. La pochette représente d’ailleurs un arbre mourant dont des mains humaines semblent vouloir se saisir pour l’entraîner vers le fond.

Crédit photo : Lucie WDL

Comment avez-vous vécu votre participation aux INOUÏS ?

C’était une super expérience, ils nous ont donné les moyens de travailler le son et les lumières grâce à la salle Le Gueulard Plus (Nilvange, 57) et présenter un beau show devant une cinquantaine de professionnels de la musique en région Grand Est à l’Autre Canal (Nancy, 54). C’était notre premier concert, on était ravi de partager ça avec un public malgré le contexte actuel de pandémie et de restrictions et on a eu de très bons retours.

Avez-vous des projets pour le futur (album, EP, concerts…) ?

Oui ! On compte sortir un album d’ici le printemps 2022, il est déjà enregistré et on est en train de le mixer en ce moment. Il s’appellera Epic Discordant Vision, et on compte bien jouer cette musique sur scène dès que les conditions sanitaires le permettront. Pour l’instant, on a été retenus pour le tremplin Nancy Jazz Up qui aura lieu mi-mai.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

Drowning Tree bien sûr, et sinon je vous conseille d’aller voir nos petites vidéos sur Youtube, elles sont courtes et donnent un bon aperçu condensé de notre son !

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Par Amélie. G

Degiheugi

Crédit photo Lucas Perrigot

Ce vendredi 23 avril, Degiheugi nous a dévoilé son huitième album FOREGLOW. Il nous arrive tel un rayon de soleil dans la grisaille ambiante , nous transporte loin de chez nous et nous donne l’envie de nous évader. Afin d’en savoir un peu plus, Degiheugi a accepté de répondre à quelques une de nos questions.

Bonjour, peux tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Degiheugi, ça paraît dur à prononcer, mais il faut juste dire les 4 lettres D.J.E.J. Je suis Compositeur / Beatmaker. Ça fait une vingtaine d’années que je fais ça, j’ai commencé très tôt et très jeune dans le rap, puis je me suis concentré sur la production et j’ai monté mon projet solo « Degiheugi » vers 2005. Depuis j’ai fait 7 albums et 2 EP. Plus pas mal de production pour d’autres artistes, rap ou autre.

Degiheugi – Nuday feat Andrre

Ton nouvel album « FOREGLOW » est sorti le 23 avril, peux-tu nous en parler ? En quoi est-il différent des précédents ?

C’est un album que j’ai voulu différent dès sa conception. Cela faisait longtemps que je voulais m’attaquer au répertoire de pays hispaniques, d’Amérique du Sud ou du sud de l’Europe. J’ai mis longtemps à m’y mettre car je voulais mieux comprendre la culture, et la musique de ses différents pays pour mieux les appréhender. Cela a eu comme effet de produire un album plus solaire, peut être plus joyeux aussi ! Même les rythmiques et le choix d’instrument sont différents des précédents albums. C’est un album que j’ai voulu positif, peut-être un peu plus ouverts que mes précédents albums. C’est un album que j’ai voulu positif, peut être un peu plus ouverts que mes précédents albums.

Quel est ton titre préféré ?

C’est vraiment difficile à dire car ça change souvent. J’adore Nuday, Woman, Straight Murder qui est un peu un ovni dans l’album… Peut-être Nuday, qui est le plus représentatif de cet album.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

Indirectement oui. Quand la pandémie à commencé en mars 2020, j’étais en plein processus de création de cet album. Je pense que le fait de me retrouver dans une situation si anxiogène, et si liberticide, avec ce décompte macabre qui nous étais offert chaque soir, m’a inconsciemment amené à faire un album qui appelle à l’évasion, au soleil, au partage et aux bonnes vibes. Un peu comme une échappatoire, une issue de secours mentale à cette situation.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

Je suis ce qu’on appelle un digger. Je cherche et j’écoute beaucoup de disques, le plus souvent anciens et un peu oubliés. À partir de ces disques, je cherche soit l’inspiration, soit ce qu’on appelle des samples. Ce sont de courts ou moins courts échantillions de musiques que l’on réutilise de façon reconnaissable ou non dans une musique. Alors souvent je pars d’un sample, et je construis le morceau autour. Ça peut être une mélodie, mais aussi juste une texture, ou une voix. Il n’y a pas de schéma préétabli. L’idée c’est que je crée un peu selon mon humeur. Joyeux, positif ou triste, inquiet ou un peu fou. Selon le mood du jour, je vais chercher les samples qu’illustre le mieux ce ressenti. Ensuite je contruis la rythmique, les arrangements au clavier, la bass etc, soit à partir de claviers, d’instruments, de musiciens que j’invite ou encore d’autres samples.

Les multiples influences (afrobeat, samba…) présentent sur cet album permettent de s’éloigner loin du chaos actuel, était-ce une volonté de ta part ?

Oui comme évoqué un peu avant, je pense que j’avais tellement besoin d’évasion, de voyages, de soleil, de proximité, que je l’ai retranscrit dans cet album. Moi ça m’a aidé à passer cette période. Et si par chance, je peux offrir quelques minutes de répits, de sourire ou d’évasion à ceux qui écouteront alors ça sera pour moi une réussite.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes sons ?

C’est plus une notion de partage d’émotions. J’ai toujours considéré ma musique plutôt comme cinématographique, alors à chacun de se faire son film quand il écoute ma musique. Certains titres sont plus évidents à « lire » ou décoder sur les émotions que je veux transmettre, mais ce que j’adore, c’est quand les gens viennent me voir et me racontent ce que tel ou tel titre leur évoque ou leur font imaginer. Si le scénario ou l’émotion est complètement différent de ce que je pensais, alors je trouve ça réussi car je me dis que cet auditeur s’est complètement approprié le titre, et quelque part, il ne m’appartient plus. J’aime cette idée.

L’artwork signé DULK

Ton artwork est juste sublime, quelle est son histoire ?

L’artwork est signé par DULK ! C’est un artiste que j’adore. C’est le 3e album et la 4e pochette qu’on travaille ensemble. DULK est un artiste peintre issu du street art. Il peint ses fresques animalières sur des murs entiers d’immeubles, mais aussi sur tableau. C’est le cas de cet artwork. C’est d’abord un tableau qu’il a peint après qu’on est longuement discuté de l’album et de ce que je voulais faire ressortir comme émotion. Je lui ai parlé de ce moment au coucher et au lever du soleil, de cette plénitude que l’on peut ressentir quand tout est calme et que la lumière devient si magnifique pendant un couer instant. J’aime ce côté éphémère de cet instant. Ça nous a donc donné les couleurs de la pochette. Ensuite il m’a demandé quel animal me représenterait le mieux dans ce moment, nous sommes arrivés au paresseux car c’est le seul moment de la journée et j’ai réellement envie de tout stopper, ne rien faire et juste profiter de l’instant. Foreglow met ça en avant. Cette lumière, cette couleur, ce moment de calme où nous devrions un peu stopper pour juste profiter et se sortir la tête de cette vie un peu étrange que nous vivons tous.

Deux titres que tu conseilles à nos lecteurs ?

Je pense que Nuday et Afterglow donneront un bel aperçu de l’album !

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Par Jess. D

Almáciga

Lucie et Gustave, Almáciga. Crédit Photo Emile Henriet

À l’occasion de la sortie de leur nouveau titre Sun le 25 mars dernier, nous avons rencontré Lucie et Gustave du groupe Almáciga.

Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour ! Nous sommes deux musiciens basés à Paris , nous avons formé il y a un an le groupe.

Crédit Photo Emile Henriet

Comment vous êtes-vous rencontrés ? L’envie de faire de la musique ensemble a-t-elle était une évidence ?

Nous nous sommes rencontrés à l’université par des amis en commun. On s’est tout de suite bien entendus par notre passion commune : la musique.
L’envie de faire de la musique ensemble n’était pas une évidence , en effet on a chacun des projets personnels dans lesquels on s’investit. C’est avec le temps qu’on a commencé à composer ensemble , au départ pour s’amuser puis on a eu l’envie de créer un projet autour de ça.

Quel est votre processus de création ? (Écriture, composition…)

Pour composer notre musique , on se laisse envoûter par les sonorités , on aime composer sans thème en se laissant aller ! C’est plutôt varié. Soit on réalise les instrumentales ensemble et Lucie crée l’écriture et la voix , soit c’est Gustave qui produit l’instrumentale puis on y ajoute la voix. Mais parfois on définit le genre de musique à l’avance. On imagine la structure ensemble puis on enregistre la voix dans un second temps.

Quelles sont vos influences majeures ?

On a chacun nos influences. Gustave s’inspire de électro , hip hop ( Aphex twin , J Dilla , Four Tet ). Lucie s’inspire de rock psychédélique , indie , électro pop (Lana Del Rey , Agar Agar ,Alice Phoebe Lou ).

Sun

Pouvez-vous nous parler de votre dernier titre ?

Notre dernier son s’appelle Sun. Il est très différent de nos premiers titres qui étaient plus hip hop électro. Celui-ci est plutôt rêveur , plus obscur. On s’y projette comme dans un univers parallèle. Au niveau de l’instru , deux énergies différentes et harmonieuses : des couplets sombres et des refrains lumineux. Quant aux paroles, elles créent un sentiment alliant nostalgie et lâcher prise.
L’illustration a été réalisée par une de nos amies ( sur instagram : @lion_byebye ) , le dessin et ses couleurs se marient parfaitement avec l’univers qu’on avait imaginé.

Face au contexte sanitaire actuel, est ce que votre façon de créer, de travailler …est différente ou non ?

Notre façon de travailler n’est pas différente. On crée chez l’un ou chez l’autre , on a même eu plus de temps pour réaliser ce projet.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer dans vos textes ?

Nos textes sont assez personnels , c’est Lucie qui les écrit à partir de son imagination. Ils ne sont pas engagés , néanmoins les sentiments de chacun peuvent s’y retrouver.

Quels sont vos futurs projets ?

On a beaucoup de titres en réserve , dont quelques featuring. On a hâte de partager la suite et surtout de pouvoir faire des lives quand on pourra.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

High et Hearts beating in the 90s dont les clips sont
disponibles sur Youtube.

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Par Jess. D