The Hounds

Crédit photo : Inès Paillié

À l’occasion de la sortie de leur premier EP LAB 01 le 24 juin prochain, nous avons rencontré THE HOUNDS, jeune groupe de rock toulousain. Bienvenue dans leur univers !

Salut The Hounds, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! The Hounds est un groupe toulousain créé il y a un peu plus d’un an. Il est composé de Daken au chant, Khan à la guitare, MAD à la batterie et Chipeur à la basse. Notre musique, c’est du mi-Rock, mi-coolos. Style un peu étrange à première vue. On explore pas mal de styles différents dans nos chansons et notre défi est de faire sonner ce mélange d’influences, sans avoir l’impression d’écouter quelque chose de complètement décousu.  

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Khan et MAD ont commencé la musique ensemble petit. Puis Daken et MAD se sont connus dans un groupe de métal. Enfin, MAD et Chipeur se sont rencontrés pendant leurs études. Quelques soirées et la volonté de faire de la scène avec un projet ont suffi à réunir tout ce beau monde autour du projet The Hounds.

D’où vous est venue l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder The Hounds ?

The Hounds est né de notre envie de faire de la musique ensemble, tout simplement. L’envie de fusionner toutes nos influences et de voir le résultat, de construire des morceaux.

Pourquoi The Hounds ?

Joker, je confirme avec confirmation.

Qui est à l’origine de votre identité visuelle ?

Khan et MAD ont lancé notre identité assez tournée autour de l’humour avec les montages que vous pouvez voir sur notre insta, du fait maison. Maintenant on se constitue notre meute d’artistes et d’amis pour diversifier nos visuels. @ines.art_s par exemple, artiste designer, a créé les chiens qui nous représentent. Elle bosse aussi avec d’autres amies sur nos futurs projets, que vous aurez le plaisir de découvrir en venant nous suivre !

LAB 01

Votre EP sort mi-juin, pouvez vous nous en parler ?

Notre EP, LAB 01 (pour laboratoire n°01), doit sortir le 24 juin 2021 sur toutes les plateformes. Il représente pour nous le fruit d’une année d’expérimentations et de créations, la conclusion au premier chapitre de notre histoire. LAB 01, c’est donc 5 titres que nous avons retenus, qui n’ont aucun lien direct si ce n’est celui de nos expériences et inspirations personnelles. Cet EP, c’est juste du fun en boîte. C’est aussi une super pochette réalisée par @thesunprose !

« Unsmart Brain » le clip

Un clip est-il prévu pour accompagner la sortie de l’EP ?

Bien évidemment ! “Unsmart Brain” aura droit à un clip animé par Anko qui doit sortir avant la sortie de l’EP, le 17 juin. Il sera à l’image de notre EP : pas d’intrigue particulière, juste des chiens qui font leur vie.

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapprochent ?

Oui, effectivement, c’est vrai, nous avons des influences qui sont un peu différentes, tous les quatre. MAD écoute du Death, style Gojira ou Cannibal Corpse pour s’endormir (entre 2 morceaux de Dua Lipa), alors que Chipeur écoute plus du Patrice Rushen ou du Jamiroquai pour pousser à la salle. Khan écoute des trucs pas ouf, comme [insérer groupe de jazz un peu technique] Jacob Collier ou Snarky Puppy, alors que Daken préfère se maquiller sur du Yungblud ou MGK. Ha oui pardon ce n’était pas la question, quelles sont les influences musicales qui nous rapprochent ? ARCTIC MONKEYS. Et tout autre groupe un peu sympa de rock accessoirement.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager un titre ? 

On voulait un featuring avec Brahms mais on n’a pas réussi à joindre son agent.  Ces temps-ci on accepterait peut-être de laisser YUNGBLUD chanter sur un de nos titres, si jamais tu passes par là Dom. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos chansons ?

Notre musique et notre humour, au fond, sont comme du chocolat laissé sur une table en plein soleil : tu n’es pas sûr que ce soit toujours bon mais ça part d’une bonne intention. Vous ne trouverez pas encore forcément de message très engagé. Mais nous avons à peine 21 ans et écrire sur des sujets que l’on ne connaît pas assez bien ne fait pas vraiment partie de notre philosophie. Cet EP, c’est donc des histoires inspirées par nos expériences personnelles de jeunes êtres humains. En général, des relations amoureuses ou simplement des choses qui nous font rire. Par exemple, “Is The Sky Falling ? est un morceau qui (comme souvent) est né d’une blague du batteur (lui aussi c’est une blague) et qui a été entièrement créé en une soirée.

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ?

Mais plus que bien évidemment ! Le live, c’est un peu le saint Graal ! Que dis-je ? ! L’accomplissement de toute une vie ! Que dis-je ? ! Notre projet !!  Par contre, on préfère attendre que la situation sanitaire se calme un peu pour des dates. On a fait l’expérience en août dernier d’une personne positive au fameux virus tusaisqui lors de l’un de nos lives. Heureusement il n’y a pas eu de complications, mais ça nous a pas mal refroidis.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Sans doute “She Wants”, de Sunset Sons et “Devil in the Midnight Mass”, de Billy Talent. Quoi ? Bientôt des covers de ces morceaux sur notre chaîne ? Prouvez-le !

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Par Amélie. G

LŌV

Crédit photo : Jade LE BLOAS

La sensualité de Lov se retrouve aussi bien dans sa voix que dans son univers visuel qui setraduit par des clips à l’esthétique travaillée. Ce 1er EP Fever sorti le 04 juin dernier est le début d’une très belle aventure pour la jeune chanteuse ! Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus.

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Lov j’ai 25 ans. J’écris comme je chante et je chante comme je ris c’est ma deuxième nature. J’ai eu la chance d’avoir une enfance libre et des parents à l’écoute ce qui m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde. J’ai grandi dans le sud de la France donc j’ai toujours été habitué à être proche de la mer, l’horizon me permet de m’évader.

Tu as remporté le concours de l’émission Planète Rap en septembre 2020, comment l’as-tu vécu ?

Honnêtement, pour une première, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon stress, je venais de me lancer dans la musique il y a à peine 6 mois. C’était une belle expérience, j’ai beaucoup appris entourée de Fred Musa et toute l’équipe qui m’a soutenu et mise à l’aise. Je pense que chaque étape que nous vivons nous permet à tous de grandir et de prendre de l’assurance, Planète Rap en fait partie. Lorsque je me suis mise à chanter, plus rien n’existait autour de moi, je me suis plongée dans mes paroles. « Lov de toi » mon premier single et mon histoire avec H, celui qui m’a soutenu et me soutiendra toujours.

FEVER premier EP sorti le 4 juin

Ton premier EP est sorti le 4 juin, peux-tu nous en parler ?

Mon premier EP s’appelle FEVER, c’est une présentation de ce que j’ai au plus profond. À travers ces 5 titres « Fever » « Lov de toi » « Désert » « Canopée » « Hello » on y découvre mes différentes manières de penser : la folie, l’amour, la recherche de soi-même, la sensualité, et la spiritualité. Dans ces chansons, je vous parle en toute sincérité, j’aime énormément jouer avec les mots et les métaphores. La musique est pour moi très instinctive, le flow et les paroles me viennent naturellement. À travers « Désert », j’ai voulu faire passer un message d’espoir avant tout pour me donner la force d’y croire. Mon message est simple : le bonheur est accessible à tous, tendez-lui la main.

Le clip FEVER

Quel est ton titre préféré ? Et pourquoi ?

J’ai eu énormément de facilité à écrire FEVER, c’est une musique qui me donne le sourire. Je me souviens quand j’ai enregistré ce titre avec OVAGROUND, je l’ai fait écouter à mon entourage le smile sur leurs visages, c’est exactement ce que je cherche à transmettre.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

J’ai commencé à écrire lorsque le monde était confiné. Je me suis retrouvée dans la maison de campagne de mon père dans l’arrière-pays niçois. J’avais besoin de réponse, l’écriture et la musique m’ont permis de penser au positif. Je puise mon inspiration à travers les images, les histoires, les gens, les poèmes et les sonorités. Le monde qui nous entoure est vaste, j’ai besoin de trouver ma place et la musique m’apaise. En écrivant, je réponds à toutes les questions qui sont dans ma tête, c’est devenu un besoin.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

J’écoute énormément de beats, énormément de musique du monde, je m’inspire de chaque culture, je travaille à l’instinct. Parfois les mouvements de danse me donnent les mots, les mots me donnent le flow et parfois le flow me donne même l’histoire. Je crée comme je respire et je respire comme j’aime.

Tu n’hésites pas à mélanger différents styles comme le jazz, la pop… Quelles sont tes influences ?

Je suis fascinée par la manière de prononcer les mots comme le fait George Brassens. J’aime la prestance d’Etta James, le charisme de Jorja Smith et le rebondissement d’Oxmo Puccino. Ce serait triste de réduire mes influences à quatre artistes, sachant que ma mère m’a appris à écouter tous les styles musicaux : elle me réveillait le matin avec Bach et le soir on dansait sur Saint Germain. Il y avait également un disquaire dans ma ville, un passionné de musique, et je passais des heures avec lui à écouter ses vinyles. Il m’a transmis sa passion. « La musique il faut apprendre à l’écouter » disait-il.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes chansons ?

Il faut laisser place à l’amour, la haine n’est plus d’actualité. Le message est simple : LAISSONS PARLER NOTRE CŒUR.

Quels sont tes futurs projets ?

« Si loin du but » est la dernière musique de mon premier album. J’ai besoin de grandir, mon objectif est loin, il sera difficile de l’atteindre, je donnerai tous ce que j’ai pour y parvenir même si je dois gravir des sommets. Je suis passionnée et déterminée, je m’accroche à cette phrase « croire en ses rêves ».

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

« Notice me » de Tobi Lou et « Les femmes » de Esken.

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Par Jess. D

We Hate You Please Die

Crédit photo : Charlotte ROMER

Trois ans après la sortie de leur premier album Kids Are Lo-Fi en 2018 et de leur EP Waiting Room en 2020, We Hate You Please Die vous présente Can’t Wait To Be Fine dont la sortie est prévue le 18 juin prochain. À cette occasion ils ont accepté de répondre à nos questions, plongez dans l’univers de We Hate You Please Die.

Hello We Hate You please Die, est- ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Ça va ? Dans We Hate You Please Die il y a Mathilde, Raphaël, Chloe et Joseph, on vient de Rouen en Normandie et nous sommes un groupe de punk. Enfin à peu près, parce qu’en fait il y a pas mal de punk mais pas seulement.

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Ça vient de « Scott Pilgrim VS the World » qui est un film d’Edgar Wright adapté de la BD du même nom. Dans un passage de l’histoire, un personnage d’un groupe de punk-gothique-dépressif dédicace la prochaine chanson « We Hate You, Please Die » à un mec relou dans le public. Si on a choisi ce nom, ce n’est pas tant par sociopathie ou par amour de la tristesse, mais plutôt pour l’énorme envie de dire à plein de gens chiants dans ce monde, qu’on aimerait bien qu’ils meurent. Après, on ne souhaite la mort de personne en vrai, mais juste c’est tellement un bordel insencé ce monde que ce serait pas plus mal pour la planète s’il y avait une grosse épidemie pour faire le tri dans tout ça. Oh, wait.

Comment avez-vous commencé à faire de la musique ensemble ?

Raphaël et Chloe se sont rencontrés en soirée, il y a quelques années, et ont eu l’envie de faire de la musique ensemble. Chloe devait même prendre le chant principal à la base. Mais c’est resté au stade d’idée dans un coin de la tête jusqu’à ce qu’ils enregistrent la chanson « Kill Your Buddy » (présente sur Kids Are Lo-Fi, notre premier album) et que Raphaël propose à Joseph son voisin de rejoindre le projet, et il a invité mathilde qu’il avait rencontrée sur internet. Enfin, dans le cadre d’un autre projet musical évidemment.

Quel a été le processus de création de Can’t Wait To Be Fine votre deuxième album ? (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition ) A-t-il été différent pour Kids Are Lo-Fi ?

L’écriture de ce deuxième album a été assez étalée dans le temps. Une chanson a même été écrite avant l’enregistrement du premier album, mais à vous de deviner laquelle. Comme la conception des morceaux de l’album a été faire au fur et à mesure et sur un peu plus de deux ans, nos influences et nos lubies du moment ont eu le temps de changer plusieurs fois, ce qui selon nous amène une certaine diversité entre les chansons. À côté, le premier album Kids Are Lo-Fi (2018) avait été composé beaucoup plus rapidement et l’enregistrement s’est fait à peu près un an après avoir commencé à jouer tous les quatres. Ça a donné un ensemble qui allait un peu plus droit au but, qu’on adore toujours mais la recette n’a pas été la même pour Can’t Wait To Be Fine, on a pris vachement plus le temps de se creuser la tête. Après, le processus de création est toujours assez similaire. Joseph compose des instrus de base et envoie des démos, puis on bosse l’ensemble de l’instru à trois avec Mathilde et Chloe et en parallèle Raphaël cherche les lignes de chants et une bonne partie des choeurs.

Quelles sont vos influences principales ? Sont-elles différentes entre vos deux albums ?

Elles sont déjà bien différentes entre nous quatre ! Comme dit tout à l’heure en effet on s’est laissé vachement plus de liberté dans ce deuxième album. Les trucs qui nous mettent tous à peu près d’accord c’est Ty Segall et Oh Sees, mais ça c’est plutôt ce qu’on écoutait quand on s’est rencontré. Maintenant il y a des choses qu’on écoute et que les autres n’aiment pas, enfin qui ne mettent pas tout le monde d’accord en tous cas.

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Raphaël : Maxwell Farrington

Chloe : Viagra Boys

Mathilde : Surfbort

Joseph : Cocaine Piss

Artwork by Bambi Biche

Votre album se nomme Can’t Wait To Be Fine, quel est le message derrière ce nom ?

C’est le titre trouvé par Raphaël. Il est assez transparent, qui n’a pas hâte d’aller bien ou que les chosses aillent bien dans ce monde ? C’est niaiseux mais tellement vrai. On a toujours hâte que les problèmes soient résolus, pour nous comme pour les autres. On a juste envie de se sentir bien dans ses baskets, arrêter de se prendre la tête à longueur de journée pour savoir comment être quelqu’un de bien. Avec ce titre, on a juste arrêté de dire que c’est le reste du monde le problème, pour penser un peu à nous et à comment on est dans tout ça.

Can’t Wait To Be Fine le clip

Était-ce une volonté de sortir comme premier extrait la chanson du même nom ?

Complètement ! La chanson « Can’t Wait To Be Fine » a donné son nom à l’album, et si on a voulu la sortir en première c’est pour montrer dès le début que cet album ne sonnerait pas comme le précédent. Il y a une plus belle place à la mélancolie et aux émotions (même si tous les titres ne dégagent pas la même chose évidemment) et même si ce titre n’est pas très radio avec ses 7 minutes, on a trouvé important que ce soit la première chose que les gens entendent, pour qu’ils comprennent que ce n’est pas un premier album bis.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet album ?

Contraitement au premier album, les paroles sont écrites avec beaucoup plus de sérieux ahah… Avant c’était beaucoup de yaourt et d’impro pour laisser le plus de place possible à la musicalité du chant. Ici, il y a maintenant des thèmes précis abordés : les maladies mentales, injustices sociales et répressions gouvernementales, effondrement du monde moderne à cause du capitalisme et de ses dérives, les violences sexuelles et les difficultés à s’épanouir et à se sentir bien dans tout ça.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Sans doute d’autres clips bientôt, et évidemment des concerts dès que possible ! On est même en train d’organiser une mini tournée au Canada, on a trop hâte.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

La face A et la face B. Non sérieusement c’est compliqué de choisir, un album c’est un tout, c’est comme si tu devais choisir seulement deux chapitres d’un bouquin pour le définir. Perso, je dirais DSM-VI et Luggage, même si chacun aura ses préferées. Mais c’est quoi les deux préférées de la Boîte à Musiques ?

Amélie : On aime tellement l’album que le choix a été difficile, mais s’il faut choisir ça sera : « Vanishing Patience » et « Barney »

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Par Amélie. G

Gurl

Les membres du groupe GURL

À l’occasion de la sortie de leur premier EP GARDEN PARTY le 21 mai prochain, nous avons rencontré GURL un jeune trio de garage surf rock. Ils nous offrent une musique résolument enthousiaste et solaire et nous invitent à revenir à une spontanéité propre à la jeunesse.

Hello GURL, est ce que vous pouvez vous présenter ?

On est un groupe de rock parisien, respectivement Alexis au chant et à la guitare, Alexis à la batterie et Gabriel à la basse, ou un truc comme ça je crois.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Au concert d’un lycée local ! On a mis un peu de temps avant de se réunir et de jouer ensemble, chacun ayant ses groupes respectifs. C’est après une séance d’enregistrement improvisée à la campagne que Gurl est réellement né.

D’où vous est venu l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder GURL ?

Etrangement on a des goûts assez différents tous les trois, pourtant on s’est tout de suite entendu sur comment on voulait sonner. Le fait qu’on soit de bons potes a rendu le truc encore plus spontané.

Pourquoi GURL ? 

Ça part de…enfin, c’est comme si, ‘fin tu vois… du coup, t’as capté. 

L’Artwork

Votre EP GARDEN PARTY sort le 21 mai, est-ce que vous pouvez-nous en parler ?

On choisi de garder toutes nos premières compo pour cet EP, l’idée c’était de créer quelque chose de spontané et solaire. Le titre vient de concerts qu’on a donné dans les jardins de nos potes l’été dernier, avec les moyens du bord. Toute cette énergie, cette joie c’est ce qu’on a essayé de transmettre dans nos morceaux. 

Le clip Friends

Pourquoi avoir choisi de dévoiler FRIENDS comme premier titre ?

Tout simplement parce que il était le plus représentatif de l’esprit de l’EP. On a pensé le clip comme une série de souvenirs d’un été passé avec nos potes, à rêver de voyages et de liberté.

Vous proposez une musique jeune et spontanée, quelles sont vos influences ? 

On est tout aussi inspiré par la scène rock émergente australienne que par des groupes de garage des 60s et de punk de fin 70. À coté, on est aussi pas mal inspiré par le surf rock et la scène alternative des années 90.

Avec quel groupe vous rêveriez de partager un titre ? 

Spontanément on aurait envie de répondre Skegss mais en réfléchissant bien les potos de LEMONPARTY sont quand même chaud.

Quels messages vous souhaitez faire passez à travers vos chansons ?

On veut inciter ceux qui nous écoutent à vivre le moment présent. 

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ? 

Evidemment, en vrai on attend que ça, on a pas encore eu l’occasion de remplir une salle mais des qu’on pourra, on enchaînera. 

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

Ecoutez Family tree de Black Lips, c’est notre hymne, et sinon pensez à jeter une oreille à SIK

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L’EP est disponible sur Bandcamp et en streaming.

Par Amélie. G

CKRAFT

Crédit photo : Olivier REB

CKRAFT c’est la rencontre unique du Métal et du Jazz porté par les mélodies du chant grégorien. Après la sortie de leur premier single Drowning Tree en février dernier, ils préparent leur premier album. Charles membre du groupe a accepté de répondre à nos questions.

Hello Charles, peux-tu présenter CKRAFT ?

Hello La Boîte à Musiques ! On est un quintet de Jazz-Metal Grégorien né dans l’est de la France l’été dernier, avec un line-up original qui confronte un power trio (guitare, basse, batterie) bien métal, à deux instruments acoustiques : sax et accordéon, ce dernier est augmenté de capteurs électroniques. Sur scène on est accompagnés de notre ingée son et de notre concepteur lumière, avec lesquels on a bossé un show au millimètre qu’on espère pouvoir bientôt jouer régulièrement devant un public nombreux !

Vous êtes cinq, comment vous êtes-vous rencontrés ?

On s’est rencontrés pendant nos études dans les conservatoires : à Metz pour William (le batteur) et à Paris pour les autres (Marc : basse, Antoine : guitare, Théo : sax, Mathilde : ingée son)

Quel est le projet derrière CKRAFT ?

Le gros son et la folie. Le monde exprime une telle rage, un tel hurlement, et ce de manière quotidienne, que je ne peux pas rester passif, il faut que ça sorte. J’exprime par cette musique beaucoup de colère, et en même temps j’ai envie qu’elle raconte des histoires, dont certaines finissent bien aussi.

CKRAFT, ce nom pour le groupe a-t-il une signification particulière ?

En effet ! En anglais craft veut dire artisanat, et en allemand die Kraft signifie la force/l’énergie. J’ai toujours trouvé le processus de composer et jouer une musique assez artisanal en soi : dans notre cas on emprunte la force, l’énergie du Metal pour sculpter un objet d’art excentrique, on s’inspire d’une tradition millénaire – les chants grégoriens – et on passe des jours et des jours dans notre atelier à parfaire le rendu.

Mêler le Métal et Jazz, est-ce que ça a été une évidence ? Et pourquoi les mélanger ?

Pour moi c’est une évidence oui : lorsque j’étais adolescent j’écoutais quasi-exclusivement du Métal (Gojira, Meshuggah, Opeth, Lamb Of God, Machine Head, Slipknot, etc.) c’était la seule musique qui me faisait vraiment vibrer. Dans la même période j’ai vu jouer un big band et suis instantanément tombé amoureux du Jazz et de la folie qui y est exprimée. J’ai fini par ressentir un lien très fort entre les deux genres : une rage de vivre, un cri de liberté, un côté tribal parfois.

Etait-ce une volonté pour vous d’être un groupe uniquement instrumental ?

Je t’avoue qu’on n’y a jamais vraiment réfléchi ! Nos chemins se sont juste croisés au bon moment pour qu’on ait envie de se lancer ensemble dans cette aventure et dans ce son, si l’un d’entre nous avait été chanteur il y aurait sûrement du chant dans CKRAFT aujourd’hui. Il n’est pas exclu de faire des featuring dans le futur, et je rêve de faire un morceau avec Mike Patton un jour (Mike, si tu lis ça..!), mais pour l’instant on se concentre sur notre line up exclusivement instrumental en effet.

Bug Out

Quelles sont vos influences musicales ? Sont-elles différentes pour chacun de vous cinq ? En avez-vous en commun ?

Je dirais Meshuggah et Gojira en ce qui concerne les compositions. Ce sont vraiment nos références communes. On aime marteler des gros riffs à l’unisson avec un son lourd, profond et gras, et quand Théo arrive dessus avec un solo de sax je pense que les plus connaisseurs reconnaîtront l’influence de John Coltrane ! Je suis parfois influencé par Fredrik Thordendal (le guitariste de Meshuggah, NDLR) dans mes solos d’accordéon – la preuve en images! – Notre bassiste Marc est influencé par des musiques rythmiquement très exigeantes, comme celle de Tigran Hamasyan, avec lequel il va d’ailleurs tourner cet été et enregistrer son prochain album.

Quel est votre processus de création (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition) ?

C’est moi (Charles) qui écris toutes les compos, je les mets sur papier de la manière la plus claire possible, en faisant au passage des petites démos audio avec l’ordinateur, on répète, on affine, et quand c’est bon on enregistre ça tous ensemble. Voici d’ailleurs une vidéo de notre tout premier enregistrement, celui de Drowning Tree. Si on veut décortiquer CKRAFT, on peut percevoir les univers du jazz et du métal d’un œil distinct : on a un son très grave dans le power trio (guitare, basse, batterie), ce qui est propre au Métal, le sax et l’accordéon sont plus Jazz. On utilise des mélodies issues du chant grégorien pour cimenter les deux univers. Les chants grégoriens forment un matériau musical hyper puissant, ils ont traversé les siècles et s’extraient aujourd’hui de leur contexte religieux d’origine pour être associés à des éléments de culture populaire. De nombreux compositeurs s’en sont servis dans la musique classique, dans les musiques de films et de jeux vidéos (cf.L’histoire du célèbre chant grégorien « Dies Irae » et son influence sur la culture populaire), et aujourd’hui CKRAFT s’en sert pour fédérer Jazz et Métal.

Peux-tu nous parler de Drowning Tree  ?

C’est notre premier enregistrement ensemble. Au-delà de la valeur affective, il a aussi une signification plus profonde pour moi car je l’ai écrit en pensant aux forêts qui brûlent, à la montée du niveau des eaux et plus généralement au désastre écologique que représente l’existence de l’humanité sur notre planète. Pas de chant grégorien ici, mais une mélodie triste et épique, symbole de la nature qui se noie sous l’Homme. La pochette représente d’ailleurs un arbre mourant dont des mains humaines semblent vouloir se saisir pour l’entraîner vers le fond.

Crédit photo : Lucie WDL

Comment avez-vous vécu votre participation aux INOUÏS ?

C’était une super expérience, ils nous ont donné les moyens de travailler le son et les lumières grâce à la salle Le Gueulard Plus (Nilvange, 57) et présenter un beau show devant une cinquantaine de professionnels de la musique en région Grand Est à l’Autre Canal (Nancy, 54). C’était notre premier concert, on était ravi de partager ça avec un public malgré le contexte actuel de pandémie et de restrictions et on a eu de très bons retours.

Avez-vous des projets pour le futur (album, EP, concerts…) ?

Oui ! On compte sortir un album d’ici le printemps 2022, il est déjà enregistré et on est en train de le mixer en ce moment. Il s’appellera Epic Discordant Vision, et on compte bien jouer cette musique sur scène dès que les conditions sanitaires le permettront. Pour l’instant, on a été retenus pour le tremplin Nancy Jazz Up qui aura lieu mi-mai.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

Drowning Tree bien sûr, et sinon je vous conseille d’aller voir nos petites vidéos sur Youtube, elles sont courtes et donnent un bon aperçu condensé de notre son !

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Par Amélie. G

Degiheugi

Crédit photo Lucas Perrigot

Ce vendredi 23 avril, Degiheugi nous a dévoilé son huitième album FOREGLOW. Il nous arrive tel un rayon de soleil dans la grisaille ambiante , nous transporte loin de chez nous et nous donne l’envie de nous évader. Afin d’en savoir un peu plus, Degiheugi a accepté de répondre à quelques une de nos questions.

Bonjour, peux tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Degiheugi, ça paraît dur à prononcer, mais il faut juste dire les 4 lettres D.J.E.J. Je suis Compositeur / Beatmaker. Ça fait une vingtaine d’années que je fais ça, j’ai commencé très tôt et très jeune dans le rap, puis je me suis concentré sur la production et j’ai monté mon projet solo « Degiheugi » vers 2005. Depuis j’ai fait 7 albums et 2 EP. Plus pas mal de production pour d’autres artistes, rap ou autre.

Degiheugi – Nuday feat Andrre

Ton nouvel album « FOREGLOW » est sorti le 23 avril, peux-tu nous en parler ? En quoi est-il différent des précédents ?

C’est un album que j’ai voulu différent dès sa conception. Cela faisait longtemps que je voulais m’attaquer au répertoire de pays hispaniques, d’Amérique du Sud ou du sud de l’Europe. J’ai mis longtemps à m’y mettre car je voulais mieux comprendre la culture, et la musique de ses différents pays pour mieux les appréhender. Cela a eu comme effet de produire un album plus solaire, peut être plus joyeux aussi ! Même les rythmiques et le choix d’instrument sont différents des précédents albums. C’est un album que j’ai voulu positif, peut-être un peu plus ouverts que mes précédents albums. C’est un album que j’ai voulu positif, peut être un peu plus ouverts que mes précédents albums.

Quel est ton titre préféré ?

C’est vraiment difficile à dire car ça change souvent. J’adore Nuday, Woman, Straight Murder qui est un peu un ovni dans l’album… Peut-être Nuday, qui est le plus représentatif de cet album.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

Indirectement oui. Quand la pandémie à commencé en mars 2020, j’étais en plein processus de création de cet album. Je pense que le fait de me retrouver dans une situation si anxiogène, et si liberticide, avec ce décompte macabre qui nous étais offert chaque soir, m’a inconsciemment amené à faire un album qui appelle à l’évasion, au soleil, au partage et aux bonnes vibes. Un peu comme une échappatoire, une issue de secours mentale à cette situation.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

Je suis ce qu’on appelle un digger. Je cherche et j’écoute beaucoup de disques, le plus souvent anciens et un peu oubliés. À partir de ces disques, je cherche soit l’inspiration, soit ce qu’on appelle des samples. Ce sont de courts ou moins courts échantillions de musiques que l’on réutilise de façon reconnaissable ou non dans une musique. Alors souvent je pars d’un sample, et je construis le morceau autour. Ça peut être une mélodie, mais aussi juste une texture, ou une voix. Il n’y a pas de schéma préétabli. L’idée c’est que je crée un peu selon mon humeur. Joyeux, positif ou triste, inquiet ou un peu fou. Selon le mood du jour, je vais chercher les samples qu’illustre le mieux ce ressenti. Ensuite je contruis la rythmique, les arrangements au clavier, la bass etc, soit à partir de claviers, d’instruments, de musiciens que j’invite ou encore d’autres samples.

Les multiples influences (afrobeat, samba…) présentent sur cet album permettent de s’éloigner loin du chaos actuel, était-ce une volonté de ta part ?

Oui comme évoqué un peu avant, je pense que j’avais tellement besoin d’évasion, de voyages, de soleil, de proximité, que je l’ai retranscrit dans cet album. Moi ça m’a aidé à passer cette période. Et si par chance, je peux offrir quelques minutes de répits, de sourire ou d’évasion à ceux qui écouteront alors ça sera pour moi une réussite.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes sons ?

C’est plus une notion de partage d’émotions. J’ai toujours considéré ma musique plutôt comme cinématographique, alors à chacun de se faire son film quand il écoute ma musique. Certains titres sont plus évidents à « lire » ou décoder sur les émotions que je veux transmettre, mais ce que j’adore, c’est quand les gens viennent me voir et me racontent ce que tel ou tel titre leur évoque ou leur font imaginer. Si le scénario ou l’émotion est complètement différent de ce que je pensais, alors je trouve ça réussi car je me dis que cet auditeur s’est complètement approprié le titre, et quelque part, il ne m’appartient plus. J’aime cette idée.

L’artwork signé DULK

Ton artwork est juste sublime, quelle est son histoire ?

L’artwork est signé par DULK ! C’est un artiste que j’adore. C’est le 3e album et la 4e pochette qu’on travaille ensemble. DULK est un artiste peintre issu du street art. Il peint ses fresques animalières sur des murs entiers d’immeubles, mais aussi sur tableau. C’est le cas de cet artwork. C’est d’abord un tableau qu’il a peint après qu’on est longuement discuté de l’album et de ce que je voulais faire ressortir comme émotion. Je lui ai parlé de ce moment au coucher et au lever du soleil, de cette plénitude que l’on peut ressentir quand tout est calme et que la lumière devient si magnifique pendant un couer instant. J’aime ce côté éphémère de cet instant. Ça nous a donc donné les couleurs de la pochette. Ensuite il m’a demandé quel animal me représenterait le mieux dans ce moment, nous sommes arrivés au paresseux car c’est le seul moment de la journée et j’ai réellement envie de tout stopper, ne rien faire et juste profiter de l’instant. Foreglow met ça en avant. Cette lumière, cette couleur, ce moment de calme où nous devrions un peu stopper pour juste profiter et se sortir la tête de cette vie un peu étrange que nous vivons tous.

Deux titres que tu conseilles à nos lecteurs ?

Je pense que Nuday et Afterglow donneront un bel aperçu de l’album !

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Par Jess. D

Almáciga

Lucie et Gustave, Almáciga. Crédit Photo Emile Henriet

À l’occasion de la sortie de leur nouveau titre Sun le 25 mars dernier, nous avons rencontré Lucie et Gustave du groupe Almáciga.

Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour ! Nous sommes deux musiciens basés à Paris , nous avons formé il y a un an le groupe.

Crédit Photo Emile Henriet

Comment vous êtes-vous rencontrés ? L’envie de faire de la musique ensemble a-t-elle était une évidence ?

Nous nous sommes rencontrés à l’université par des amis en commun. On s’est tout de suite bien entendus par notre passion commune : la musique.
L’envie de faire de la musique ensemble n’était pas une évidence , en effet on a chacun des projets personnels dans lesquels on s’investit. C’est avec le temps qu’on a commencé à composer ensemble , au départ pour s’amuser puis on a eu l’envie de créer un projet autour de ça.

Quel est votre processus de création ? (Écriture, composition…)

Pour composer notre musique , on se laisse envoûter par les sonorités , on aime composer sans thème en se laissant aller ! C’est plutôt varié. Soit on réalise les instrumentales ensemble et Lucie crée l’écriture et la voix , soit c’est Gustave qui produit l’instrumentale puis on y ajoute la voix. Mais parfois on définit le genre de musique à l’avance. On imagine la structure ensemble puis on enregistre la voix dans un second temps.

Quelles sont vos influences majeures ?

On a chacun nos influences. Gustave s’inspire de électro , hip hop ( Aphex twin , J Dilla , Four Tet ). Lucie s’inspire de rock psychédélique , indie , électro pop (Lana Del Rey , Agar Agar ,Alice Phoebe Lou ).

Sun

Pouvez-vous nous parler de votre dernier titre ?

Notre dernier son s’appelle Sun. Il est très différent de nos premiers titres qui étaient plus hip hop électro. Celui-ci est plutôt rêveur , plus obscur. On s’y projette comme dans un univers parallèle. Au niveau de l’instru , deux énergies différentes et harmonieuses : des couplets sombres et des refrains lumineux. Quant aux paroles, elles créent un sentiment alliant nostalgie et lâcher prise.
L’illustration a été réalisée par une de nos amies ( sur instagram : @lion_byebye ) , le dessin et ses couleurs se marient parfaitement avec l’univers qu’on avait imaginé.

Face au contexte sanitaire actuel, est ce que votre façon de créer, de travailler …est différente ou non ?

Notre façon de travailler n’est pas différente. On crée chez l’un ou chez l’autre , on a même eu plus de temps pour réaliser ce projet.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer dans vos textes ?

Nos textes sont assez personnels , c’est Lucie qui les écrit à partir de son imagination. Ils ne sont pas engagés , néanmoins les sentiments de chacun peuvent s’y retrouver.

Quels sont vos futurs projets ?

On a beaucoup de titres en réserve , dont quelques featuring. On a hâte de partager la suite et surtout de pouvoir faire des lives quand on pourra.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

High et Hearts beating in the 90s dont les clips sont
disponibles sur Youtube.

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Par Jess. D

Blue Jay

Blue Jay

Dans son premier EP Madness sortie le 21 mars dernier, Blue Jay explore au fil des 5 morceaux différentes facettes du thème de la folie. Elle a accepté de répondre à nos questions. Entre ombre et lumière, plongez dans l’univers indie pop de Blue Jay.

Peux tu te présenter à nos lecteurs ?

Hello ! Moi c’est Blue Jay, j’ai 22 ans et je suis auteure-compositrice-interprète de pop alternative sur Toulouse.

Qu’est ce qui t’as donné envie de chanter, faire de la musique ?

J’adore chanter depuis que je suis toute petite, mais pendant très longtemps j’ai gardé ça secret ! J’ai toujours baigné dans la musique grâce à mon frère, rappeur et beatmaker, qui m’a fait découvrir ce milieu. Pendant des années, je chantais en cachette dès que j’étais seule et je ne l’ai jamais dit à personne. C’est seulement vers mes 16 ans que j’ai commencé à oser chanter devant ma famille et mes amis. J’ai pris quelques cours de chant, puis j’ai commencé le piano et la guitare en autodidacte pour pouvoir m’accompagner et écrire mes chansons. 

Quel est ton processus de création ? Travailles tu seule ?

J’ai commencé seule, avec des compos en acoustique (voix et guitare, piano, ukulélé, harmonica…) que j’enregistrais avec les moyens du bord, mais ça me frustrait d’être limitée en termes d’instruments et de ne pas obtenir les sonorités que j’avais en tête. En 2019, j’ai commencé à travailler avec Rayn, qui est devenu mon musicien, ingénieur du son et directeur artistique. 

Généralement, le processus de création, c’est qu’on commence par composer une petite base instrumentale ensemble. Ensuite, on définit l’ambiance et la structure du morceau, puis je pars en écriture des toplines et des paroles et on enregistre une maquette. Ensuite, on bosse à partir de cette maquette avec une équipe de musiciens pour arranger la version finale du morceau.

L’EP Madness

Peux tu nous parler de « Madness » ?

« Madness » est mon premier EP, il est sorti le 21 mars. C’est un projet de 5 titres qui tourne autour du thème de la folie.  La folie de l’amour, celle de l’espoir, la folie intérieure, celle des Hommes et du monde… 

Il est disponible sur toutes les plateformes de streaming ainsi qu’en format physique !

Madness, extrait de l’EP

Quelles sont tes influences musicales ?

J’ai des influences très éclectiques et je pense que ça se ressent un peu dans ma musique ! Musicalement, je mentionnerais surtout le groupe Daughter, mais je puise mon inspiration dans plein d’univers différents. Dans mon EP « Madness », on retrouve pas mal d’influences rock, mais j’aime également les sonorités beaucoup plus pop et dansantes comme dans « Meadows of Gold » par exemple, un morceau que j’ai sorti en live session sur YouTube. 

Face au contexte sanitaire actuel, ta façon de créer, les messages que tu veux faire passer sont-ils différents ?

Au début, pas vraiment. J’ai commencé à travailler sur l’EP « Madness » pendant le premier confinement sans forcément faire de parallèle avec la situation actuelle, car le thème de la folie m’inspirait depuis longtemps et revenait déjà souvent dans mes morceaux.

En revanche, ça m’a effectivement inspirée pour la suite de mes projets. En cette période difficile et fatigante pour tout le monde, j’ai de plus en plus envie de transmettre à travers ma musique du positif, de la légèreté. Je n’en dirai pas plus, mais mon prochain projet est déjà en cours de préparation et n’aura pas du tout la même atmosphère que « Madness » ! 

As-tu des projets de concerts ? (Quand la situation le permettra) Des autres projets en cours ?

Évidemment, j’espère pouvoir monter sur scène au plus vite ! Comme j’ai commencé à travailler avec mes musiciens en janvier 2020, je n’ai toujours pas eu l’occasion de défendre ce nouveau projet en live. Être actif en ligne, c’est important, mais ça ne remplace pas la scène. Malgré tout, j’ai eu la chance de faire plusieurs résidences dans de belles salles toulousaines durant cette année, ce qui permet de se préparer pour la reprise des concerts. J’ai d’ailleurs une résidence prévue fin avril à l’Altigone pour travailler encore le set live et y intégrer de nouveaux morceaux. 

En parallèle, je prépare un deuxième clip qui sortira début mai, ainsi qu’un nouveau projet en studio.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

En ce moment, je suis complètement obsédée par « YaYaYa » de RY X. C’est un morceau hyper doux et puissant à la fois, assez mélancolique. Dans un tout autre style, j’adore « Chanson d’amour », le nouveau morceau du rappeur Scylla, qui m’a beaucoup fait penser aux thèmes abordés dans « Madness » d’ailleurs. Je suis fan absolue de Scylla et de sa manière d’écrire, il a une intelligence et une sensibilité qui me touchent énormément.

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Par Jess. D

City Of Exiles

L’Artwork par Arman Méliès

City Of Exiles nous avait déjà annoncé la couleur avec la publication de leur premier extrait Someone en juillet 2020. La sortie de leur premier album éponyme le 15 janvier 2021 n’a fait que confirmer notre avis les concernant. Un disque authentique né d’une vraie histoire d’amitié qui fait voyager le cœur et l’esprit en cette période un peu morose. Récit d’un entretien avec Mathieu Pigné batteur de City of Exiles.

Quelle est l’histoire de la création de City of Exiles

Tout ça part de Guillaume (Guillaume Lebouis). Guillaume était le manager de Radiosofa c’est comme ça qu’on l’a connu. À l’époque il travaillait dans une salle au Havre, il faisait tout pour nous (manager, régisseur, tourneur …). C’est ce genre de personne avec qui tu peux avoir des discussions jusqu’à 7h du matin pour savoir qui de Jimi Hendrix ou de Jim Morisson est le plus talentueux etc. C’est un fou de musique, aller chez lui c’est comme visiter le musée du vinyle, c’est incroyable. On est toujours restés extrêmement proches. Il n’avait jamais fait de musique mais a un amour total et complètement génial pour les musiciens et tout ce qui entoure la musique. Et il s’est toujours dit qu’un jour il se ferait un cadeau. Pour lui ce cadeau c’était de se dire un jour j’enregistrerai un disque dans le studio dont je rêve, avec les musiciens dont je rêve et avec mes chansons. Un jour il nous a dit les gars j’ai des petites chansons, et nous les a fait écouter en guitare-voix. On est donc arrivés en studio avec Fabien Senay (Radiosofa, Animal Triste), Mathieu Forest (Radiosofa, Aloha Orchestra), Pauline Denize (DENIZE), Jean-Baptiste Mabille (Aloha Orchestra), avec aux manettes David Fontaine et tout ça mixé par Antoine Gaillet. Ce groupe c’est un laboratoire, l’un de nous sentait un peu mieux un morceau alors il en prenait les commandes et un autre travaillait plus sur une autre chanson par exemple. Ça s’est passé en plusieurs sessions, c’était comme une sorte de doux rêve où tout est facile. Guillaume nous faisait une confiance aveugle, il avait ses chansons à la base et on faisait tous avancer le projet ensemble. En vrai c’est une belle histoire, et je trouve que nous on va bien avec cette histoire. C’étaient aussi des moments qui n’étaient pas toujours faciles dans nos vies personnelles parce que Radiosofa c’était fini, parce qu’on était tous dans des groupes qui marchaient plus ou moins ou dans des projets de variétés qui n’étaient pas faciles à tenir, des choses comme ça. Ça nous a fait beaucoup de bien de retourner à quelque chose d’hyper essentiel et simple, on ne pensait qu’à la musique. On savait très bien que c’est le genre de projet que tu ne comptes pas vendre, il ne faut surtout pas faire de la musique pour ça. Ce disque c’est le disque que tu as envie et que tu aimerais écouter, c’est ça que Guillaume a voulu faire.

Pourquoi City of Exiles ?

C’est Guillaume qui a trouvé le nom parce que c’est lui l’âme du groupe, c’est lui qui nous a fédéré et réuni tous ensemble. C’est le titre d’un livre qu’il a lu City of Exiles de Stuart Braun, qui parle de tous ces artistes qui ont eu leur période Berlin. C’était un peu l’exil des rockeurs comme Nick Cave ou David Bowie, la ville bruissait de pleins d’activités artistiques et de créateurs. Je sais qu’il avait fait un voyage à Berlin où il avait trouvé ce livre, et je crois que c’est ça qui l’a intéressé.

De gauche à droite : Fabien Senay (guitares), David Fontaine (sons), Mathieu Pigné (batterie), Pauline Denize (violons et chant) et Guillaume Lebouis (chant)

Vous êtes sept était-ce une volonté ?

City of Exiles est une hydre à géométrie variable, c’est à dire que réellement la base du groupe c’est Guillaume évidemment, Fabien, Matthieu, Pauline, moi et bien sûr David Fontaine qui enregistre. Mais c’est surtout un collectif d’artistes qui bosse sur le projet autour de Guillaume, c’est un peu ça l’idée.  Guillaume a cette force et c’est aussi son côté grand fan de musique mais c’est un homme qui sent très bien les choses, et je me le dis avec le recul que ce n’est pas un hasard s’il nous a réunis tous ensemble en studio. Et je crois qu’il a senti qu’on en avait besoin même si nous ne le savions pas.  

Quelles sont les influences majeures pour City of Exiles ? Sont-elles différentes selon les membres ?

Il y a des choses très communes mais elle est bien cette question parce qu’en fait c’est très différent, autant sur Animal Triste on a un terreau très commun, là il y a des choses qui nous rejoignent. Guillaume c’est un puit de science et de culture musicale qui brasse de tout, il est très blues par exemple mais le vieux blues, le blues du delta. On se rejoint sur ce côté blues que Fabien a beaucoup, que moi j’ai, que Guillaume a forcément mais que Matthieu Forest lui n’a pas du tout. On a trouvé des influences communes pour aller au bout du projet mais ça c’est quelque chose qu’on dépasse très vite parce qu’une chanson tu te dis je vais la penser comme The National, comme Soundgarden ou comme The Doors, je vais la penser de telle ou telle manière. Et puis très vite la chanson c’est ton enfant, il te dépasse, il va où il veut. Mais je me souviens quand on a enregistré cet album on pensait beaucoup à The National c’est un groupe pour lequel on était tous réunis dessus, Nick Cave aussi.  

Quel est le processus de création de City of Exiles (de l’écriture à l’enregistrement) ? Qui écrit les chansons ? Vous composez en groupe ?

Guillaume écrit toutes les chansons, il écrit vraiment toute la trame mélodique. Il arrive avec une idée et les ponts c’est souvent ensemble que ça arrive. Les arrangements et bien on les dessine un peu tous ensemble. Ce qui est chouette mais comme énormément d’artistes c’est les limites de ses compétences et il en a beaucoup, il arrive avec sa chanson et il nous la donne. C’est un peu comme s’il nous avait fait le croquis de sa maison idéale en disant c’est moi qui vais habiter dedans, c’est moi qui vais chanter la chanson, mais alors éclatez-vous sur les couleurs parce qu’il sait qu’on ne va pas lui mettre du jaune moutarde avec du bleu pastel il sait qu’on va lui faire ça plutôt cool, on va y mettre du noir.  Ce qu’on a bien aimé pour cet album et même pour le prochain, c’était arriver avec un squelette de morceau. Se dire ce morceau en guitare-voix il est chouette mais quand on arrive en studio on ne sait pas d’avance ce qu’on va en faire et ça c’est super agréable parce que ça nous laisse une liberté totale. C’est à dire qu’on entend le morceau on cherche à comprendre où Guillaume place bien sa voix et une fois qu’on a le truc, j’essaie de me l’imaginer dans ma tête. C’est comme si je me faisais un croquis, je vais tout seul derrière ma batterie on m’enregistre et j’imagine un refrain et après on construit autour. Il y a une grosse part d’improvisation j’adore cette liberté-là, si le morceau doit faire 10 minutes il fera 10 minutes.

C’est ce qu’on se disait avec Guillaume il faut faire le disque que tu aurais envie d’écouter, le rock est si peu éclairé aujourd’hui que ça nous laisse une liberté totale encore plus de se dire on a raison de faire ce qu’on veut. On est libre.

Someone, premier extrait de City Of Exiles

Votre album est sorti le 15 janvier, peux-tu nous en parler ?

Qu’est-ce-que je peux vous raconter. Les morceaux se sont tellement faits facilement et naturellement en fait on prenait un guide à chaque fois, on se disait tient sur ce morceau on va penser à Other Lives. Guillaume a aussi pensé à la chanson One Silver Dollar de Marilyn Monroe, c’est très difficile de se frotter à quelque chose comme ça et Pauline la chante merveilleusement bien. On avait envie que ce disque fasse voyager qu’il ne soit finalement pas cohérent, que tous les morceaux soient disparates. On voulait qu’il se passe quelque chose en tout cas qu’on plonge dans notre univers. Ça fait longtemps que je travaille avec Fabien et Guillaume et je suis toujours fasciné par cette fierté de potes. C’est à dire que ton ami il arrive tu lui dis fait ce que tu veux et d’un seul coup il te surprend encore. Ça procure une émotion très puissante de te dire que ton pote il est capable de ça. C’est très agréable et on a réussi à avoir ça avec ce projet. On a voulu surprendre tout en se faisant confiance. C’est cette liberté de quadragénaire qui n’en ont plus rien à faire qu’on leur impose des choses.    D’ailleurs il est important que je parle de David Fontaine, je me dis souvent que je n’en parle pas assez de ce garçon. C’est un vrai militant du rock c’est à dire qu’il ne fait pas de compromis mais pour autant il n’est pas du tout manichéen ni donneur de leçon. C’est un mec qui aime vraiment la musique et qui veut enregistrer des choses qui lui parle et qui lui plaise. On enregistre chez lui dans sa maison et je ne sais pas comment dire mais on y est bien, très peu de wifi pas de 4G. Tu es au coin du feu, tu fais de la musique et tu restes dormir là-bas. Ce moment je crois qu’il est nécessaire pour le son. Je me rends compte que City Of Exiles et Animal Triste sonnent extrêmement bien, je ne dis pas ça pour nous jeter des fleurs c’est à lui que je jette des fleurs. Il arrive à trouver quelque chose qui fait le son beau et c’est très impressionnant. Ce mec est dingue. Il y a du cœur et de l’âme un peu partout dans ce disque et je pense que c’est ce qui fait la réussite de l’écoute, de se dire que si nous tous on en est fier c’est qu’il est réussi. Ces disques là ce qui est intéressant c’est de se dire qu’ils nous survivront quand on sera plus là et nos kids regarderont les discothèques et se diront il n’a pas fait que des trucs pourris, il a fait des disques bien.

Une voix féminine et une voix masculine était-ce une volonté au départ ?

C’est pareil toujours c’est encore très à l’instinct. Dans les références qu’on avait au moment d’enregistrer ce disque il y avait Mark Lanegan, on l’aime beaucoup tous pour le coup c’est quelqu’un qui nous rejoint tous. Il y avait quelque chose un peu comme Cocteau avec la Belle et la Bête, c’était marrant de jouer avec la voix grave Guillaume et celle de Pauline. Ça nous faisait penser à Mark Lanegan et Isobel Campbell, c’est une très belle référence aussi. Donc c’est comme ça que c’est venu et quand on a Pauline avec un tel talent et une telle voix dans un groupe c’est dommage de s’en priver. Leurs deux voix ensemble c’est vraiment très beau. 

Un petit mot sur ce bel artwork par Arman Méliès ?

Le disque fini il faut lui trouver une pochette, on aurait pu prendre des très jolies photos sur internet. Et pour l’histoire Arman il est là depuis un petit bout de temps, c’est un vrai artiste et sa route est jolie. Et Guillaume il faisait ses premiers pas en tant qu’artiste. Des mecs comme Arman et Guillaume il n’y en a pas beaucoup, c’est à dire que ce sont des défendeurs de la liberté musicale et artistique. Je pense que les amis ça s’admire, et Arman c’est un vrai ami. C’était vraiment logique. Guillaume aimait bien ses dessins et ses tatouages, il lui a demandé s’il avait envie de faire la pochette. Arman a accepté, c’est très simple comme fonctionnement. C’est familial.

Avez-vous de futurs projets pour le groupe ?

Un album qui commence à être pas mal avancé, on doit avoir une petite dizaine de titres qui sont bien avancés. Ça sera quasiment le même fonctionnement, je peux déjà vous dévoiler le casting. Il y aura Pauline, Fabien, Matthieu, Guillaume, Darko (Animal Triste, Darko), moi et sans doute quelques invités. C’était rigolo d’entendre chanter Guillaume derrière un micro pour la première fois en studio pour le premier disque, il ne l’avait jamais fait et on a été surpris par la chaleur et la qualité de sa voix. Et je me suis rendu compte en enregistrant pour ce deuxième disque sans vous dévoiler quoi que ce soit, que sans prendre de cours de chant sa voix avait pris de l’épaisseur elle est encore plus belle. Il nous reste un peu d’arrangement à faire, bien évidemment le mixage mais ça arrivera bien après. En tout cas c’est enregistré par David Fontaine et ça c’est important. Ça commence à bien bosser sur la pochette, je peux déjà vous dire que ça sera Léonard Titus qui a fait celle d’Animal Triste. On est très content de faire ça avec Guillaume, Fabien, Darko, Matthieu et Pauline. Il y a vraiment toujours cette même spontanéité qui est vraiment tout aussi chouette.

Est-ce que la situation sanitaire a changé votre façon de travailler ?

Pas tellement ce qui a juste changé c’est que c’est plus compliqué de trouver des créneaux pour enregistrer, parce qu’il y a la distance géographique et le travail des uns et des autres. City Of Exiles c’est ce genre de projet où on bosse vraiment à coup de 4 jours, on essaie de se faire une session du jeudi soir au lundi matin et on travaille à fond. 

Quelle est ta chanson préférée de l’album ? Pourquoi ?

La première Amor For Broken Heart, il y a un truc quand les violons rentrent qui se passe. Il y a quelque chose de très touchant dans le chant un peu post-rock à la Godspeed You ! Black Emperor que je trouve intéressant dans cette chanson. J’aime beaucoup la mélancolie de Someone aussi, pour le coup c’est celle qui est le plus comme The National. Dirty Lovers, sur celle-ci il y a un solo de Fabien que je trouve hallucinant. Il a encore réussi à m’époustoufler, je me suis dit mais « waouh quel chouette guitariste ».

Est-ce que vous comptez faire des concerts ?

Oui bien sûr admettons que la Covid ne soit plus là, oui ça serait vraiment super. Ça sera à mon avis des concerts ponctuels, pas des grosses tournées mais plutôt des concerts évènementiels dans de supers lieux. Enfin pour moi c’est un peu ce que j’imagine pour City Of Exiles. Trouver un endroit assez dingue genre une chapelle. Pour moi il y a un truc un peu chorale, un peu à la Arcade Fire à trouver quelque chose d’intéressant comme ça avec beaucoup d’instruments … Je pense que c’est ce qu’il faudrait faire quelque chose de très évènementiel avec ce groupe-là. Je vois ça comme un objet noir et délicat qui devrait prendre vie de temps en temps dans des lieux incongrus. Maintenant je vous dis ça mais il faut qu’on en discute tous ensemble, mais je suis sûr que ça se fera. 

Par Amélie.G

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