We Hate You Please Die

Crédit photo : Charlotte ROMER

Trois ans après la sortie de leur premier album Kids Are Lo-Fi en 2018 et de leur EP Waiting Room en 2020, We Hate You Please Die vous présente Can’t Wait To Be Fine dont la sortie est prévue le 18 juin prochain. À cette occasion ils ont accepté de répondre à nos questions, plongez dans l’univers de We Hate You Please Die.

Hello We Hate You please Die, est- ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Ça va ? Dans We Hate You Please Die il y a Mathilde, Raphaël, Chloe et Joseph, on vient de Rouen en Normandie et nous sommes un groupe de punk. Enfin à peu près, parce qu’en fait il y a pas mal de punk mais pas seulement.

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Ça vient de « Scott Pilgrim VS the World » qui est un film d’Edgar Wright adapté de la BD du même nom. Dans un passage de l’histoire, un personnage d’un groupe de punk-gothique-dépressif dédicace la prochaine chanson « We Hate You, Please Die » à un mec relou dans le public. Si on a choisi ce nom, ce n’est pas tant par sociopathie ou par amour de la tristesse, mais plutôt pour l’énorme envie de dire à plein de gens chiants dans ce monde, qu’on aimerait bien qu’ils meurent. Après, on ne souhaite la mort de personne en vrai, mais juste c’est tellement un bordel insencé ce monde que ce serait pas plus mal pour la planète s’il y avait une grosse épidemie pour faire le tri dans tout ça. Oh, wait.

Comment avez-vous commencé à faire de la musique ensemble ?

Raphaël et Chloe se sont rencontrés en soirée, il y a quelques années, et ont eu l’envie de faire de la musique ensemble. Chloe devait même prendre le chant principal à la base. Mais c’est resté au stade d’idée dans un coin de la tête jusqu’à ce qu’ils enregistrent la chanson « Kill Your Buddy » (présente sur Kids Are Lo-Fi, notre premier album) et que Raphaël propose à Joseph son voisin de rejoindre le projet, et il a invité mathilde qu’il avait rencontrée sur internet. Enfin, dans le cadre d’un autre projet musical évidemment.

Quel a été le processus de création de Can’t Wait To Be Fine votre deuxième album ? (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition ) A-t-il été différent pour Kids Are Lo-Fi ?

L’écriture de ce deuxième album a été assez étalée dans le temps. Une chanson a même été écrite avant l’enregistrement du premier album, mais à vous de deviner laquelle. Comme la conception des morceaux de l’album a été faire au fur et à mesure et sur un peu plus de deux ans, nos influences et nos lubies du moment ont eu le temps de changer plusieurs fois, ce qui selon nous amène une certaine diversité entre les chansons. À côté, le premier album Kids Are Lo-Fi (2018) avait été composé beaucoup plus rapidement et l’enregistrement s’est fait à peu près un an après avoir commencé à jouer tous les quatres. Ça a donné un ensemble qui allait un peu plus droit au but, qu’on adore toujours mais la recette n’a pas été la même pour Can’t Wait To Be Fine, on a pris vachement plus le temps de se creuser la tête. Après, le processus de création est toujours assez similaire. Joseph compose des instrus de base et envoie des démos, puis on bosse l’ensemble de l’instru à trois avec Mathilde et Chloe et en parallèle Raphaël cherche les lignes de chants et une bonne partie des choeurs.

Quelles sont vos influences principales ? Sont-elles différentes entre vos deux albums ?

Elles sont déjà bien différentes entre nous quatre ! Comme dit tout à l’heure en effet on s’est laissé vachement plus de liberté dans ce deuxième album. Les trucs qui nous mettent tous à peu près d’accord c’est Ty Segall et Oh Sees, mais ça c’est plutôt ce qu’on écoutait quand on s’est rencontré. Maintenant il y a des choses qu’on écoute et que les autres n’aiment pas, enfin qui ne mettent pas tout le monde d’accord en tous cas.

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Raphaël : Maxwell Farrington

Chloe : Viagra Boys

Mathilde : Surfbort

Joseph : Cocaine Piss

Artwork by Bambi Biche

Votre album se nomme Can’t Wait To Be Fine, quel est le message derrière ce nom ?

C’est le titre trouvé par Raphaël. Il est assez transparent, qui n’a pas hâte d’aller bien ou que les chosses aillent bien dans ce monde ? C’est niaiseux mais tellement vrai. On a toujours hâte que les problèmes soient résolus, pour nous comme pour les autres. On a juste envie de se sentir bien dans ses baskets, arrêter de se prendre la tête à longueur de journée pour savoir comment être quelqu’un de bien. Avec ce titre, on a juste arrêté de dire que c’est le reste du monde le problème, pour penser un peu à nous et à comment on est dans tout ça.

Can’t Wait To Be Fine le clip

Était-ce une volonté de sortir comme premier extrait la chanson du même nom ?

Complètement ! La chanson « Can’t Wait To Be Fine » a donné son nom à l’album, et si on a voulu la sortir en première c’est pour montrer dès le début que cet album ne sonnerait pas comme le précédent. Il y a une plus belle place à la mélancolie et aux émotions (même si tous les titres ne dégagent pas la même chose évidemment) et même si ce titre n’est pas très radio avec ses 7 minutes, on a trouvé important que ce soit la première chose que les gens entendent, pour qu’ils comprennent que ce n’est pas un premier album bis.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet album ?

Contraitement au premier album, les paroles sont écrites avec beaucoup plus de sérieux ahah… Avant c’était beaucoup de yaourt et d’impro pour laisser le plus de place possible à la musicalité du chant. Ici, il y a maintenant des thèmes précis abordés : les maladies mentales, injustices sociales et répressions gouvernementales, effondrement du monde moderne à cause du capitalisme et de ses dérives, les violences sexuelles et les difficultés à s’épanouir et à se sentir bien dans tout ça.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Sans doute d’autres clips bientôt, et évidemment des concerts dès que possible ! On est même en train d’organiser une mini tournée au Canada, on a trop hâte.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

La face A et la face B. Non sérieusement c’est compliqué de choisir, un album c’est un tout, c’est comme si tu devais choisir seulement deux chapitres d’un bouquin pour le définir. Perso, je dirais DSM-VI et Luggage, même si chacun aura ses préferées. Mais c’est quoi les deux préférées de la Boîte à Musiques ?

Amélie : On aime tellement l’album que le choix a été difficile, mais s’il faut choisir ça sera : « Vanishing Patience » et « Barney »

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Par Amélie. G