Rakoon

Crédits photo : Joris Couronnet

Fruit d’une importante recherche sonore le nouvel album de Rakoon « Something Precious » sorti en septembre dernier nous propose un voyage émotionnel intense et surprenant. Nous vous laissons le plaisir de découvrir son univers au travers de ses réponses à nos questions. 

Salut RAKOON, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Moi c’est Rakoon, j’ai 27 ans et je fais de l’Electro Dub aux influences très larges.

Qu’est-ce qui t’as amené à faire de la musique ?

J’ai grandi à Pigalle, à Paris, dans une rue où il y a plein de magasins de guitare, c’est assez logiquement que j’ai été attiré par l’instrument à mes 10 ans. La musique est très vite devenue une passion et j’ai eu envie d’écrire des morceaux très jeune, ça a pris plein de formes depuis tout ce temps sans jamais me quitter !

Pourquoi avoir choisi RAKOON comme nom d’artiste ?

Ado j’étais dans un groupe d’amis qui s’étaient tous attribués des animaux totems, quelqu’un a décidé que le raton laveur m’allait bien, et c’est devenu une sorte de compagnon de route qui me colle à la peau.

Quel est ton titre préféré dans l’album ?

Ça peut paraître convenu, mais pourtant c’est très sincère : tous ! J’ai passé presque deux ans à travailler sur cet album, et je voulais vraiment raconter une histoire cohérente dans laquelle chaque seconde de chaque morceau joue un rôle particulier. C’est donc impossible pour moi d’en détacher un en particulier, j’ai l’impression qu’enlever ne serait-ce qu’un titre rendrait l’histoire bancale.

D’où puises-tu l’inspiration qui fait l’essence de ta musique ?

C’est un mélange d’idées farfelues qui viennent de mon imagination et d’émotions assez intimes. J’ai des idées de mélanges de styles, de textures ou de couleurs sonores qui m’apparaissent, puis je fais coïncider ça avec des choses que je ressens, avec une histoire que je me raconte.

Quelle est l’histoire de « Hoi An » le 2ème single de « Something Precious » ?

Hoi An c’est l’emblème de l’album, le morceau représente vraiment les premières retrouvailles avec ce quelque chose de précieux. En commençant à travailler dessus j’ai ressenti quelque chose de très fort, d’indescriptible, que je n’avais pas ressenti avec autant de puissance depuis très longtemps. Assez logiquement, c’est devenu un fil conducteur pour tout l’album : mettre en musique quelque chose qui ne pouvait pas être décrit par des mots, que j’avais intensément envie de faire partager aux gens qui m’écoutent.

Quel est ton processus de création ?

Mon processus de création change à chaque album, pour celui-là, j’ai eu une période de recherche de presque un an avant de rentrer dans une phase de composition concrète. J’ai donc pris ce temps pendant l’année avant le confinement pour faire plein de démos, me chercher un nouveau son et trouver une cohérence dans la démarche de création de l’album. Une fois ce travail terminé, j’ai encore pris presque une année à concrétiser ces démos, un peu toutes en même temps.

Quelles sont tes influences musicales ?

Tout et n’importe quoi ! À la base de mon projet, il y a évidemment l’electro dub français et la psytrance qui étaient un point de départ pour trouver une base dans l’esthétique de ma musique, mais j’ai toujours aimé me laisser influencer par le plus de styles différents possibles !

Quelles émotions cherches-tu à faire passer au travers de ta musique ?

Je cherche à transmettre quelque chose à la fois de très personnel et très universel. Bien que sans paroles, mes morceaux racontent des sentiments très précis et intimes, mais le but est que les gens se les approprient, que les morceaux racontent une histoire qui leur appartient.

Peux-tu nous parler de ta collaboration avec l’illustrateur Miles Tewson pour la pochette de l’album ?

Dès le moment où j’ai découvert le travail de Miles, j’ai eu un coup de foudre pour l’intégralité de ses illustrations. J’ai donc pu lui donner une carte blanche pour les artworks des singles et de l’album, en lui racontant les émotions que je voulais retranscrire et je suis hyper heureux du résultat. C’était vraiment agréable de savoir à l’avance que je serai forcément content du résultat !

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

13.11 Montpellier – Le Rockstore

25.11 Bordeaux – Mac 3

26.11 Bretigny – Le Rackam

27.11 Lesneven – Festival Legendair

Et plein d’autres à venir !

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

Deux coups de cœur que j’écoute en boucle en ce moment :

King Gizzard – Minimum Brain Size

Rone – Waves Of Devotion

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Par Amélie. G

Eliz Murad

Crédits photo : Sarah Slimi

Franco-libanaise, Eliz est chanteuse, bassiste, guitariste, autrice et compositrice. Après divers projets en groupe (Teleferik & The Sabayas) mélangeant rock et langue arabe et suite à la pandémie de COVID, Eliz décide alors de se lancer en solo. Son EP Apocalypsna est sorti le 10 septembre dernier et nous présente ainsi son univers.

Hello Eliz, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Eliz Murad, comme mon prénom l’indique je suis franco-libanaise. Autrice, compositrice et interprète, et après 10 ans avec un groupe j’ai sorti mon 1er EP en solo le 10 septembre dernier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires, que ce soit au travers de scénarios ou en images à travers mes études de vidéo. Mais la musique a pris le pas et ces dix dernières années c’est en chantant que j’ai préféré exprimer mes émotions, mes idées, ma vision de la vie etc. Je suis née en France de parents Libanais et alors que ma mère écoutait beaucoup de musique arabe moi j’écoutais du rock, de la soûl et ça se télescopait dans ma tête. En grandissant j’ai décidé de chanter en arabe que ce soit avec mon ancien groupe Teleferik mais aussi aujourd’hui en solo.

Qu’est-ce que ton expérience au sein de Teleferik & The Sabayas t’a apporté ?

The Sabayas est le groupe que j’ai créé juste avant le confinement et qui n’a toujours pas pu vraiment exister. C’est aussi de cette frustration-là que j’ai décidé de prendre une guitare et d’écrire mes propres chansons en attendant de pouvoir reprendre le chemin des salles de répétitions etc. Jouer avec le groupe Teleferik m’a appris que je voulais faire de la musique mon métier. Ça a été 10 années qui m’ont permis de tourner à l’international et de comprendre les enjeux et l’industrie musicale.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer en solo ?

L’envie de raconter des choses fortes et immédiates en plein confinement, covid, les évènements au Liban et la frustration de ne pouvoir créer mon duo féminin The Sabayas. C’est en tout cas en stand-by mais avec Nadine la batteuse on a hâte de pouvoir mettre The Sabayas enfin en place.

« Apocalypsna » ton EP est sorti le 10 septembre, peux-tu nous en parler ?

Apocalypsna veut dire « notre apocalypse » en dialecte libanais. Chaque chanson est un moment fort que j’ai vécu pendant ces deux dernières années. Le Badna parle de negrophobie dans les pays arabes mais aussi de l’affaire George Floyd. C’est une ode a la beauté de la couleur noire, 7ooriye veut dire « Sirene » en arabe et je parle d’une histoire furtive pendant le confinement, une créature inaccessible, Beirut est un hommage à ma capitale meurtrie encore une fois de trop l’été dernier et Lockdown est une chanson rock qui se veut énergique et métaphorique de la folie du confinement.

Quelle est l’histoire de « Beirut » ton 1er single ?

Beirut a été composé en une nuit, le lendemain de l’explosion au Liban en août 2020. Ça a été comme une fulgurance. Dans ces moments, l’art remplace les mots et surtout quand on est loin. Que faire ? Écrire une chanson était vital pour moi, me sentir mieux et transformer la peine en offrande.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’en ai tellement. Je dirais que les chanteuses soul afro américaines comme Tina Turner, Aretha Franklin m’ont beaucoup construite. J’ai toujours aimé leur puissance. Mais aussi la pop classique des Beatles et des Beach Boys, l’urgence de Nirvana, le lyrisme de la diva Fairuz et puis le charisme de PJ Harvey. Aujourd’hui j’écoute aussi de la trap, Billie Eilish, de la neo soul. J’aime beaucoup de choses et je ne me limite pas.

Que veux-tu faire passer à travers tes chansons en général ?

Je veux être une « emotionneuse » plus qu’une performeuse. Partager mon histoire personnelle c’est toucher à l’universel et je sais que nous ne sommes pas beaucoup de nanas et en plus d’origine métissée à choisir le rock, alors j’ai envie aussi de faire des choses là ou mon profil n’est pas attendu.

Était-ce une évidence pour toi de chanter en arabe ?

Oui depuis l’adolescence. D’abord l’envie de voir des chanteuses rock en arabe sur scène mais comme ça n’existait pas j’ai décidé de le faire moi-même (rires).

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

J’ai sorti l’EP sans rien attendre et je n’ai pas préparé de tournée pensant que le confinement serait prolongé donc ce sera pour les prochains albums que ce soit en solo ou avec The Sabayas.

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

En ce moment j’adore le folk de Adrienne Lenker et son titre anything très doux pour passer l’automne en douceur, et je dirais le duo Larkin Poe et son Bleach Blond Bottle Blues pour se réchauffer de l’hiver qui arrive et découvrir ce duo qui n’a rien à envier aux Black Keys.

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Par Amélie. G

Dégage

Crédits photo : Cédric Pierret

Dégage, c’est le produit enthousiasmant des amitiés fortes, soudées, attachantes de quatre musiciens compositeurs inspirés, qui, à travers leur travail, leurs rires et leurs voyages émotionnels, Dégage de l’énergie, de la poésie, de la rêverie et de la tendresse aussi. Ils proposent une musique vaste et passionnée. Leur EP est sorti le 15 octobre dernier, il est temps pour vous de découvrir leur univers.

D’où vous est venue l’idée/ l’envie de créer dégage ?

Nous nous retrouvions chaque année au festival La Route du Rock à Saint-Malo. DÉGAGE est né de ces moments de musique et de vie, heureux et chaleureux.

Et pourquoi ce nom de groupe ?

C’est un appel à dégager ses émotions.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Erwan et Maxime se connaissent depuis tout petit. Ils ont ensuite eu envie de créer un groupe de musique. DÉGAGE s’est donc ensuite formé en une soirée de mars 2017, veille du premier concert.

Quelles sont vos influences majeures ?

Nous aimons énormément la scène océanique (Pond, Tame Impala, …) ainsi que des musiciens français tels que Flavien Berger mais aussi des artistes comme Mid High Club ou encore Temples.

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre processus d’écriture, de création et de composition.

Nous commençons d’abord par faire des ébauches de morceaux, des maquettes que nous réarrangeons et restructurons ensemble. Chacun apporte ses idées et c’est ensuite en se retrouvant physiquement que l’on finalise les morceaux.

Pochette de l’EP

Pouvez-vous nous parler de l’EP ?

Tout l’ADN de l’EP est dans la pochette. Il s’agit du plongeoir de la piscine de Bon Secours à Saint-Malo, un lieu emblématique où, comme dit précédemment, nous nous retrouvions chaque été pour le festival de La Route du Rock. Depuis les débuts de DÉGAGE, après une trentaine de concerts et n’ayant sorti qu’un seul clip « JAVEL » jusqu’ici, c’était le bon moment, pour sortir un premier disque. Nous avons assemblé nos titres en une seule œuvre, dans laquelle, chacun apportant sa pierre à l’édifice, nous avons mis nos tripes et nos cœurs ! Home made, l’enregistrement de l’EP a été réalisé chez nous, à Reims, et produit par l’un de nous, Mattéo Caburet. John Attali, cofondateurs du Label Attitude, a mixé l’ensemble des morceaux. Enfin, le mastering a été réalisé chez Globe Audio Studio. L’ambiance des morceaux est lumineuse et joyeuse dans les sonorités, tout en utilisant dans certains des textes -–écrits par Erwan Choquenet et Maxime Boubay – Les champs lexicaux des regrets ou des angoisses. Si nous préférons l’idée de « l’art pour l’art », sans messages particuliers à défendre dans nos titres, partout l’espoir et la confiance en l’avenir dominent.

Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes très heureux d’avoir sorti ce premier EP et nous avons maintenant envie de le défendre le plus possible en concert. DÉGAGE prend tous son sens en live ! Et il y a encore de belles choses à venir…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Pond – Edge of the Word part. 1 et part. 2

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Par Jess. D

Vertical

Crédits photo : Samia Hamlaoui

Ce soir nous partons vers la Grande Bretagne au travers de l’album Something for you du groupe Rock/Pop Vertical. Ils ont accepté de se livrer à nos lecteurs au travers de quelques questions que nous leur avons posés.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Vertical, quatre musiciens rassemblés autour d’une esthétique plutôt cold-pop, inspirée par la scène de Manchester. Nous jouons ensemble depuis 2017, animés par un véritable amour du Live !! On a sorti notre premier album Something For You en mai 2021, on l’a enregistré dans des conditions live au studio Cryogène.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

On se connaissait comme musicien de différents groupes puis c’est dans les studios de répétition de St Nazaire qu’on s’est vraiment rencontré. On était tous en transition, sans groupe. On s’appréciait alors a commencé à jouer ensemble sans trop savoir vers où on allait…

Comment décririez-vous votre univers musical ?

On est sur une base de pop, avec des tournes inspirées du milieu punk ou post-punk, mais avec un son plus doux, des textes mélancoliques, des ambiances planantes.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Authentique. Dans le sens où il a été enregistré live, tous dans la même pièce. Dans les mêmes conditions que nos concerts.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Something For You. L’album porte son nom.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

On parle surtout d’amitié, d’amour, de liens humains…

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Pour ce groupe, les influences viennent de groupes comme The Smiths, The Cure, The Drums. Individuellement, nous n’avons pas vraiment les mêmes influences (Hip-Hop, Folk, World, Rock, Pop…)

Quel est votre processus de création ?

Pour une grosse partie du répertoire, c’est Joris (chant, guitare) qui fait les morceaux assistés par un ordinateur. Ensuite on les adapte au live tous ensemble.

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

Pour le moment, on se consacre à la promo de cet album, avec beaucoup de concerts. L’album suivant est déjà en cours d’écriture.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Toutes les semaines, le mieux est d’aller s’abonner à notre page Facebook nous suivre. À venir Paris, Rennes, Cherbourg, Angers…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

No de Fontaines DC
What A Boost de Rozi Plain

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Par Jess. D

Sarah Manesse

Crédit photo : Guillaume Marbeck

Après plusieurs expériences dans le milieu de la comédie musicale, Sarah Manesse nous offre son premier EP « The Mirage » sortie le 01 octobre 2021. On vous invite à découvrir l’univers de la pétillante chanteuse, auteur-compositeur et danseuse.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour je suis Sarah Manesse, je suis principalement chanteuse mais aussi danseuse et auteur-compositeur. Pour l’instant j’habite à Paris mais suivant mes contrats je change de ville. Mon dernier contrat était à Berlin j’y suis resté deux ans.

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par la danse quand j’étais petite. J’ai fait tout d’abord de la danse classique et du hip-hop par la suite. Et après le bac avec ma meilleure amie on a décidé de faire une école de musique à Villeurbanne parce que là-bas il y avait un département rock et musiques actuelles. J’ai donc fait quatre ans dans cette école, c’était super. Ensuite je suis rentrée à Paris, j’ai commencé par passer des auditions pour des comédies musicales qui ne sont pas très bien passées. C’est pour ça que j’ai fait X Factor en me disant que ça ne pourrait pas être pire, ça n’a pourtant pas été très facile. Et puis j’ai eu mon premier rôle dans Sister Act au théâtre Mogador. Ça a été la plus belle année que j’ai passée, du coup je me suis dit c’est vraiment ça que j’ai envie de faire à fond dans la Comédie Musicale. Pour me perfectionner dans ce domaine j’ai décidé d’aller faire une école de comédie musicale à Londres, pour être au top du top pour les prochaines auditions.

C’est vraiment Sister Act qui t’a fait prendre conscience que tu voulais faire de la comédie musicale ou tu avais déjà ça en tête depuis le début ?

Depuis petite je suis fan de comédie musicale mais c’est vrai qu’avant d’en faire je ne savais pas trop ce que c’était. Étant danseuse et chanteuse je m’étais dit que ça serait top de faire ça quoi. Mais à Paris il y a moins d’opportunités qu’à Londres ou à Broadway par exemple. J’ai vraiment eu beaucoup de chance d’être prise dans Sister Act parce que c’était un show incroyable et le rôle était aussi très beau, je me suis éclatée. Et ensuite aller à Londres ça m’a apporté exactement ce que je voulais pour continuer dans cette voie-là.

Est-ce que tu as toujours eu envie de faire une carrière solo ? Ou est-ce que c’est arrivé au hasard de ton parcours ?

J’ai commencé à écrire des chansons à quatorze ans avec ma meilleure amie. À Villeurbanne j’ai formé mon premier groupe de rock avec qui on a fait quelques concerts. À ce moment-là j’étais prête à sortir quelque chose, et j’ai cherché pendant dix ans des gens avec qui faire ce premier EP qui est sorti le 1er octobre. Je me souviens à Paris j’ai longtemps tapé aux portes avec guitare sur le dos, je présentais mes chansons en guitare voix et ça n’a jamais pris. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas avec mes chansons, ça ne m’a pas démoralisé. Je me suis dit ce sont mes chansons je n’ai pas envie de les changer, je voulais les garder telles quelles. J’avais la conviction qu’un jour je trouverais quelqu’un qui les aimerait comme elles étaient et qui m’aimerais moi aussi pour ce que je suis. Je ne savais pas comment ni avec qui mais je savais qu’un jour ça se ferait et j’avais raison. Ça a juste mis un peu de temps.

Est-ce que tu peux nous parler de ton EP « The Mirage » ?

La plus ancienne chanson de l’EP c’est I Love A Clown je l’ai écrite à dix-sept ans donc il y a longtemps. Il y en a plusieurs anciennes dont Sweetie et la dernière en français Aslan que j’ai écrites à vingt-trois ans. Les deux plus récentes se sont Little Flame et His Wife and Me que j’ai écrites à Berlin. Et donc c’est à Berlin que j’ai fait une rencontre à la suite d’un spectacle (Vivid Grand Show), une autre chanteuse du Show m’a présenté Doug Yowell (batteur pour Joe Jackson, Duncan Sheik, Suzanne Vega…). Il a compris qui j’étais dans le spectacle en voyant la robe que je portais sur scène dépasser de ma garde-robe, parce que dans le show j’avais plein de maquillage et de paillettes et là j’étais en « normale », et il m’a dit « Oh mais c’est toi ». Il avait flashé sur ma voix et je sentais que c’était vraiment un coup de cœur artistique. C’est rare dans la vie et ça se sent quand il y a un gros coup de cœur, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais la manière dont les gens vous regardent tu le sens qu’il y a du respect, et à ce moment-là je l’ai senti. J’ai pu lui montrer mes chansons parce qu’avant d’aller à Berlin j’avais enregistré une démo avec Aurélien Barbolosi qui m’avait été présenté par Benjamin Siksou qui est un de mes amis. Et donc j’ai pu présenter cette démo à Doug Yowell qui a bien aimé et qui m’a dit si tu veux tu viens quand tu veux à New York enregistrer ton EP. Mes amis et mes parents me disaient mais tu ne connais pas ce gars, il te propose comme ça d’aller enregistrer à New York il y a peut-être un truc louche. C’est bizarre mais comme je l’avais tellement imaginé ce moment-là et je vous ai dit j’avais cette conviction depuis 10 ans qu’un jour ça allait arriver que j’y croyais à fond et je me suis dit c’est bon je vais à New York. La clé c’est de ne jamais cesser d’y croire. Là-bas c’était magique, pendant une semaine on a bossé à fond avec Doug et son frère qui faisait les basses et les guitares. On était tous les trois, c’était tellement intense et ce qui était génial c’est qu’ils avaient zéro ego, ils me disaient « on est là pour servir tes chansons et ta musique » c’est le rêve pour un artiste. Cette rencontre a engendré une autre rencontre, Doug m’a présenté Mark Plati (musicien, producteur et ingénieur son de David Bowie, Quincy Jones, Prince, Rita Mitsouko, Alain Bashung…) avec qui je n’aurais jamais pensé bosser. Quand on a terminé d’enregistrer, on était tellement contents du résultat, Doug et son frère m’ont dit que comme c’était de bonne qualité il fallait que ça soit mixé par quelqu’un de bien. Doug m’a dit de demander à Mark Plati s’il voulait bien mixer l’EP. Je me suis dit ça ne va pas lui plaire, mais il m’a dit oui d’accord je vais mixer ton EP. Je suis retournée à New York pendant mes vacances en février pour mixer chez lui dans son studio. J’étais dans son studio où il y avait tous les albums des personnes que j’admire qu’il, et moi je le regardais mixer mon EP. Ça m’a boosté, je me suis dit que plus personne ne pouvait m’atteindre, bon évidemment ça ne dure pas toute la vie il y a des hauts et des bas, mais ça m’a tellement fait mise en confiance. Encore aujourd’hui quand j’en parle je me dis, ça n’est pas un rêve ça, c’est vraiment passé. Ce qui est trop bien c’est de pouvoir enfin partager l’EP avec tout le monde, les gens peuvent l’écouter maintenant.

Crédit photo : Sarah Manesse

Quelles sont tes influences ?

Le number one c’est Fiona Apple, je ne sais pas si vous connaissez, je ne vis que par elle. C’est un de mes frères qui me l’a fait découvrir ado. Elle est vraiment la description de la liberté musicale pour moi. Elle ne fait aucunes concessions et elle écrit ce qu’elle veut sans se mettre de barrières et c’est ce que j’aimerais atteindre. Il y a Fiona mais aussi Kate Bush, PJ Harvey, Supertramp, Queen, Nirvana, Alanis Morissette… La liste est longue.

Chanter en anglais c’était en évidence pour toi ?

Dans l’EP il y a une chanson en français, c’est la dernière. Et sinon une évidence je ne sais pas. Je pense que peut-être inconsciemment comme je me disais que la France ne m’aimait pas, il fallait que je chante en anglais pour avoir plus de chances de toucher plus de gens. Je ne sais vraiment pas, mais j’aimerais bien écrire plus en Français pour mon premier album par exemple.

Quelle importance donnes-tu à la retranscription visuelle de tes chansons ?

J’ai grandi avec MTV donc c’est hyper important pour moi d’avoir un beau clip qui colle à la chanson. Donc c’est vrai que j’avais envie de faire quelque chose de bien. C’est grâce à Joséphine ma petite sœur qui a fait un clip avec Leïla pour un rappeur ou elle avait le rôle principal, que j’ai eu envie de travailler avec cette réalisatrice pour le clip de Little Flame. Quand j’ai vu le clip, j’ai vu des expressions de ma sœur que je ne connaissais pas du tout, ça m’a intrigué et je me suis dit la réalisatrice a réussi à lui faire sortir des choses profondes. Je n’avais jamais montré avant, ce côté de moi un peu plus sombre.

Des projets pour la suite ? Des concerts ?

Le 4 octobre il y a eu la release party de l’EP au Pop Up du Label. Et il y a deux gros trucs qui arrivent mais je crois que je n’ai pas encore le droit d’en parler. Pour la suite les concerts ça dépendra parce qu’en fait ce qu’il faut savoir c’est que je n’ai pas d’équipe encore. Je n’ai pas de label, pas de tourneur, pas de manager… Je n’avais que les moyens pour me payer un attaché de presse, donc pour l’instant je n’ai pas d’autres concerts de prévus. Ça arrivera quand ça doit arriver.

Est-ce que tu peux nous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Je vous donne les deux reprises que j’ai faites à la release party. Alors il y a celle du groupe Alabama Shakes la chanson s’appelle Gimme All Your Love et la deuxième reprise que j’ai faite c’est A Mistake de Fiona Apple.

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Par Amélie. G

The Unclouders

Crédit photo : Chester Wade

À l’occasion de la sortie de leur EP éponyme le 8 octobre dernier, le duo rock lyonnais THE UNCLOUDERS a répondu à quelques-unes de nos questions. On vous laisse découvrir leur univers rock porté par la voix singulière de Florent.

Hello The Unclouders, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Adrien : Nous sommes un duo rock composé de Florent POLLET au chant et à la guitare et de Adrien GAILLARD à la batterie. The Unclouders s’est formé à Lyon en 2018.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Adrien : Flo avait posté une annonce sur un site à la recherche d’un batteur et j’y ai répondu. Après la première répétition, on a vite perçu qu’il y avait du potentiel et qu’on était en accord sur la direction sonore et plus généralement artistique à donner à ce projet. Puis tout s’est enchaîné rapidement, on a composé de nouveaux morceaux, attaqué les concerts et enregistré un premier EP.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire du rock ensemble ?

Florent : On ne se connaissait pas avant, mais j’avais déjà composé quelques morceaux et créé quelques visuels que j’ai pu envoyer à Adri. Cela lui a permis de se faire une idée de l’univers du projet.

Adrien : On avait des influences musicales communes et le fait de voir The Unclouders comme un espace d’expression global m’a tout de suite séduit.

Pourquoi avoir nommé votre groupe The Unclouders ?


Florent : Il y a bien un hommage aux groupes en « THE » de l’époque, mais pour être honnête il n’y a pas de signification particulière derrière ce nom.

Adrien : On voulait surtout un nom qui sonne bien et qui soit facilement identifiable sur Google !

Votre EP est sorti le 8 octobre, vous pouvez nous en parler ?

Adrien : Ce premier EP éponyme contient 5 titres. On est allé piocher dans notre répertoire des chansons qui représentaient au mieux toutes les facettes de notre musique et on a fait en sorte d’avoir un ensemble cohérent qui déroule bien.

Florent : On retrouve des morceaux rock directs et frontaux, et d’autres plus nuancés qui tirent un peu plus vers le blues. L’ensemble reste très énergique et a été composé pour le live avant tout.

Avez-vous un message particulier à faire passer à travers vos chansons ?

Florent : J’imagine des films dans ma tête lorsque j’écris les paroles. Les chansons parlent de combats, de révolutions, des luttes contre ses démons ou d’un pouvoir en place. Tout cela est fictif, il n’y a pas de message basé sur le monde réel mais comme dans tout objet cinématographique, elles font forcément écho à notre époque par bien des aspects.

Quelles sont vos influences musicales à chacun ? Et quelles sont celles qui vous rapprochent ?

Florent : Les White Stripes, les Black Keys, je pense qu’on ne peut pas trop le cacher quand on écoute notre musique ! Mais aussi Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Stones, la liste est sans fin.

Adrien : J’ai beaucoup écouté Radiohead, RATM, les Red Hot, Muse… Et plus récemment je citerais Nothing But Thieves et Royal Blood. Je suis aussi un fan inconditionnel de Michael Jackson.

Si vous deviez collaborer avec un artiste (ou groupe), qui choisiriez-vous ?

Florent : Avec Tenacious D, faire un morceau avec eux accompagné d’un court-métrage, ça serait juste magique !

Adrien : Last Train car j’adore non seulement leur musique mais aussi leur démarche. Josh Homme pour l’ensemble de sa carrière.

L’artwork The Unclouders

Qui est à l’origine de l’artwork de votre EP ?

Adrien : Comme nous vous l’avons dit précédemment, nous abordons The Unclouders comme un espace d’expression et de création global. Au même titre que nous réalisons nos propres clips, nous créons aussi nos artwork.

Florent : Nous avons exploré pas mal de directions avant de créer cette pochette qui finalement représente bien la notion de dualité qui se dégage de cet EP et du groupe de manière générale.

Pour la suite, avez-vous des concerts de prévus ?

Adrien : Nous venons tout juste de faire deux dates pour fêter la sortie de notre EP et nous préparons actuellement une tournée en 2022 pour le défendre sur scène et je peux vous dire qu’on a vraiment hâte d’aller à la rencontre du public.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Florent : Embassy de Structures et le dernier Idles : The Beachland Ballroom.

Adrien : Saul de The Limiñanas et le dernier Alt-J : U & Me.

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Par Amélie. G

Sheitan & the Pussy Magnets

Crédit photo : Jessica Saval

Le vendredi 22 octobre prochain, Sheitan & the Pussy Magnets sortira son EP Nothing to be said. L’inspiration puisée dans le rock britannique y est facile à déceler traversées par endroits par des touches sombres et mystérieuses. Les membres du groupe ont accepté de répondre à nos questions afin de nous faire découvrir un peu plus leur univers.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Sheitan & The Pussy Magnets, groupe d’indie-rock ordinaire de la banlieue-sud parisienne.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

Alec (guitare lead/choeurs) et moi (Rawad : chant/guitare rythmique) nous sommes rencontrés via des amis en commun voulant nous présenter car nous voulions tous les deux faire de la musique, l’envie d’en faire est donc directement liée à notre rencontre. Alec et Vincent (batterie) se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Nous venons récemment d’être rejoints par Étienne (basse) et Michael (Clavier).

Comment décririez-vous votre univers musical ?

Nous jouons une musique influencée par l’indie-rock britannique, la musique de film et le rock des années 60-70.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Triple-sec.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Le titre éponyme de l’EP à savoir « Nothing To Be Said » est assez représentatif de notre univers musical, il mélange beaucoup de nos influences entre les synthès et les orgues très 60’s face aux guitares et  à la voix qui renvoient à quelque chose de plus moderne.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

Nous ne sommes pas dans quelque chose de revendicatif il s’agit plutôt d’exprimer nos émotions et nos impressions, plus de l’ordre de la sensibilité.

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Nous sommes très influencés par la musique britannique, des groupes comme The Smiths, Arctic Monkeys, mais nous écoutons également beaucoup de rock plus classique, nous avons des références communes, Beatles, Bowie, Black Sabbath etc… Après on a chacun notre univers musical personnel. Par exemple Rawad (chant/guitare rythmique) est très branché indie-rock et est aussi obsédé par des groupes comme les Smiths ou les Kinks, Vincent (batterie) écoute des groupes comme Black Dahlia, The Amazons, tandis que Alec (guitare lead/choeurs) est très orienté B.O. de film rétro de compositeurs comme John Barry ou François de Roubaix. Après la liste de ce que nous écoutons peut-être immense et il y a quand même beaucoup de choses qu’on écoute tous.

Nothing To Be Said – Le clip

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

On prépare un nouveau clip pour un des morceaux de l’EP, et on espère enchaîner avec l’enregistrement d’un nouveau projet très rapidement.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Yes le 22 octobre au Supersonic pour la sortie de l’EP, et le 16 novembre à l’International.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Wet Leg – Chaise Longue.

Timber Timbre – Run From Me.

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Par Jess. D

Grandma’s Ashes

Crédit photo : Angéla Dufin

C’est la rentrée pour La Boîte à Musiques Magazine et c’est donc l’occasion pour nous de vous partager l’interview des Grandma’s Ashes. Avec leur premier EP The Fates, le power trio féminin rock nous entraîne dans des atmosphères changeantes dont elles maîtrisent parfaitement chaque nuance.

Hello Grandma’s Ashes, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Hello la boîte à Musique ! On est Grandma’s ashes, un power trio rock avec Eva au chant et à la basse, Myriam à la guitare et Edith à la batterie. On aime l’humour noir, le rock prog et les mêmes.

Comment vous êtes-vous rencontrées ? 

On s’est rencontrées sur un site internet dédié aux musicien.ne.s. Eva a contacté Myriam pour lui proposer une répète, quelques mois plus tard Edith a rejoint la formation via le même site. Dès la première jam on a su que ça fonctionnait, on s’est bien entendues.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de fonder Grandma’s Ashes ?

On était toutes les trois mues par l’envie de monter un projet dans lequel on pourrait jouer fort, mélanger toutes sortes d’influences tout en écrivant des chansons aux mélodies catchy. Jouer dans Grandma’s Ashes a un côté libérateur, on recherchait des émotions fortes sur scène, et le fait d’être toutes les trois nous apporte un lâcher prise qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Grandma’s Ashes, pourquoi ce nom ?

C’est un nom qui est apparu comme ça, à force de faire des jeux de mots. On aborde des sujets sensibles dans nos chansons qu’on a tendance à masquer avec des titres dérisoires (Daddy Issues, Radish Cure etc.). Grandma’s Ashes signifie “les Cendres de Grand-Mère”, c’est un nom qui surprend souvent et traduit bien l’aspect sombre et farfelu de notre musique.

Vous pouvez nous parler de votre EP « The Fates » sorti le 15 janvier dernier ?

“The Fates” rassemble quatre titres et une outro composée des thèmes des morceaux précédents. Ces chansons sont comme de courtes histoires racontant le destin funeste de personnages différents, voués à errer dans le monde moderne. On y parle d’apathie, de difficulté à construire des relations durables, du passage à l’âge adulte finalement. ” The Fates” fait référence aux trois Parques, les sœurs du destin dans la mythologie. La première déroule le fil de la vie, la seconde le tisse et la troisième le coupe. On trouvait que c’était une belle métaphore pour parler de nos chansons, aussi bien sur le plan narratif que musical. On aime emmener les gens dans une atmosphère puis d’un coup leur faire ressentir quelque chose de totalement différent, un peu comme le destin, on ne sait jamais ce qu’il nous réserve.

Quelle est votre chanson préférée de l’EP ?

Il est possible qu’on en aime chacune une plus particulièrement que les autres, mais à l’unanimité, A.A, parce que chacune y a mis un vrai morceau de sa personnalité musicale. On se base principalement sur ce qu’on a établi avec A.A. pour donner le ton de la suite, plus prog, plus sombre, plus onirique.

Quel a été le processus de création de « The Fates » ? (De l’écriture à lenregistrement en passant par la composition).

The Fates est le résultat de nos trois premières années de groupe à répéter, composer, à faire nos premières dates sur les routes de France ensemble. Il a été écrit sur une longue période mais il est arrivé un moment où plusieurs de nos morceaux collaient vraiment bien ensemble et on s’est dit qu’il était temps de passer en studio pour enfin pouvoir donner quelque chose à notre public. Nous avions commencé à organiser une session studio mais à la suite d’un concert nous avons eu la chance de rencontrer Christine Lidon qui nous a permis de signer sur son label Nice Prod. Elle nous a donc donné les moyens d’aller enregistrer cet EP live aux Studios Ferber avec Guillaume Dujardin pendant 3 jours. On a fait le choix de l’enregistrer totalement en live, parce que les morceaux ont été composés pour la scène et qu’on voulait retranscrire l’aspect brut du groupe, notre énergie à trois, sans artifices.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet EP ?

On avait envie de faire une sorte de cadeau à notre public qui nous suit depuis le départ, et qui réclamait un support pour écouter chez eux ce qu’ils entendaient en live ! On avait besoin avec cet EP, de poser les bases de ce qui selon nous constitue notre musique. Cet EP, c’est un peu une invitation à continuer à suivre notre évolution !

Quelles sont les influences qui vous rapprochent ?

Nous sommes des grandes fans de Queens of the Stone Age, Gojira, Deftones, Yes… Le math rock, le rock progressif, le trip hop, le métal et la pop, la trap aussi. Enfin on est toutes les trois très ouvertes et on se fait beaucoup écouter de choses entre nous, on aime nos influences respectives la plupart du temps !

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Dans nos rêves, Josh Homme, Dave Grohl ou un/une grand.e ponte du rock !

Radish Cure – Le clip

On a adoré votre dernier clip « Radish Cure ». Pouvez-vous nous parler de son univers ?

Merci ! On a adoré le tourner aussi ! Quand on a contacté Jul Metter qui a réalisé le clip, on voulait quelque chose de super psyché, partir d’une histoire basique de radis et en faire un clip totalement loufoque. On lui a parlé de notre amour des films de David Lynch, Dario Argento et il nous a proposé une maison abandonnée avec des lumières rouges, vertes, un personnage hanté, des jeux de miroirs, ça nous a de suite transportés dans l’univers hypnotique qu’on imaginait.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Quelques concerts sont prévus, ça fait un bien fou de rejouer ! Certains sont des reports de l’année dernière de grosses dates et le reste, c’est un peu partout en France et c’est une surprise. On a prévu un énorme concert à la Boule Noire le 2 octobre, on espère vous y voir. Sinon, les confinements successifs nous ont permis de pas mal composer, il faut s’attendre à de nouveaux morceaux, il y a déjà quelques inédits dans notre set actuel…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Live In the Dream, issu du dernier album de St Vincent, une tuerie et Shake the Disease de Depeche Mode.

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Par Amélie. G

The Hounds

Crédit photo : Inès Paillié

À l’occasion de la sortie de leur premier EP LAB 01 le 24 juin prochain, nous avons rencontré THE HOUNDS, jeune groupe de rock toulousain. Bienvenue dans leur univers !

Salut The Hounds, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! The Hounds est un groupe toulousain créé il y a un peu plus d’un an. Il est composé de Daken au chant, Khan à la guitare, MAD à la batterie et Chipeur à la basse. Notre musique, c’est du mi-Rock, mi-coolos. Style un peu étrange à première vue. On explore pas mal de styles différents dans nos chansons et notre défi est de faire sonner ce mélange d’influences, sans avoir l’impression d’écouter quelque chose de complètement décousu.  

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Khan et MAD ont commencé la musique ensemble petit. Puis Daken et MAD se sont connus dans un groupe de métal. Enfin, MAD et Chipeur se sont rencontrés pendant leurs études. Quelques soirées et la volonté de faire de la scène avec un projet ont suffi à réunir tout ce beau monde autour du projet The Hounds.

D’où vous est venue l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder The Hounds ?

The Hounds est né de notre envie de faire de la musique ensemble, tout simplement. L’envie de fusionner toutes nos influences et de voir le résultat, de construire des morceaux.

Pourquoi The Hounds ?

Joker, je confirme avec confirmation.

Qui est à l’origine de votre identité visuelle ?

Khan et MAD ont lancé notre identité assez tournée autour de l’humour avec les montages que vous pouvez voir sur notre insta, du fait maison. Maintenant on se constitue notre meute d’artistes et d’amis pour diversifier nos visuels. @ines.art_s par exemple, artiste designer, a créé les chiens qui nous représentent. Elle bosse aussi avec d’autres amies sur nos futurs projets, que vous aurez le plaisir de découvrir en venant nous suivre !

LAB 01

Votre EP sort mi-juin, pouvez vous nous en parler ?

Notre EP, LAB 01 (pour laboratoire n°01), doit sortir le 24 juin 2021 sur toutes les plateformes. Il représente pour nous le fruit d’une année d’expérimentations et de créations, la conclusion au premier chapitre de notre histoire. LAB 01, c’est donc 5 titres que nous avons retenus, qui n’ont aucun lien direct si ce n’est celui de nos expériences et inspirations personnelles. Cet EP, c’est juste du fun en boîte. C’est aussi une super pochette réalisée par @thesunprose !

« Unsmart Brain » le clip

Un clip est-il prévu pour accompagner la sortie de l’EP ?

Bien évidemment ! “Unsmart Brain” aura droit à un clip animé par Anko qui doit sortir avant la sortie de l’EP, le 17 juin. Il sera à l’image de notre EP : pas d’intrigue particulière, juste des chiens qui font leur vie.

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapprochent ?

Oui, effectivement, c’est vrai, nous avons des influences qui sont un peu différentes, tous les quatre. MAD écoute du Death, style Gojira ou Cannibal Corpse pour s’endormir (entre 2 morceaux de Dua Lipa), alors que Chipeur écoute plus du Patrice Rushen ou du Jamiroquai pour pousser à la salle. Khan écoute des trucs pas ouf, comme [insérer groupe de jazz un peu technique] Jacob Collier ou Snarky Puppy, alors que Daken préfère se maquiller sur du Yungblud ou MGK. Ha oui pardon ce n’était pas la question, quelles sont les influences musicales qui nous rapprochent ? ARCTIC MONKEYS. Et tout autre groupe un peu sympa de rock accessoirement.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager un titre ? 

On voulait un featuring avec Brahms mais on n’a pas réussi à joindre son agent.  Ces temps-ci on accepterait peut-être de laisser YUNGBLUD chanter sur un de nos titres, si jamais tu passes par là Dom. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos chansons ?

Notre musique et notre humour, au fond, sont comme du chocolat laissé sur une table en plein soleil : tu n’es pas sûr que ce soit toujours bon mais ça part d’une bonne intention. Vous ne trouverez pas encore forcément de message très engagé. Mais nous avons à peine 21 ans et écrire sur des sujets que l’on ne connaît pas assez bien ne fait pas vraiment partie de notre philosophie. Cet EP, c’est donc des histoires inspirées par nos expériences personnelles de jeunes êtres humains. En général, des relations amoureuses ou simplement des choses qui nous font rire. Par exemple, “Is The Sky Falling ? est un morceau qui (comme souvent) est né d’une blague du batteur (lui aussi c’est une blague) et qui a été entièrement créé en une soirée.

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ?

Mais plus que bien évidemment ! Le live, c’est un peu le saint Graal ! Que dis-je ? ! L’accomplissement de toute une vie ! Que dis-je ? ! Notre projet !!  Par contre, on préfère attendre que la situation sanitaire se calme un peu pour des dates. On a fait l’expérience en août dernier d’une personne positive au fameux virus tusaisqui lors de l’un de nos lives. Heureusement il n’y a pas eu de complications, mais ça nous a pas mal refroidis.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Sans doute “She Wants”, de Sunset Sons et “Devil in the Midnight Mass”, de Billy Talent. Quoi ? Bientôt des covers de ces morceaux sur notre chaîne ? Prouvez-le !

Retrouvez The Hounds sur : Instagram et Youtube.

Par Amélie. G

LŌV

Crédit photo : Jade LE BLOAS

La sensualité de Lov se retrouve aussi bien dans sa voix que dans son univers visuel qui setraduit par des clips à l’esthétique travaillée. Ce 1er EP Fever sorti le 04 juin dernier est le début d’une très belle aventure pour la jeune chanteuse ! Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus.

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Lov j’ai 25 ans. J’écris comme je chante et je chante comme je ris c’est ma deuxième nature. J’ai eu la chance d’avoir une enfance libre et des parents à l’écoute ce qui m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde. J’ai grandi dans le sud de la France donc j’ai toujours été habitué à être proche de la mer, l’horizon me permet de m’évader.

Tu as remporté le concours de l’émission Planète Rap en septembre 2020, comment l’as-tu vécu ?

Honnêtement, pour une première, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon stress, je venais de me lancer dans la musique il y a à peine 6 mois. C’était une belle expérience, j’ai beaucoup appris entourée de Fred Musa et toute l’équipe qui m’a soutenu et mise à l’aise. Je pense que chaque étape que nous vivons nous permet à tous de grandir et de prendre de l’assurance, Planète Rap en fait partie. Lorsque je me suis mise à chanter, plus rien n’existait autour de moi, je me suis plongée dans mes paroles. « Lov de toi » mon premier single et mon histoire avec H, celui qui m’a soutenu et me soutiendra toujours.

FEVER premier EP sorti le 4 juin

Ton premier EP est sorti le 4 juin, peux-tu nous en parler ?

Mon premier EP s’appelle FEVER, c’est une présentation de ce que j’ai au plus profond. À travers ces 5 titres « Fever » « Lov de toi » « Désert » « Canopée » « Hello » on y découvre mes différentes manières de penser : la folie, l’amour, la recherche de soi-même, la sensualité, et la spiritualité. Dans ces chansons, je vous parle en toute sincérité, j’aime énormément jouer avec les mots et les métaphores. La musique est pour moi très instinctive, le flow et les paroles me viennent naturellement. À travers « Désert », j’ai voulu faire passer un message d’espoir avant tout pour me donner la force d’y croire. Mon message est simple : le bonheur est accessible à tous, tendez-lui la main.

Le clip FEVER

Quel est ton titre préféré ? Et pourquoi ?

J’ai eu énormément de facilité à écrire FEVER, c’est une musique qui me donne le sourire. Je me souviens quand j’ai enregistré ce titre avec OVAGROUND, je l’ai fait écouter à mon entourage le smile sur leurs visages, c’est exactement ce que je cherche à transmettre.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

J’ai commencé à écrire lorsque le monde était confiné. Je me suis retrouvée dans la maison de campagne de mon père dans l’arrière-pays niçois. J’avais besoin de réponse, l’écriture et la musique m’ont permis de penser au positif. Je puise mon inspiration à travers les images, les histoires, les gens, les poèmes et les sonorités. Le monde qui nous entoure est vaste, j’ai besoin de trouver ma place et la musique m’apaise. En écrivant, je réponds à toutes les questions qui sont dans ma tête, c’est devenu un besoin.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

J’écoute énormément de beats, énormément de musique du monde, je m’inspire de chaque culture, je travaille à l’instinct. Parfois les mouvements de danse me donnent les mots, les mots me donnent le flow et parfois le flow me donne même l’histoire. Je crée comme je respire et je respire comme j’aime.

Tu n’hésites pas à mélanger différents styles comme le jazz, la pop… Quelles sont tes influences ?

Je suis fascinée par la manière de prononcer les mots comme le fait George Brassens. J’aime la prestance d’Etta James, le charisme de Jorja Smith et le rebondissement d’Oxmo Puccino. Ce serait triste de réduire mes influences à quatre artistes, sachant que ma mère m’a appris à écouter tous les styles musicaux : elle me réveillait le matin avec Bach et le soir on dansait sur Saint Germain. Il y avait également un disquaire dans ma ville, un passionné de musique, et je passais des heures avec lui à écouter ses vinyles. Il m’a transmis sa passion. « La musique il faut apprendre à l’écouter » disait-il.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes chansons ?

Il faut laisser place à l’amour, la haine n’est plus d’actualité. Le message est simple : LAISSONS PARLER NOTRE CŒUR.

Quels sont tes futurs projets ?

« Si loin du but » est la dernière musique de mon premier album. J’ai besoin de grandir, mon objectif est loin, il sera difficile de l’atteindre, je donnerai tous ce que j’ai pour y parvenir même si je dois gravir des sommets. Je suis passionnée et déterminée, je m’accroche à cette phrase « croire en ses rêves ».

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

« Notice me » de Tobi Lou et « Les femmes » de Esken.

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Par Jess. D