Bleu Nuit

Crédits photo : William Daviau

Ce soir nous traversons l’océan Atlantique direction le Quebec pour rencontrer Bleu Nuit. Ils nous présentent Métal, leur nouvel album concept labyrinthique sorti en novembre dernier mélangeant post-punk, new wave et art rock. On vous laisse découvrir la froideur électrique et conductrice de leur Métal.

Hello, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Bonjour ici Yan Skene (guitare, voix et synthés). Dans l’équipage Bleu Nuit il y a également Nicolas Gaudreault (guitares, synthés), Maxime Sanschagrin (basse) et Marc-Antoine (percussions).

Quelle est lhistoire derrière Bleu Nuit ?

Tout a commencé après la séparation de nos projets respectifs (Pandacide et Eliza). On avait le goût de faire de la musique sans pression et sans trop d’ambitions honnêtement ! Finalement, nos goûts se sont vite développés et on a eu envie de faire un truc plus post-punk. D’ailleurs, le nom Bleu Nuit vient d’une chanson écrite par le groupe Timber Timbre et non d’une émission semi-érotique diffusé sur les ondes télévisuelles québécoises durant les années 90.

Metal cest une matière plutôt froide, pourquoi donner ce nom à votre album ?

C’est effectivement pour ça que l’album s’appelle Métal ! Le côté froid, électrique et conducteur colle bien avec notre nouveau son. C’est aussi un hommage à un des artistes qui a influencé l’album, Gary Numan et la face b de son 7 pouces Cars. Je trouvais ça cool aussi de potentiellement voir un article sur nous avec comme titre : « Bleu Nuit passe au Métal avec leur plus récent album ».

Une atmosphère différente émane de chacune de vos chansons, était-ce une volonté ?

Le côté labyrinthique est une partie essentielle de l’album. On essaie toujours de faire réagir l’auditeur et de le remettre en question. Qu’est-ce que j’entends ? Ça ne fait pas de sens que la chanson se termine abruptement ? C’est exactement le genre d’effet qu’on veut produire. Métal est un album concept qui forme un tout, mais il est également possible de s’identifier à un titre en particulier d’où la force de cet album.

Quelle est votre chanson préférée de lalbum ?

Je crois que Météore, c’est vraiment la préférée de tout le monde. On a eu vraiment du plaisir à enregistrer ça et elle est vachement chouette à jouer en concert ! Le bridge avec les bongos, c’est vraiment notre partie préférée.

Vous avez enregistré votre album dans des conditions particulières, avez-vous une anecdote de studio ?

L’album à débuter un 11 mars 2020, soit deux jours avant le confinement complet au Québec. La création de ce disque a été mise sur pause pendant plusieurs mois et par la suite, on a décidé de se construire notre propre studio d’enregistrement dans le quartier industriel d’Ahuntsic. Un petit 100 pieds carrés au quatrième étage d’un building commercial. Je crois que le plus fou dans tout ça, c’est que le 24 novembre 2020, le Québec était frappé par un vent de chaleur et il faisait près de 30 degrés. On a justement enregistré Météore cette journée ! La chaleur a donné le ton à la chanson, c’est certain.

Quel est votre processus de création notamment pour Métal, de la composition à lenregistrement en passant par l’écriture ?

La musique est toujours composée en premier. Pour Métal, on a refait, je dirais minimum trois à quatre fois les chansons jusqu’à temps qu’on soit rendu au maximum de nos capacités. J’ai (Yan) mis beaucoup de temps sur les paroles et je crois que je me suis nettement amélioré à travers ce disque niveau paroles. On est vraiment satisfait du résultat et contrairement au premier album, on a eu du temps, du financement et des ressources suffisantes pour créer, selon nous, l’essence qu’est Bleu Nuit aujourd’hui en 2021.

Vous chantez en français était-ce une évidence ?

Le français est notre langue principale et on est fier de la défendre. Quand j’écris en français, je travaille fort pour trouver des mots qui ne tombent pas trop rapidement dans le kitsch. Je crois que dans le genre post-punk francophone, c’est audacieux de le faire en français et c’est notre rôle de faire rayonner notre langue partout à travers le monde.

Quelles sont vos inspirations communes ?

Joy Division. Étant un énorme fan de nature, j’ai pas mal forcé les gars a écouté ça au maximum pour qu’ils absorbent leur univers. Je dirais tout ce qui tourne autour de ce genre-là et de quelques trucs plus récents comme Preoccupations ou Crack Cloud.

Qui est à lorigine de lartwork sur la pochette de lalbum ?

On a eu la chance de travailler avec Oliver Pitt. Cet artiste travaille uniquement de façon analogue. La pochette a été faite 100 % à la main avec beaucoup d’outils métalliques et de méthode peu traditionnelle aujourd’hui. Ça a rapidement donné le ton à l’album d’ailleurs.

Avez-vous des projets de concerts ? Au Canada ? Et en France ?

Oui ! On travaille en ce moment même sur une tournée en France pour avril 2022 et on a très hâte. L’accueil en France est vraiment top et les gens sont très curieux. Nous venons de sortir une session live enregistrée en octobre dernier dans le cadre de M. pour Montréal et on suggère à tout le monde d’aller voir ça. C’est super beau et bon !

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Exek – Several Souvenirs (Good Thing They Ripped Up The Carpet) / Lulus Sonic Disc Club

NOV3L – Apath (Non-Fiction) Flemish Eye Records

Retrouvez Bleu Nuit sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G



Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :