Eliz Murad

Crédits photo : Sarah Slimi

Franco-libanaise, Eliz est chanteuse, bassiste, guitariste, autrice et compositrice. Après divers projets en groupe (Teleferik & The Sabayas) mélangeant rock et langue arabe et suite à la pandémie de COVID, Eliz décide alors de se lancer en solo. Son EP Apocalypsna est sorti le 10 septembre dernier et nous présente ainsi son univers.

Hello Eliz, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Eliz Murad, comme mon prénom l’indique je suis franco-libanaise. Autrice, compositrice et interprète, et après 10 ans avec un groupe j’ai sorti mon 1er EP en solo le 10 septembre dernier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires, que ce soit au travers de scénarios ou en images à travers mes études de vidéo. Mais la musique a pris le pas et ces dix dernières années c’est en chantant que j’ai préféré exprimer mes émotions, mes idées, ma vision de la vie etc. Je suis née en France de parents Libanais et alors que ma mère écoutait beaucoup de musique arabe moi j’écoutais du rock, de la soûl et ça se télescopait dans ma tête. En grandissant j’ai décidé de chanter en arabe que ce soit avec mon ancien groupe Teleferik mais aussi aujourd’hui en solo.

Qu’est-ce que ton expérience au sein de Teleferik & The Sabayas t’a apporté ?

The Sabayas est le groupe que j’ai créé juste avant le confinement et qui n’a toujours pas pu vraiment exister. C’est aussi de cette frustration-là que j’ai décidé de prendre une guitare et d’écrire mes propres chansons en attendant de pouvoir reprendre le chemin des salles de répétitions etc. Jouer avec le groupe Teleferik m’a appris que je voulais faire de la musique mon métier. Ça a été 10 années qui m’ont permis de tourner à l’international et de comprendre les enjeux et l’industrie musicale.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer en solo ?

L’envie de raconter des choses fortes et immédiates en plein confinement, covid, les évènements au Liban et la frustration de ne pouvoir créer mon duo féminin The Sabayas. C’est en tout cas en stand-by mais avec Nadine la batteuse on a hâte de pouvoir mettre The Sabayas enfin en place.

« Apocalypsna » ton EP est sorti le 10 septembre, peux-tu nous en parler ?

Apocalypsna veut dire « notre apocalypse » en dialecte libanais. Chaque chanson est un moment fort que j’ai vécu pendant ces deux dernières années. Le Badna parle de negrophobie dans les pays arabes mais aussi de l’affaire George Floyd. C’est une ode a la beauté de la couleur noire, 7ooriye veut dire « Sirene » en arabe et je parle d’une histoire furtive pendant le confinement, une créature inaccessible, Beirut est un hommage à ma capitale meurtrie encore une fois de trop l’été dernier et Lockdown est une chanson rock qui se veut énergique et métaphorique de la folie du confinement.

Quelle est l’histoire de « Beirut » ton 1er single ?

Beirut a été composé en une nuit, le lendemain de l’explosion au Liban en août 2020. Ça a été comme une fulgurance. Dans ces moments, l’art remplace les mots et surtout quand on est loin. Que faire ? Écrire une chanson était vital pour moi, me sentir mieux et transformer la peine en offrande.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’en ai tellement. Je dirais que les chanteuses soul afro américaines comme Tina Turner, Aretha Franklin m’ont beaucoup construite. J’ai toujours aimé leur puissance. Mais aussi la pop classique des Beatles et des Beach Boys, l’urgence de Nirvana, le lyrisme de la diva Fairuz et puis le charisme de PJ Harvey. Aujourd’hui j’écoute aussi de la trap, Billie Eilish, de la neo soul. J’aime beaucoup de choses et je ne me limite pas.

Que veux-tu faire passer à travers tes chansons en général ?

Je veux être une « emotionneuse » plus qu’une performeuse. Partager mon histoire personnelle c’est toucher à l’universel et je sais que nous ne sommes pas beaucoup de nanas et en plus d’origine métissée à choisir le rock, alors j’ai envie aussi de faire des choses là ou mon profil n’est pas attendu.

Était-ce une évidence pour toi de chanter en arabe ?

Oui depuis l’adolescence. D’abord l’envie de voir des chanteuses rock en arabe sur scène mais comme ça n’existait pas j’ai décidé de le faire moi-même (rires).

Pour la suite, as-tu des concerts de prévus ?

J’ai sorti l’EP sans rien attendre et je n’ai pas préparé de tournée pensant que le confinement serait prolongé donc ce sera pour les prochains albums que ce soit en solo ou avec The Sabayas.

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

En ce moment j’adore le folk de Adrienne Lenker et son titre anything très doux pour passer l’automne en douceur, et je dirais le duo Larkin Poe et son Bleach Blond Bottle Blues pour se réchauffer de l’hiver qui arrive et découvrir ce duo qui n’a rien à envier aux Black Keys.

Retrouvez Eliz sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G

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