Sarah Manesse

Crédit photo : Guillaume Marbeck

Après plusieurs expériences dans le milieu de la comédie musicale, Sarah Manesse nous offre son premier EP « The Mirage » sortie le 01 octobre 2021. On vous invite à découvrir l’univers de la pétillante chanteuse, auteur-compositeur et danseuse.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour je suis Sarah Manesse, je suis principalement chanteuse mais aussi danseuse et auteur-compositeur. Pour l’instant j’habite à Paris mais suivant mes contrats je change de ville. Mon dernier contrat était à Berlin j’y suis resté deux ans.

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par la danse quand j’étais petite. J’ai fait tout d’abord de la danse classique et du hip-hop par la suite. Et après le bac avec ma meilleure amie on a décidé de faire une école de musique à Villeurbanne parce que là-bas il y avait un département rock et musiques actuelles. J’ai donc fait quatre ans dans cette école, c’était super. Ensuite je suis rentrée à Paris, j’ai commencé par passer des auditions pour des comédies musicales qui ne sont pas très bien passées. C’est pour ça que j’ai fait X Factor en me disant que ça ne pourrait pas être pire, ça n’a pourtant pas été très facile. Et puis j’ai eu mon premier rôle dans Sister Act au théâtre Mogador. Ça a été la plus belle année que j’ai passée, du coup je me suis dit c’est vraiment ça que j’ai envie de faire à fond dans la Comédie Musicale. Pour me perfectionner dans ce domaine j’ai décidé d’aller faire une école de comédie musicale à Londres, pour être au top du top pour les prochaines auditions.

C’est vraiment Sister Act qui t’a fait prendre conscience que tu voulais faire de la comédie musicale ou tu avais déjà ça en tête depuis le début ?

Depuis petite je suis fan de comédie musicale mais c’est vrai qu’avant d’en faire je ne savais pas trop ce que c’était. Étant danseuse et chanteuse je m’étais dit que ça serait top de faire ça quoi. Mais à Paris il y a moins d’opportunités qu’à Londres ou à Broadway par exemple. J’ai vraiment eu beaucoup de chance d’être prise dans Sister Act parce que c’était un show incroyable et le rôle était aussi très beau, je me suis éclatée. Et ensuite aller à Londres ça m’a apporté exactement ce que je voulais pour continuer dans cette voie-là.

Est-ce que tu as toujours eu envie de faire une carrière solo ? Ou est-ce que c’est arrivé au hasard de ton parcours ?

J’ai commencé à écrire des chansons à quatorze ans avec ma meilleure amie. À Villeurbanne j’ai formé mon premier groupe de rock avec qui on a fait quelques concerts. À ce moment-là j’étais prête à sortir quelque chose, et j’ai cherché pendant dix ans des gens avec qui faire ce premier EP qui est sorti le 1er octobre. Je me souviens à Paris j’ai longtemps tapé aux portes avec guitare sur le dos, je présentais mes chansons en guitare voix et ça n’a jamais pris. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas avec mes chansons, ça ne m’a pas démoralisé. Je me suis dit ce sont mes chansons je n’ai pas envie de les changer, je voulais les garder telles quelles. J’avais la conviction qu’un jour je trouverais quelqu’un qui les aimerait comme elles étaient et qui m’aimerais moi aussi pour ce que je suis. Je ne savais pas comment ni avec qui mais je savais qu’un jour ça se ferait et j’avais raison. Ça a juste mis un peu de temps.

Est-ce que tu peux nous parler de ton EP « The Mirage » ?

La plus ancienne chanson de l’EP c’est I Love A Clown je l’ai écrite à dix-sept ans donc il y a longtemps. Il y en a plusieurs anciennes dont Sweetie et la dernière en français Aslan que j’ai écrites à vingt-trois ans. Les deux plus récentes se sont Little Flame et His Wife and Me que j’ai écrites à Berlin. Et donc c’est à Berlin que j’ai fait une rencontre à la suite d’un spectacle (Vivid Grand Show), une autre chanteuse du Show m’a présenté Doug Yowell (batteur pour Joe Jackson, Duncan Sheik, Suzanne Vega…). Il a compris qui j’étais dans le spectacle en voyant la robe que je portais sur scène dépasser de ma garde-robe, parce que dans le show j’avais plein de maquillage et de paillettes et là j’étais en « normale », et il m’a dit « Oh mais c’est toi ». Il avait flashé sur ma voix et je sentais que c’était vraiment un coup de cœur artistique. C’est rare dans la vie et ça se sent quand il y a un gros coup de cœur, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais la manière dont les gens vous regardent tu le sens qu’il y a du respect, et à ce moment-là je l’ai senti. J’ai pu lui montrer mes chansons parce qu’avant d’aller à Berlin j’avais enregistré une démo avec Aurélien Barbolosi qui m’avait été présenté par Benjamin Siksou qui est un de mes amis. Et donc j’ai pu présenter cette démo à Doug Yowell qui a bien aimé et qui m’a dit si tu veux tu viens quand tu veux à New York enregistrer ton EP. Mes amis et mes parents me disaient mais tu ne connais pas ce gars, il te propose comme ça d’aller enregistrer à New York il y a peut-être un truc louche. C’est bizarre mais comme je l’avais tellement imaginé ce moment-là et je vous ai dit j’avais cette conviction depuis 10 ans qu’un jour ça allait arriver que j’y croyais à fond et je me suis dit c’est bon je vais à New York. La clé c’est de ne jamais cesser d’y croire. Là-bas c’était magique, pendant une semaine on a bossé à fond avec Doug et son frère qui faisait les basses et les guitares. On était tous les trois, c’était tellement intense et ce qui était génial c’est qu’ils avaient zéro ego, ils me disaient « on est là pour servir tes chansons et ta musique » c’est le rêve pour un artiste. Cette rencontre a engendré une autre rencontre, Doug m’a présenté Mark Plati (musicien, producteur et ingénieur son de David Bowie, Quincy Jones, Prince, Rita Mitsouko, Alain Bashung…) avec qui je n’aurais jamais pensé bosser. Quand on a terminé d’enregistrer, on était tellement contents du résultat, Doug et son frère m’ont dit que comme c’était de bonne qualité il fallait que ça soit mixé par quelqu’un de bien. Doug m’a dit de demander à Mark Plati s’il voulait bien mixer l’EP. Je me suis dit ça ne va pas lui plaire, mais il m’a dit oui d’accord je vais mixer ton EP. Je suis retournée à New York pendant mes vacances en février pour mixer chez lui dans son studio. J’étais dans son studio où il y avait tous les albums des personnes que j’admire qu’il, et moi je le regardais mixer mon EP. Ça m’a boosté, je me suis dit que plus personne ne pouvait m’atteindre, bon évidemment ça ne dure pas toute la vie il y a des hauts et des bas, mais ça m’a tellement fait mise en confiance. Encore aujourd’hui quand j’en parle je me dis, ça n’est pas un rêve ça, c’est vraiment passé. Ce qui est trop bien c’est de pouvoir enfin partager l’EP avec tout le monde, les gens peuvent l’écouter maintenant.

Crédit photo : Sarah Manesse

Quelles sont tes influences ?

Le number one c’est Fiona Apple, je ne sais pas si vous connaissez, je ne vis que par elle. C’est un de mes frères qui me l’a fait découvrir ado. Elle est vraiment la description de la liberté musicale pour moi. Elle ne fait aucunes concessions et elle écrit ce qu’elle veut sans se mettre de barrières et c’est ce que j’aimerais atteindre. Il y a Fiona mais aussi Kate Bush, PJ Harvey, Supertramp, Queen, Nirvana, Alanis Morissette… La liste est longue.

Chanter en anglais c’était en évidence pour toi ?

Dans l’EP il y a une chanson en français, c’est la dernière. Et sinon une évidence je ne sais pas. Je pense que peut-être inconsciemment comme je me disais que la France ne m’aimait pas, il fallait que je chante en anglais pour avoir plus de chances de toucher plus de gens. Je ne sais vraiment pas, mais j’aimerais bien écrire plus en Français pour mon premier album par exemple.

Quelle importance donnes-tu à la retranscription visuelle de tes chansons ?

J’ai grandi avec MTV donc c’est hyper important pour moi d’avoir un beau clip qui colle à la chanson. Donc c’est vrai que j’avais envie de faire quelque chose de bien. C’est grâce à Joséphine ma petite sœur qui a fait un clip avec Leïla pour un rappeur ou elle avait le rôle principal, que j’ai eu envie de travailler avec cette réalisatrice pour le clip de Little Flame. Quand j’ai vu le clip, j’ai vu des expressions de ma sœur que je ne connaissais pas du tout, ça m’a intrigué et je me suis dit la réalisatrice a réussi à lui faire sortir des choses profondes. Je n’avais jamais montré avant, ce côté de moi un peu plus sombre.

Des projets pour la suite ? Des concerts ?

Le 4 octobre il y a eu la release party de l’EP au Pop Up du Label. Et il y a deux gros trucs qui arrivent mais je crois que je n’ai pas encore le droit d’en parler. Pour la suite les concerts ça dépendra parce qu’en fait ce qu’il faut savoir c’est que je n’ai pas d’équipe encore. Je n’ai pas de label, pas de tourneur, pas de manager… Je n’avais que les moyens pour me payer un attaché de presse, donc pour l’instant je n’ai pas d’autres concerts de prévus. Ça arrivera quand ça doit arriver.

Est-ce que tu peux nous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Je vous donne les deux reprises que j’ai faites à la release party. Alors il y a celle du groupe Alabama Shakes la chanson s’appelle Gimme All Your Love et la deuxième reprise que j’ai faite c’est A Mistake de Fiona Apple.

Retrouvez Sarah Manesse sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G

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