Grandma’s Ashes

Crédit photo : Angéla Dufin

C’est la rentrée pour La Boîte à Musiques Magazine et c’est donc l’occasion pour nous de vous partager l’interview des Grandma’s Ashes. Avec leur premier EP The Fates, le power trio féminin rock nous entraîne dans des atmosphères changeantes dont elles maîtrisent parfaitement chaque nuance.

Hello Grandma’s Ashes, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Hello la boîte à Musique ! On est Grandma’s ashes, un power trio rock avec Eva au chant et à la basse, Myriam à la guitare et Edith à la batterie. On aime l’humour noir, le rock prog et les mêmes.

Comment vous êtes-vous rencontrées ? 

On s’est rencontrées sur un site internet dédié aux musicien.ne.s. Eva a contacté Myriam pour lui proposer une répète, quelques mois plus tard Edith a rejoint la formation via le même site. Dès la première jam on a su que ça fonctionnait, on s’est bien entendues.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de fonder Grandma’s Ashes ?

On était toutes les trois mues par l’envie de monter un projet dans lequel on pourrait jouer fort, mélanger toutes sortes d’influences tout en écrivant des chansons aux mélodies catchy. Jouer dans Grandma’s Ashes a un côté libérateur, on recherchait des émotions fortes sur scène, et le fait d’être toutes les trois nous apporte un lâcher prise qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Grandma’s Ashes, pourquoi ce nom ?

C’est un nom qui est apparu comme ça, à force de faire des jeux de mots. On aborde des sujets sensibles dans nos chansons qu’on a tendance à masquer avec des titres dérisoires (Daddy Issues, Radish Cure etc.). Grandma’s Ashes signifie “les Cendres de Grand-Mère”, c’est un nom qui surprend souvent et traduit bien l’aspect sombre et farfelu de notre musique.

Vous pouvez nous parler de votre EP « The Fates » sorti le 15 janvier dernier ?

“The Fates” rassemble quatre titres et une outro composée des thèmes des morceaux précédents. Ces chansons sont comme de courtes histoires racontant le destin funeste de personnages différents, voués à errer dans le monde moderne. On y parle d’apathie, de difficulté à construire des relations durables, du passage à l’âge adulte finalement. ” The Fates” fait référence aux trois Parques, les sœurs du destin dans la mythologie. La première déroule le fil de la vie, la seconde le tisse et la troisième le coupe. On trouvait que c’était une belle métaphore pour parler de nos chansons, aussi bien sur le plan narratif que musical. On aime emmener les gens dans une atmosphère puis d’un coup leur faire ressentir quelque chose de totalement différent, un peu comme le destin, on ne sait jamais ce qu’il nous réserve.

Quelle est votre chanson préférée de l’EP ?

Il est possible qu’on en aime chacune une plus particulièrement que les autres, mais à l’unanimité, A.A, parce que chacune y a mis un vrai morceau de sa personnalité musicale. On se base principalement sur ce qu’on a établi avec A.A. pour donner le ton de la suite, plus prog, plus sombre, plus onirique.

Quel a été le processus de création de « The Fates » ? (De l’écriture à lenregistrement en passant par la composition).

The Fates est le résultat de nos trois premières années de groupe à répéter, composer, à faire nos premières dates sur les routes de France ensemble. Il a été écrit sur une longue période mais il est arrivé un moment où plusieurs de nos morceaux collaient vraiment bien ensemble et on s’est dit qu’il était temps de passer en studio pour enfin pouvoir donner quelque chose à notre public. Nous avions commencé à organiser une session studio mais à la suite d’un concert nous avons eu la chance de rencontrer Christine Lidon qui nous a permis de signer sur son label Nice Prod. Elle nous a donc donné les moyens d’aller enregistrer cet EP live aux Studios Ferber avec Guillaume Dujardin pendant 3 jours. On a fait le choix de l’enregistrer totalement en live, parce que les morceaux ont été composés pour la scène et qu’on voulait retranscrire l’aspect brut du groupe, notre énergie à trois, sans artifices.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet EP ?

On avait envie de faire une sorte de cadeau à notre public qui nous suit depuis le départ, et qui réclamait un support pour écouter chez eux ce qu’ils entendaient en live ! On avait besoin avec cet EP, de poser les bases de ce qui selon nous constitue notre musique. Cet EP, c’est un peu une invitation à continuer à suivre notre évolution !

Quelles sont les influences qui vous rapprochent ?

Nous sommes des grandes fans de Queens of the Stone Age, Gojira, Deftones, Yes… Le math rock, le rock progressif, le trip hop, le métal et la pop, la trap aussi. Enfin on est toutes les trois très ouvertes et on se fait beaucoup écouter de choses entre nous, on aime nos influences respectives la plupart du temps !

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Dans nos rêves, Josh Homme, Dave Grohl ou un/une grand.e ponte du rock !

Radish Cure – Le clip

On a adoré votre dernier clip « Radish Cure ». Pouvez-vous nous parler de son univers ?

Merci ! On a adoré le tourner aussi ! Quand on a contacté Jul Metter qui a réalisé le clip, on voulait quelque chose de super psyché, partir d’une histoire basique de radis et en faire un clip totalement loufoque. On lui a parlé de notre amour des films de David Lynch, Dario Argento et il nous a proposé une maison abandonnée avec des lumières rouges, vertes, un personnage hanté, des jeux de miroirs, ça nous a de suite transportés dans l’univers hypnotique qu’on imaginait.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Quelques concerts sont prévus, ça fait un bien fou de rejouer ! Certains sont des reports de l’année dernière de grosses dates et le reste, c’est un peu partout en France et c’est une surprise. On a prévu un énorme concert à la Boule Noire le 2 octobre, on espère vous y voir. Sinon, les confinements successifs nous ont permis de pas mal composer, il faut s’attendre à de nouveaux morceaux, il y a déjà quelques inédits dans notre set actuel…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Live In the Dream, issu du dernier album de St Vincent, une tuerie et Shake the Disease de Depeche Mode.

Retrouvez Grandma’s Ashes sur : Facebook, Instagram et Youtube.

Par Amélie. G

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