Vertical

Crédits photo : Samia Hamlaoui

Ce soir nous partons vers la Grande Bretagne au travers de l’album Something for you du groupe Rock/Pop Vertical. Ils ont accepté de se livrer à nos lecteurs au travers de quelques questions que nous leur avons posés.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Vertical, quatre musiciens rassemblés autour d’une esthétique plutôt cold-pop, inspirée par la scène de Manchester. Nous jouons ensemble depuis 2017, animés par un véritable amour du Live !! On a sorti notre premier album Something For You en mai 2021, on l’a enregistré dans des conditions live au studio Cryogène.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

On se connaissait comme musicien de différents groupes puis c’est dans les studios de répétition de St Nazaire qu’on s’est vraiment rencontré. On était tous en transition, sans groupe. On s’appréciait alors a commencé à jouer ensemble sans trop savoir vers où on allait…

Comment décririez-vous votre univers musical ?

On est sur une base de pop, avec des tournes inspirées du milieu punk ou post-punk, mais avec un son plus doux, des textes mélancoliques, des ambiances planantes.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Authentique. Dans le sens où il a été enregistré live, tous dans la même pièce. Dans les mêmes conditions que nos concerts.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Something For You. L’album porte son nom.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

On parle surtout d’amitié, d’amour, de liens humains…

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Pour ce groupe, les influences viennent de groupes comme The Smiths, The Cure, The Drums. Individuellement, nous n’avons pas vraiment les mêmes influences (Hip-Hop, Folk, World, Rock, Pop…)

Quel est votre processus de création ?

Pour une grosse partie du répertoire, c’est Joris (chant, guitare) qui fait les morceaux assistés par un ordinateur. Ensuite on les adapte au live tous ensemble.

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

Pour le moment, on se consacre à la promo de cet album, avec beaucoup de concerts. L’album suivant est déjà en cours d’écriture.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Toutes les semaines, le mieux est d’aller s’abonner à notre page Facebook nous suivre. À venir Paris, Rennes, Cherbourg, Angers…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

No de Fontaines DC
What A Boost de Rozi Plain

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Par Jess. D

Sarah Manesse

Crédit photo : Guillaume Marbeck

Après plusieurs expériences dans le milieu de la comédie musicale, Sarah Manesse nous offre son premier EP « The Mirage » sortie le 01 octobre 2021. On vous invite à découvrir l’univers de la pétillante chanteuse, auteur-compositeur et danseuse.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour je suis Sarah Manesse, je suis principalement chanteuse mais aussi danseuse et auteur-compositeur. Pour l’instant j’habite à Paris mais suivant mes contrats je change de ville. Mon dernier contrat était à Berlin j’y suis resté deux ans.

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par la danse quand j’étais petite. J’ai fait tout d’abord de la danse classique et du hip-hop par la suite. Et après le bac avec ma meilleure amie on a décidé de faire une école de musique à Villeurbanne parce que là-bas il y avait un département rock et musiques actuelles. J’ai donc fait quatre ans dans cette école, c’était super. Ensuite je suis rentrée à Paris, j’ai commencé par passer des auditions pour des comédies musicales qui ne sont pas très bien passées. C’est pour ça que j’ai fait X Factor en me disant que ça ne pourrait pas être pire, ça n’a pourtant pas été très facile. Et puis j’ai eu mon premier rôle dans Sister Act au théâtre Mogador. Ça a été la plus belle année que j’ai passée, du coup je me suis dit c’est vraiment ça que j’ai envie de faire à fond dans la Comédie Musicale. Pour me perfectionner dans ce domaine j’ai décidé d’aller faire une école de comédie musicale à Londres, pour être au top du top pour les prochaines auditions.

C’est vraiment Sister Act qui t’a fait prendre conscience que tu voulais faire de la comédie musicale ou tu avais déjà ça en tête depuis le début ?

Depuis petite je suis fan de comédie musicale mais c’est vrai qu’avant d’en faire je ne savais pas trop ce que c’était. Étant danseuse et chanteuse je m’étais dit que ça serait top de faire ça quoi. Mais à Paris il y a moins d’opportunités qu’à Londres ou à Broadway par exemple. J’ai vraiment eu beaucoup de chance d’être prise dans Sister Act parce que c’était un show incroyable et le rôle était aussi très beau, je me suis éclatée. Et ensuite aller à Londres ça m’a apporté exactement ce que je voulais pour continuer dans cette voie-là.

Est-ce que tu as toujours eu envie de faire une carrière solo ? Ou est-ce que c’est arrivé au hasard de ton parcours ?

J’ai commencé à écrire des chansons à quatorze ans avec ma meilleure amie. À Villeurbanne j’ai formé mon premier groupe de rock avec qui on a fait quelques concerts. À ce moment-là j’étais prête à sortir quelque chose, et j’ai cherché pendant dix ans des gens avec qui faire ce premier EP qui est sorti le 1er octobre. Je me souviens à Paris j’ai longtemps tapé aux portes avec guitare sur le dos, je présentais mes chansons en guitare voix et ça n’a jamais pris. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas avec mes chansons, ça ne m’a pas démoralisé. Je me suis dit ce sont mes chansons je n’ai pas envie de les changer, je voulais les garder telles quelles. J’avais la conviction qu’un jour je trouverais quelqu’un qui les aimerait comme elles étaient et qui m’aimerais moi aussi pour ce que je suis. Je ne savais pas comment ni avec qui mais je savais qu’un jour ça se ferait et j’avais raison. Ça a juste mis un peu de temps.

Est-ce que tu peux nous parler de ton EP « The Mirage » ?

La plus ancienne chanson de l’EP c’est I Love A Clown je l’ai écrite à dix-sept ans donc il y a longtemps. Il y en a plusieurs anciennes dont Sweetie et la dernière en français Aslan que j’ai écrites à vingt-trois ans. Les deux plus récentes se sont Little Flame et His Wife and Me que j’ai écrites à Berlin. Et donc c’est à Berlin que j’ai fait une rencontre à la suite d’un spectacle (Vivid Grand Show), une autre chanteuse du Show m’a présenté Doug Yowell (batteur pour Joe Jackson, Duncan Sheik, Suzanne Vega…). Il a compris qui j’étais dans le spectacle en voyant la robe que je portais sur scène dépasser de ma garde-robe, parce que dans le show j’avais plein de maquillage et de paillettes et là j’étais en « normale », et il m’a dit « Oh mais c’est toi ». Il avait flashé sur ma voix et je sentais que c’était vraiment un coup de cœur artistique. C’est rare dans la vie et ça se sent quand il y a un gros coup de cœur, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais la manière dont les gens vous regardent tu le sens qu’il y a du respect, et à ce moment-là je l’ai senti. J’ai pu lui montrer mes chansons parce qu’avant d’aller à Berlin j’avais enregistré une démo avec Aurélien Barbolosi qui m’avait été présenté par Benjamin Siksou qui est un de mes amis. Et donc j’ai pu présenter cette démo à Doug Yowell qui a bien aimé et qui m’a dit si tu veux tu viens quand tu veux à New York enregistrer ton EP. Mes amis et mes parents me disaient mais tu ne connais pas ce gars, il te propose comme ça d’aller enregistrer à New York il y a peut-être un truc louche. C’est bizarre mais comme je l’avais tellement imaginé ce moment-là et je vous ai dit j’avais cette conviction depuis 10 ans qu’un jour ça allait arriver que j’y croyais à fond et je me suis dit c’est bon je vais à New York. La clé c’est de ne jamais cesser d’y croire. Là-bas c’était magique, pendant une semaine on a bossé à fond avec Doug et son frère qui faisait les basses et les guitares. On était tous les trois, c’était tellement intense et ce qui était génial c’est qu’ils avaient zéro ego, ils me disaient « on est là pour servir tes chansons et ta musique » c’est le rêve pour un artiste. Cette rencontre a engendré une autre rencontre, Doug m’a présenté Mark Plati (musicien, producteur et ingénieur son de David Bowie, Quincy Jones, Prince, Rita Mitsouko, Alain Bashung…) avec qui je n’aurais jamais pensé bosser. Quand on a terminé d’enregistrer, on était tellement contents du résultat, Doug et son frère m’ont dit que comme c’était de bonne qualité il fallait que ça soit mixé par quelqu’un de bien. Doug m’a dit de demander à Mark Plati s’il voulait bien mixer l’EP. Je me suis dit ça ne va pas lui plaire, mais il m’a dit oui d’accord je vais mixer ton EP. Je suis retournée à New York pendant mes vacances en février pour mixer chez lui dans son studio. J’étais dans son studio où il y avait tous les albums des personnes que j’admire qu’il, et moi je le regardais mixer mon EP. Ça m’a boosté, je me suis dit que plus personne ne pouvait m’atteindre, bon évidemment ça ne dure pas toute la vie il y a des hauts et des bas, mais ça m’a tellement fait mise en confiance. Encore aujourd’hui quand j’en parle je me dis, ça n’est pas un rêve ça, c’est vraiment passé. Ce qui est trop bien c’est de pouvoir enfin partager l’EP avec tout le monde, les gens peuvent l’écouter maintenant.

Crédit photo : Sarah Manesse

Quelles sont tes influences ?

Le number one c’est Fiona Apple, je ne sais pas si vous connaissez, je ne vis que par elle. C’est un de mes frères qui me l’a fait découvrir ado. Elle est vraiment la description de la liberté musicale pour moi. Elle ne fait aucunes concessions et elle écrit ce qu’elle veut sans se mettre de barrières et c’est ce que j’aimerais atteindre. Il y a Fiona mais aussi Kate Bush, PJ Harvey, Supertramp, Queen, Nirvana, Alanis Morissette… La liste est longue.

Chanter en anglais c’était en évidence pour toi ?

Dans l’EP il y a une chanson en français, c’est la dernière. Et sinon une évidence je ne sais pas. Je pense que peut-être inconsciemment comme je me disais que la France ne m’aimait pas, il fallait que je chante en anglais pour avoir plus de chances de toucher plus de gens. Je ne sais vraiment pas, mais j’aimerais bien écrire plus en Français pour mon premier album par exemple.

Quelle importance donnes-tu à la retranscription visuelle de tes chansons ?

J’ai grandi avec MTV donc c’est hyper important pour moi d’avoir un beau clip qui colle à la chanson. Donc c’est vrai que j’avais envie de faire quelque chose de bien. C’est grâce à Joséphine ma petite sœur qui a fait un clip avec Leïla pour un rappeur ou elle avait le rôle principal, que j’ai eu envie de travailler avec cette réalisatrice pour le clip de Little Flame. Quand j’ai vu le clip, j’ai vu des expressions de ma sœur que je ne connaissais pas du tout, ça m’a intrigué et je me suis dit la réalisatrice a réussi à lui faire sortir des choses profondes. Je n’avais jamais montré avant, ce côté de moi un peu plus sombre.

Des projets pour la suite ? Des concerts ?

Le 4 octobre il y a eu la release party de l’EP au Pop Up du Label. Et il y a deux gros trucs qui arrivent mais je crois que je n’ai pas encore le droit d’en parler. Pour la suite les concerts ça dépendra parce qu’en fait ce qu’il faut savoir c’est que je n’ai pas d’équipe encore. Je n’ai pas de label, pas de tourneur, pas de manager… Je n’avais que les moyens pour me payer un attaché de presse, donc pour l’instant je n’ai pas d’autres concerts de prévus. Ça arrivera quand ça doit arriver.

Est-ce que tu peux nous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Je vous donne les deux reprises que j’ai faites à la release party. Alors il y a celle du groupe Alabama Shakes la chanson s’appelle Gimme All Your Love et la deuxième reprise que j’ai faite c’est A Mistake de Fiona Apple.

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Par Amélie. G

The Unclouders

Crédit photo : Chester Wade

À l’occasion de la sortie de leur EP éponyme le 8 octobre dernier, le duo rock lyonnais THE UNCLOUDERS a répondu à quelques-unes de nos questions. On vous laisse découvrir leur univers rock porté par la voix singulière de Florent.

Hello The Unclouders, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Adrien : Nous sommes un duo rock composé de Florent POLLET au chant et à la guitare et de Adrien GAILLARD à la batterie. The Unclouders s’est formé à Lyon en 2018.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Adrien : Flo avait posté une annonce sur un site à la recherche d’un batteur et j’y ai répondu. Après la première répétition, on a vite perçu qu’il y avait du potentiel et qu’on était en accord sur la direction sonore et plus généralement artistique à donner à ce projet. Puis tout s’est enchaîné rapidement, on a composé de nouveaux morceaux, attaqué les concerts et enregistré un premier EP.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire du rock ensemble ?

Florent : On ne se connaissait pas avant, mais j’avais déjà composé quelques morceaux et créé quelques visuels que j’ai pu envoyer à Adri. Cela lui a permis de se faire une idée de l’univers du projet.

Adrien : On avait des influences musicales communes et le fait de voir The Unclouders comme un espace d’expression global m’a tout de suite séduit.

Pourquoi avoir nommé votre groupe The Unclouders ?


Florent : Il y a bien un hommage aux groupes en « THE » de l’époque, mais pour être honnête il n’y a pas de signification particulière derrière ce nom.

Adrien : On voulait surtout un nom qui sonne bien et qui soit facilement identifiable sur Google !

Votre EP est sorti le 8 octobre, vous pouvez nous en parler ?

Adrien : Ce premier EP éponyme contient 5 titres. On est allé piocher dans notre répertoire des chansons qui représentaient au mieux toutes les facettes de notre musique et on a fait en sorte d’avoir un ensemble cohérent qui déroule bien.

Florent : On retrouve des morceaux rock directs et frontaux, et d’autres plus nuancés qui tirent un peu plus vers le blues. L’ensemble reste très énergique et a été composé pour le live avant tout.

Avez-vous un message particulier à faire passer à travers vos chansons ?

Florent : J’imagine des films dans ma tête lorsque j’écris les paroles. Les chansons parlent de combats, de révolutions, des luttes contre ses démons ou d’un pouvoir en place. Tout cela est fictif, il n’y a pas de message basé sur le monde réel mais comme dans tout objet cinématographique, elles font forcément écho à notre époque par bien des aspects.

Quelles sont vos influences musicales à chacun ? Et quelles sont celles qui vous rapprochent ?

Florent : Les White Stripes, les Black Keys, je pense qu’on ne peut pas trop le cacher quand on écoute notre musique ! Mais aussi Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Stones, la liste est sans fin.

Adrien : J’ai beaucoup écouté Radiohead, RATM, les Red Hot, Muse… Et plus récemment je citerais Nothing But Thieves et Royal Blood. Je suis aussi un fan inconditionnel de Michael Jackson.

Si vous deviez collaborer avec un artiste (ou groupe), qui choisiriez-vous ?

Florent : Avec Tenacious D, faire un morceau avec eux accompagné d’un court-métrage, ça serait juste magique !

Adrien : Last Train car j’adore non seulement leur musique mais aussi leur démarche. Josh Homme pour l’ensemble de sa carrière.

L’artwork The Unclouders

Qui est à l’origine de l’artwork de votre EP ?

Adrien : Comme nous vous l’avons dit précédemment, nous abordons The Unclouders comme un espace d’expression et de création global. Au même titre que nous réalisons nos propres clips, nous créons aussi nos artwork.

Florent : Nous avons exploré pas mal de directions avant de créer cette pochette qui finalement représente bien la notion de dualité qui se dégage de cet EP et du groupe de manière générale.

Pour la suite, avez-vous des concerts de prévus ?

Adrien : Nous venons tout juste de faire deux dates pour fêter la sortie de notre EP et nous préparons actuellement une tournée en 2022 pour le défendre sur scène et je peux vous dire qu’on a vraiment hâte d’aller à la rencontre du public.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Florent : Embassy de Structures et le dernier Idles : The Beachland Ballroom.

Adrien : Saul de The Limiñanas et le dernier Alt-J : U & Me.

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Par Amélie. G

Sheitan & the Pussy Magnets

Crédit photo : Jessica Saval

Le vendredi 22 octobre prochain, Sheitan & the Pussy Magnets sortira son EP Nothing to be said. L’inspiration puisée dans le rock britannique y est facile à déceler traversées par endroits par des touches sombres et mystérieuses. Les membres du groupe ont accepté de répondre à nos questions afin de nous faire découvrir un peu plus leur univers.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes Sheitan & The Pussy Magnets, groupe d’indie-rock ordinaire de la banlieue-sud parisienne.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment l’envie de faire de la musique ensemble est venue ?

Alec (guitare lead/choeurs) et moi (Rawad : chant/guitare rythmique) nous sommes rencontrés via des amis en commun voulant nous présenter car nous voulions tous les deux faire de la musique, l’envie d’en faire est donc directement liée à notre rencontre. Alec et Vincent (batterie) se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Nous venons récemment d’être rejoints par Étienne (basse) et Michael (Clavier).

Comment décririez-vous votre univers musical ?

Nous jouons une musique influencée par l’indie-rock britannique, la musique de film et le rock des années 60-70.

Si vous deviez choisir un mot pour définir votre album quel serait-il ?

Triple-sec.

Si ne nous devions présenter qu’un seul titre de votre album à nos lecteurs, afin qu’ils s’imprègnent de l’essence même de votre groupe, lequel serait-il ?

Le titre éponyme de l’EP à savoir « Nothing To Be Said » est assez représentatif de notre univers musical, il mélange beaucoup de nos influences entre les synthès et les orgues très 60’s face aux guitares et  à la voix qui renvoient à quelque chose de plus moderne.

Avez-vous des messages particuliers à faire passer au travers de vos chansons ?

Nous ne sommes pas dans quelque chose de revendicatif il s’agit plutôt d’exprimer nos émotions et nos impressions, plus de l’ordre de la sensibilité.

Quelles sont vos influences musicales ? Considérez-vous avoir les mêmes ?

Nous sommes très influencés par la musique britannique, des groupes comme The Smiths, Arctic Monkeys, mais nous écoutons également beaucoup de rock plus classique, nous avons des références communes, Beatles, Bowie, Black Sabbath etc… Après on a chacun notre univers musical personnel. Par exemple Rawad (chant/guitare rythmique) est très branché indie-rock et est aussi obsédé par des groupes comme les Smiths ou les Kinks, Vincent (batterie) écoute des groupes comme Black Dahlia, The Amazons, tandis que Alec (guitare lead/choeurs) est très orienté B.O. de film rétro de compositeurs comme John Barry ou François de Roubaix. Après la liste de ce que nous écoutons peut-être immense et il y a quand même beaucoup de choses qu’on écoute tous.

Nothing To Be Said – Le clip

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

On prépare un nouveau clip pour un des morceaux de l’EP, et on espère enchaîner avec l’enregistrement d’un nouveau projet très rapidement.

Avez-vous des concerts de prévus ?

Yes le 22 octobre au Supersonic pour la sortie de l’EP, et le 16 novembre à l’International.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Wet Leg – Chaise Longue.

Timber Timbre – Run From Me.

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Par Jess. D

Grandma’s Ashes

Crédit photo : Angéla Dufin

C’est la rentrée pour La Boîte à Musiques Magazine et c’est donc l’occasion pour nous de vous partager l’interview des Grandma’s Ashes. Avec leur premier EP The Fates, le power trio féminin rock nous entraîne dans des atmosphères changeantes dont elles maîtrisent parfaitement chaque nuance.

Hello Grandma’s Ashes, est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Hello la boîte à Musique ! On est Grandma’s ashes, un power trio rock avec Eva au chant et à la basse, Myriam à la guitare et Edith à la batterie. On aime l’humour noir, le rock prog et les mêmes.

Comment vous êtes-vous rencontrées ? 

On s’est rencontrées sur un site internet dédié aux musicien.ne.s. Eva a contacté Myriam pour lui proposer une répète, quelques mois plus tard Edith a rejoint la formation via le même site. Dès la première jam on a su que ça fonctionnait, on s’est bien entendues.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de fonder Grandma’s Ashes ?

On était toutes les trois mues par l’envie de monter un projet dans lequel on pourrait jouer fort, mélanger toutes sortes d’influences tout en écrivant des chansons aux mélodies catchy. Jouer dans Grandma’s Ashes a un côté libérateur, on recherchait des émotions fortes sur scène, et le fait d’être toutes les trois nous apporte un lâcher prise qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Grandma’s Ashes, pourquoi ce nom ?

C’est un nom qui est apparu comme ça, à force de faire des jeux de mots. On aborde des sujets sensibles dans nos chansons qu’on a tendance à masquer avec des titres dérisoires (Daddy Issues, Radish Cure etc.). Grandma’s Ashes signifie “les Cendres de Grand-Mère”, c’est un nom qui surprend souvent et traduit bien l’aspect sombre et farfelu de notre musique.

Vous pouvez nous parler de votre EP « The Fates » sorti le 15 janvier dernier ?

“The Fates” rassemble quatre titres et une outro composée des thèmes des morceaux précédents. Ces chansons sont comme de courtes histoires racontant le destin funeste de personnages différents, voués à errer dans le monde moderne. On y parle d’apathie, de difficulté à construire des relations durables, du passage à l’âge adulte finalement. ” The Fates” fait référence aux trois Parques, les sœurs du destin dans la mythologie. La première déroule le fil de la vie, la seconde le tisse et la troisième le coupe. On trouvait que c’était une belle métaphore pour parler de nos chansons, aussi bien sur le plan narratif que musical. On aime emmener les gens dans une atmosphère puis d’un coup leur faire ressentir quelque chose de totalement différent, un peu comme le destin, on ne sait jamais ce qu’il nous réserve.

Quelle est votre chanson préférée de l’EP ?

Il est possible qu’on en aime chacune une plus particulièrement que les autres, mais à l’unanimité, A.A, parce que chacune y a mis un vrai morceau de sa personnalité musicale. On se base principalement sur ce qu’on a établi avec A.A. pour donner le ton de la suite, plus prog, plus sombre, plus onirique.

Quel a été le processus de création de « The Fates » ? (De l’écriture à lenregistrement en passant par la composition).

The Fates est le résultat de nos trois premières années de groupe à répéter, composer, à faire nos premières dates sur les routes de France ensemble. Il a été écrit sur une longue période mais il est arrivé un moment où plusieurs de nos morceaux collaient vraiment bien ensemble et on s’est dit qu’il était temps de passer en studio pour enfin pouvoir donner quelque chose à notre public. Nous avions commencé à organiser une session studio mais à la suite d’un concert nous avons eu la chance de rencontrer Christine Lidon qui nous a permis de signer sur son label Nice Prod. Elle nous a donc donné les moyens d’aller enregistrer cet EP live aux Studios Ferber avec Guillaume Dujardin pendant 3 jours. On a fait le choix de l’enregistrer totalement en live, parce que les morceaux ont été composés pour la scène et qu’on voulait retranscrire l’aspect brut du groupe, notre énergie à trois, sans artifices.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet EP ?

On avait envie de faire une sorte de cadeau à notre public qui nous suit depuis le départ, et qui réclamait un support pour écouter chez eux ce qu’ils entendaient en live ! On avait besoin avec cet EP, de poser les bases de ce qui selon nous constitue notre musique. Cet EP, c’est un peu une invitation à continuer à suivre notre évolution !

Quelles sont les influences qui vous rapprochent ?

Nous sommes des grandes fans de Queens of the Stone Age, Gojira, Deftones, Yes… Le math rock, le rock progressif, le trip hop, le métal et la pop, la trap aussi. Enfin on est toutes les trois très ouvertes et on se fait beaucoup écouter de choses entre nous, on aime nos influences respectives la plupart du temps !

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Dans nos rêves, Josh Homme, Dave Grohl ou un/une grand.e ponte du rock !

Radish Cure – Le clip

On a adoré votre dernier clip « Radish Cure ». Pouvez-vous nous parler de son univers ?

Merci ! On a adoré le tourner aussi ! Quand on a contacté Jul Metter qui a réalisé le clip, on voulait quelque chose de super psyché, partir d’une histoire basique de radis et en faire un clip totalement loufoque. On lui a parlé de notre amour des films de David Lynch, Dario Argento et il nous a proposé une maison abandonnée avec des lumières rouges, vertes, un personnage hanté, des jeux de miroirs, ça nous a de suite transportés dans l’univers hypnotique qu’on imaginait.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Quelques concerts sont prévus, ça fait un bien fou de rejouer ! Certains sont des reports de l’année dernière de grosses dates et le reste, c’est un peu partout en France et c’est une surprise. On a prévu un énorme concert à la Boule Noire le 2 octobre, on espère vous y voir. Sinon, les confinements successifs nous ont permis de pas mal composer, il faut s’attendre à de nouveaux morceaux, il y a déjà quelques inédits dans notre set actuel…

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Live In the Dream, issu du dernier album de St Vincent, une tuerie et Shake the Disease de Depeche Mode.

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Par Amélie. G

The Hounds

Crédit photo : Inès Paillié

À l’occasion de la sortie de leur premier EP LAB 01 le 24 juin prochain, nous avons rencontré THE HOUNDS, jeune groupe de rock toulousain. Bienvenue dans leur univers !

Salut The Hounds, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! The Hounds est un groupe toulousain créé il y a un peu plus d’un an. Il est composé de Daken au chant, Khan à la guitare, MAD à la batterie et Chipeur à la basse. Notre musique, c’est du mi-Rock, mi-coolos. Style un peu étrange à première vue. On explore pas mal de styles différents dans nos chansons et notre défi est de faire sonner ce mélange d’influences, sans avoir l’impression d’écouter quelque chose de complètement décousu.  

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Khan et MAD ont commencé la musique ensemble petit. Puis Daken et MAD se sont connus dans un groupe de métal. Enfin, MAD et Chipeur se sont rencontrés pendant leurs études. Quelques soirées et la volonté de faire de la scène avec un projet ont suffi à réunir tout ce beau monde autour du projet The Hounds.

D’où vous est venue l’idée de faire de la musique ensemble et de fonder The Hounds ?

The Hounds est né de notre envie de faire de la musique ensemble, tout simplement. L’envie de fusionner toutes nos influences et de voir le résultat, de construire des morceaux.

Pourquoi The Hounds ?

Joker, je confirme avec confirmation.

Qui est à l’origine de votre identité visuelle ?

Khan et MAD ont lancé notre identité assez tournée autour de l’humour avec les montages que vous pouvez voir sur notre insta, du fait maison. Maintenant on se constitue notre meute d’artistes et d’amis pour diversifier nos visuels. @ines.art_s par exemple, artiste designer, a créé les chiens qui nous représentent. Elle bosse aussi avec d’autres amies sur nos futurs projets, que vous aurez le plaisir de découvrir en venant nous suivre !

LAB 01

Votre EP sort mi-juin, pouvez vous nous en parler ?

Notre EP, LAB 01 (pour laboratoire n°01), doit sortir le 24 juin 2021 sur toutes les plateformes. Il représente pour nous le fruit d’une année d’expérimentations et de créations, la conclusion au premier chapitre de notre histoire. LAB 01, c’est donc 5 titres que nous avons retenus, qui n’ont aucun lien direct si ce n’est celui de nos expériences et inspirations personnelles. Cet EP, c’est juste du fun en boîte. C’est aussi une super pochette réalisée par @thesunprose !

« Unsmart Brain » le clip

Un clip est-il prévu pour accompagner la sortie de l’EP ?

Bien évidemment ! “Unsmart Brain” aura droit à un clip animé par Anko qui doit sortir avant la sortie de l’EP, le 17 juin. Il sera à l’image de notre EP : pas d’intrigue particulière, juste des chiens qui font leur vie.

Vous êtes quatre, quelles sont les influences musicales qui vous rapprochent ?

Oui, effectivement, c’est vrai, nous avons des influences qui sont un peu différentes, tous les quatre. MAD écoute du Death, style Gojira ou Cannibal Corpse pour s’endormir (entre 2 morceaux de Dua Lipa), alors que Chipeur écoute plus du Patrice Rushen ou du Jamiroquai pour pousser à la salle. Khan écoute des trucs pas ouf, comme [insérer groupe de jazz un peu technique] Jacob Collier ou Snarky Puppy, alors que Daken préfère se maquiller sur du Yungblud ou MGK. Ha oui pardon ce n’était pas la question, quelles sont les influences musicales qui nous rapprochent ? ARCTIC MONKEYS. Et tout autre groupe un peu sympa de rock accessoirement.

Avec quel groupe / artiste vous rêveriez de partager un titre ? 

On voulait un featuring avec Brahms mais on n’a pas réussi à joindre son agent.  Ces temps-ci on accepterait peut-être de laisser YUNGBLUD chanter sur un de nos titres, si jamais tu passes par là Dom. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer à travers vos chansons ?

Notre musique et notre humour, au fond, sont comme du chocolat laissé sur une table en plein soleil : tu n’es pas sûr que ce soit toujours bon mais ça part d’une bonne intention. Vous ne trouverez pas encore forcément de message très engagé. Mais nous avons à peine 21 ans et écrire sur des sujets que l’on ne connaît pas assez bien ne fait pas vraiment partie de notre philosophie. Cet EP, c’est donc des histoires inspirées par nos expériences personnelles de jeunes êtres humains. En général, des relations amoureuses ou simplement des choses qui nous font rire. Par exemple, “Is The Sky Falling ? est un morceau qui (comme souvent) est né d’une blague du batteur (lui aussi c’est une blague) et qui a été entièrement créé en une soirée.

Quand ça sera possible avez-vous des projets de concerts ?

Mais plus que bien évidemment ! Le live, c’est un peu le saint Graal ! Que dis-je ? ! L’accomplissement de toute une vie ! Que dis-je ? ! Notre projet !!  Par contre, on préfère attendre que la situation sanitaire se calme un peu pour des dates. On a fait l’expérience en août dernier d’une personne positive au fameux virus tusaisqui lors de l’un de nos lives. Heureusement il n’y a pas eu de complications, mais ça nous a pas mal refroidis.

Quels sont les deux titres que vous écoutez et que vous conseillez à nos lecteurs ?

Sans doute “She Wants”, de Sunset Sons et “Devil in the Midnight Mass”, de Billy Talent. Quoi ? Bientôt des covers de ces morceaux sur notre chaîne ? Prouvez-le !

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Par Amélie. G

LŌV

Crédit photo : Jade LE BLOAS

La sensualité de Lov se retrouve aussi bien dans sa voix que dans son univers visuel qui setraduit par des clips à l’esthétique travaillée. Ce 1er EP Fever sorti le 04 juin dernier est le début d’une très belle aventure pour la jeune chanteuse ! Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus.

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Lov j’ai 25 ans. J’écris comme je chante et je chante comme je ris c’est ma deuxième nature. J’ai eu la chance d’avoir une enfance libre et des parents à l’écoute ce qui m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde. J’ai grandi dans le sud de la France donc j’ai toujours été habitué à être proche de la mer, l’horizon me permet de m’évader.

Tu as remporté le concours de l’émission Planète Rap en septembre 2020, comment l’as-tu vécu ?

Honnêtement, pour une première, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon stress, je venais de me lancer dans la musique il y a à peine 6 mois. C’était une belle expérience, j’ai beaucoup appris entourée de Fred Musa et toute l’équipe qui m’a soutenu et mise à l’aise. Je pense que chaque étape que nous vivons nous permet à tous de grandir et de prendre de l’assurance, Planète Rap en fait partie. Lorsque je me suis mise à chanter, plus rien n’existait autour de moi, je me suis plongée dans mes paroles. « Lov de toi » mon premier single et mon histoire avec H, celui qui m’a soutenu et me soutiendra toujours.

FEVER premier EP sorti le 4 juin

Ton premier EP est sorti le 4 juin, peux-tu nous en parler ?

Mon premier EP s’appelle FEVER, c’est une présentation de ce que j’ai au plus profond. À travers ces 5 titres « Fever » « Lov de toi » « Désert » « Canopée » « Hello » on y découvre mes différentes manières de penser : la folie, l’amour, la recherche de soi-même, la sensualité, et la spiritualité. Dans ces chansons, je vous parle en toute sincérité, j’aime énormément jouer avec les mots et les métaphores. La musique est pour moi très instinctive, le flow et les paroles me viennent naturellement. À travers « Désert », j’ai voulu faire passer un message d’espoir avant tout pour me donner la force d’y croire. Mon message est simple : le bonheur est accessible à tous, tendez-lui la main.

Le clip FEVER

Quel est ton titre préféré ? Et pourquoi ?

J’ai eu énormément de facilité à écrire FEVER, c’est une musique qui me donne le sourire. Je me souviens quand j’ai enregistré ce titre avec OVAGROUND, je l’ai fait écouter à mon entourage le smile sur leurs visages, c’est exactement ce que je cherche à transmettre.

D’où puises-tu ton inspiration ? La pandémie actuelle a-t-elle changé ta façon de créer ?

J’ai commencé à écrire lorsque le monde était confiné. Je me suis retrouvée dans la maison de campagne de mon père dans l’arrière-pays niçois. J’avais besoin de réponse, l’écriture et la musique m’ont permis de penser au positif. Je puise mon inspiration à travers les images, les histoires, les gens, les poèmes et les sonorités. Le monde qui nous entoure est vaste, j’ai besoin de trouver ma place et la musique m’apaise. En écrivant, je réponds à toutes les questions qui sont dans ma tête, c’est devenu un besoin.

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?

J’écoute énormément de beats, énormément de musique du monde, je m’inspire de chaque culture, je travaille à l’instinct. Parfois les mouvements de danse me donnent les mots, les mots me donnent le flow et parfois le flow me donne même l’histoire. Je crée comme je respire et je respire comme j’aime.

Tu n’hésites pas à mélanger différents styles comme le jazz, la pop… Quelles sont tes influences ?

Je suis fascinée par la manière de prononcer les mots comme le fait George Brassens. J’aime la prestance d’Etta James, le charisme de Jorja Smith et le rebondissement d’Oxmo Puccino. Ce serait triste de réduire mes influences à quatre artistes, sachant que ma mère m’a appris à écouter tous les styles musicaux : elle me réveillait le matin avec Bach et le soir on dansait sur Saint Germain. Il y avait également un disquaire dans ma ville, un passionné de musique, et je passais des heures avec lui à écouter ses vinyles. Il m’a transmis sa passion. « La musique il faut apprendre à l’écouter » disait-il.

Quelles émotions cherches-tu à faire passer à ton public au travers de tes chansons ?

Il faut laisser place à l’amour, la haine n’est plus d’actualité. Le message est simple : LAISSONS PARLER NOTRE CŒUR.

Quels sont tes futurs projets ?

« Si loin du but » est la dernière musique de mon premier album. J’ai besoin de grandir, mon objectif est loin, il sera difficile de l’atteindre, je donnerai tous ce que j’ai pour y parvenir même si je dois gravir des sommets. Je suis passionnée et déterminée, je m’accroche à cette phrase « croire en ses rêves ».

Quels sont les deux titres que tu écoutes et que tu conseilles à nos lecteurs ?

« Notice me » de Tobi Lou et « Les femmes » de Esken.

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Par Jess. D

We Hate You Please Die

Crédit photo : Charlotte ROMER

Trois ans après la sortie de leur premier album Kids Are Lo-Fi en 2018 et de leur EP Waiting Room en 2020, We Hate You Please Die vous présente Can’t Wait To Be Fine dont la sortie est prévue le 18 juin prochain. À cette occasion ils ont accepté de répondre à nos questions, plongez dans l’univers de We Hate You Please Die.

Hello We Hate You please Die, est- ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs ?

Salut ! Ça va ? Dans We Hate You Please Die il y a Mathilde, Raphaël, Chloe et Joseph, on vient de Rouen en Normandie et nous sommes un groupe de punk. Enfin à peu près, parce qu’en fait il y a pas mal de punk mais pas seulement.

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Ça vient de « Scott Pilgrim VS the World » qui est un film d’Edgar Wright adapté de la BD du même nom. Dans un passage de l’histoire, un personnage d’un groupe de punk-gothique-dépressif dédicace la prochaine chanson « We Hate You, Please Die » à un mec relou dans le public. Si on a choisi ce nom, ce n’est pas tant par sociopathie ou par amour de la tristesse, mais plutôt pour l’énorme envie de dire à plein de gens chiants dans ce monde, qu’on aimerait bien qu’ils meurent. Après, on ne souhaite la mort de personne en vrai, mais juste c’est tellement un bordel insencé ce monde que ce serait pas plus mal pour la planète s’il y avait une grosse épidemie pour faire le tri dans tout ça. Oh, wait.

Comment avez-vous commencé à faire de la musique ensemble ?

Raphaël et Chloe se sont rencontrés en soirée, il y a quelques années, et ont eu l’envie de faire de la musique ensemble. Chloe devait même prendre le chant principal à la base. Mais c’est resté au stade d’idée dans un coin de la tête jusqu’à ce qu’ils enregistrent la chanson « Kill Your Buddy » (présente sur Kids Are Lo-Fi, notre premier album) et que Raphaël propose à Joseph son voisin de rejoindre le projet, et il a invité mathilde qu’il avait rencontrée sur internet. Enfin, dans le cadre d’un autre projet musical évidemment.

Quel a été le processus de création de Can’t Wait To Be Fine votre deuxième album ? (de l’écriture à l’enregistrement en passant par la composition ) A-t-il été différent pour Kids Are Lo-Fi ?

L’écriture de ce deuxième album a été assez étalée dans le temps. Une chanson a même été écrite avant l’enregistrement du premier album, mais à vous de deviner laquelle. Comme la conception des morceaux de l’album a été faire au fur et à mesure et sur un peu plus de deux ans, nos influences et nos lubies du moment ont eu le temps de changer plusieurs fois, ce qui selon nous amène une certaine diversité entre les chansons. À côté, le premier album Kids Are Lo-Fi (2018) avait été composé beaucoup plus rapidement et l’enregistrement s’est fait à peu près un an après avoir commencé à jouer tous les quatres. Ça a donné un ensemble qui allait un peu plus droit au but, qu’on adore toujours mais la recette n’a pas été la même pour Can’t Wait To Be Fine, on a pris vachement plus le temps de se creuser la tête. Après, le processus de création est toujours assez similaire. Joseph compose des instrus de base et envoie des démos, puis on bosse l’ensemble de l’instru à trois avec Mathilde et Chloe et en parallèle Raphaël cherche les lignes de chants et une bonne partie des choeurs.

Quelles sont vos influences principales ? Sont-elles différentes entre vos deux albums ?

Elles sont déjà bien différentes entre nous quatre ! Comme dit tout à l’heure en effet on s’est laissé vachement plus de liberté dans ce deuxième album. Les trucs qui nous mettent tous à peu près d’accord c’est Ty Segall et Oh Sees, mais ça c’est plutôt ce qu’on écoutait quand on s’est rencontré. Maintenant il y a des choses qu’on écoute et que les autres n’aiment pas, enfin qui ne mettent pas tout le monde d’accord en tous cas.

Avec quel groupe ou artiste vous rêveriez de partager un titre ?

Raphaël : Maxwell Farrington

Chloe : Viagra Boys

Mathilde : Surfbort

Joseph : Cocaine Piss

Artwork by Bambi Biche

Votre album se nomme Can’t Wait To Be Fine, quel est le message derrière ce nom ?

C’est le titre trouvé par Raphaël. Il est assez transparent, qui n’a pas hâte d’aller bien ou que les chosses aillent bien dans ce monde ? C’est niaiseux mais tellement vrai. On a toujours hâte que les problèmes soient résolus, pour nous comme pour les autres. On a juste envie de se sentir bien dans ses baskets, arrêter de se prendre la tête à longueur de journée pour savoir comment être quelqu’un de bien. Avec ce titre, on a juste arrêté de dire que c’est le reste du monde le problème, pour penser un peu à nous et à comment on est dans tout ça.

Can’t Wait To Be Fine le clip

Était-ce une volonté de sortir comme premier extrait la chanson du même nom ?

Complètement ! La chanson « Can’t Wait To Be Fine » a donné son nom à l’album, et si on a voulu la sortir en première c’est pour montrer dès le début que cet album ne sonnerait pas comme le précédent. Il y a une plus belle place à la mélancolie et aux émotions (même si tous les titres ne dégagent pas la même chose évidemment) et même si ce titre n’est pas très radio avec ses 7 minutes, on a trouvé important que ce soit la première chose que les gens entendent, pour qu’ils comprennent que ce n’est pas un premier album bis.

Quel message voulez-vous faire passer à votre public à travers cet album ?

Contraitement au premier album, les paroles sont écrites avec beaucoup plus de sérieux ahah… Avant c’était beaucoup de yaourt et d’impro pour laisser le plus de place possible à la musicalité du chant. Ici, il y a maintenant des thèmes précis abordés : les maladies mentales, injustices sociales et répressions gouvernementales, effondrement du monde moderne à cause du capitalisme et de ses dérives, les violences sexuelles et les difficultés à s’épanouir et à se sentir bien dans tout ça.

Des projets pour le futur ? Des concerts ?

Sans doute d’autres clips bientôt, et évidemment des concerts dès que possible ! On est même en train d’organiser une mini tournée au Canada, on a trop hâte.

Deux titres à proposer à nos lecteurs ?

La face A et la face B. Non sérieusement c’est compliqué de choisir, un album c’est un tout, c’est comme si tu devais choisir seulement deux chapitres d’un bouquin pour le définir. Perso, je dirais DSM-VI et Luggage, même si chacun aura ses préferées. Mais c’est quoi les deux préférées de la Boîte à Musiques ?

Amélie : On aime tellement l’album que le choix a été difficile, mais s’il faut choisir ça sera : « Vanishing Patience » et « Barney »

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Par Amélie. G

ANIMAL TRISTE

L’Artwork par Léonard TITUS

À l’occasion de la sortie du premier album d’Animal Triste le 4 décembre dernier notre magazine n’existait pas. Et c’est avec la version live de quatre de leur chanson, que les membres du groupe rouennais sont ressortis de leur tanière en ce printemps 2021. Il nous tenait à cœur de vous en parler.

Animal Triste c’est la réunion de six amis musiciens, Mathieu Pigné (Radiosofa / Darko) à la batterie, Fabien Senay (Radiosofa) à la guitare, Yannick Marrais (La Maison Tellier) au chant, David Faisques (Darko) aux claviers et à la guitare, Cédric Kerbache (Dallas) à la basse et Sébastien Miel (La Maison Tellier) à la guitare, autour de leur premier amour le rock le vrai.

Leur ambition ? Nous proposer une musique qui parle aux tripes. En cette période, il est plus qu’important de revenir à l’essentiel, aux choses vraies sans faux-semblant. C’est ce que nous propose le premier album éponyme d’Animal Triste. Un rock sans compromis, sans concessions comme un acte de résistance. Pari réussi, c’est l’album qu’ils ont rêvé d’entendre, pour notre part c’est l’album qu’on adore écouter.

Darkette Live Session

Chaque mercredi durant quatre semaines ils nous ont proposé un extrait live de leur album. Le premier extrait de ces lives enregistrés au Kalif à Rouen et première chanson de l’album, la sombre Darkette. Suivie par la très réussie reprise de Dancing in The Dark de Bruce Springsteen, qui presque quatre décennies après sa sortie fait plus que jamais écho à l’ambiance actuelle. C’est avec Out of Luck que le groupe nous emporte pour une avant-dernière session live et pour conclure ces dernières on ferme les yeux et on se laisse porter par la mélancolie de Sky is Something New. (Ce fut bien trop court )

Sky is something new Live Session

On ne peut que vous conseiller d’aller jeter une oreille (les deux c’est mieux) à l’album d’Animal Triste et un œil aux sessions live. Ça nous a donné une envie furieuse d’aller les voir sur scène dans la vie d’après. Un concert est prévu à la Maroquinerie à Paris le 25 novembre prochain. On attend la suite avec impatience.

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Par Amélie. G

Oslo Tropique

Les membres du groupe Oslo Tropique – Crédit photo : Emmanuel Delpix

Oslo Tropique c’est un oxymore qui jongle entre la froideur et la chaleur, des riffs de guitare et une plume incisive et engagée. Nous les avons rencontré à l’occasion de la sortie de leur premier EP le 21 mai afin d’en savoir un peu plus.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes un quatuor rock toulousain créé en 2019. Une femme et 3 hommes, dans le désordre : Fred (guitare), Metty (batterie), Megane (basse) et Christophe (guitare, chant)

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nous nous sommes rencontrés dans le milieu rock toulousain ; nous avions déjà joué ensemble. Nous avions un répertoire avec Fred, et Megane nous a rejoints par la suite. Nous avons ensuite cherché un batteur. Quand Metty est arrivé dans le groupe, on a tout laissé tomber et on a recomposé tout un répertoire à quatre. On souhaitait qu’il y ait une véritable symbiose entre nous.

Quelles sont vos influences musicales majeures ?

Comme beaucoup de musiciens, elles sont nombreuses. Pour Oslo Tropique, on peut citer Royal Blood, Blood Red Shoes, Qotsa ou encore The Kills.

Quel est votre processus de création, d’écriture… ?

Nous avons essayé d’exalter ce que nous avions en commun. Et le plus petit dénominateur commun entre nous, c’est le rock brut, incisif et direct. On le vit comme une sorte d’exutoire. La musique est composée à quatre. On part d’une idée de l’un ou de l’autre : un pattern de batterie, un riff ou une mélodie. La musique d’abord, les mots viennent ensuite. Ils relèvent davantage du domaine de Christophe (chanteur). Les textes peuvent être symboliques, parfois obscurs mais il y a toujours des formules simples et accessibles. L’objectif est que l’auditeur prenne du plaisir avant tout, non pas qu’il se triture le cerveau. La quasi-totalité de nos textes sont sociaux et traitent de la surconsommation et de la crise écologique. Que voulez-vous, on vit une époque urgente !

L’EP – OSLO TROPIQUE

Pouvez vous nous parler de votre EP ?

Il sera composé de quatre titres dans la lignée du single  « Un Pavé dans l’Écran  » Il y aura un deuxième clip  » Les Grands Palaces  » pour accompagner cette sortie. Tout est chanté en français. C’est un peu notre marque de fabrique, allier un rock puissant et la langue de Molière. L’EP a été enregistré au studio L’Imprimerie à Toulouse avec Serge Faubert et mixé par Lionnel Buzac. C’est la même équipe qui avait réalisé le dernier album d’I Me Mine qui est sur le même label que nous à savoir : Les Jeudis Du Rock. Ensuite, on a choisi des titres qui nous résument bien. Normalement une fois que tu as écouté l’EP tu sais à quoi t’attendre.

Le titre « Un pavé dans l’écran » est un morceau brut et engagé, était-il important pour vous de mettre des images sur ces paroles ?

Oui, ça nous a permis de donner de l’impact au titre avec une dose d’humour ; ce qui fait du bien par les temps qui courent. Ce titre évoque ces moments où on laisse éclater sa colère chez soi, devant un écran ou un poste radio, en écoutant les nouvelles du jour mais ce sans jamais franchir le seuil de sa porte, descendre dans la rue ou militer d’une manière ou d’une autre. Si les auditeurs aiment ce titre, bien sûr ça nous fera plaisir mais si en plus, grâce aux images, une fois ou deux ça peut les pousser à sortir de chez eux alors cette chanson sera utile et ça pour nous c’est le Graal !

Le clip Un Pavé Dans L’écran

Elles ont été mises en image par le collectif HOTU, pouvez-vous nous en dire un mot ?

Pour ce premier clip, nous souhaitions apporter une vraie valeur ajoutée au titre audio. Pas juste de belles images mais quelque chose qui retienne l’attention. Hotu est un collectif très créatif, avec des clips extrêmement bien scénarisés. Ils savent également jongler entre le trash, l’humour et le sens. On leur a fait totalement confiance et ça a très bien fonctionné. Les premiers retours du clip montrent que le message est passé. Les gens apprécient l’énergie mais aussi l’esprit engagé du texte qui colle bien aux moments que nous traversons actuellement : confinés, interdit de culture, malmenés dans nos vies et nos métiers.

Face au contexte sanitaire, environnement actuel, les messages que vous souhaitez faire passer sont ils différents d’avant ? Bien plus forts ?

Il ne semble pas que la situation actuelle change l’idéologie de nos dirigeants et peu les comportements de nos concitoyens. Le chemin est souvent long pour sortir de l’alcoolisme, il en est certainement de même avec le consumérisme. Ceci dit, cette crise agit comme un révélateur des contradictions et absurdités de notre système et si ça peut accélérer des prises de conscience ça sera toujours ça de pris. S’il y avait un message supplémentaire à appuyer, il serait qu’il faut se méfier des extrêmes y compris quand ils viennent du centre. Donc différents non, mais plus forts peut-être. On peut aussi ajouter que si nous vivons une crise sanitaire de grande ampleur, ce n’est rien à côté de la crise écologique qui s’annonce. On verra bien ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas !

Avez vous des projets de concerts ? (Quand le contexte sanitaire s’y prêtera)

En salle comme en festival, nous avons un certain nombre d’options et pas mal de concerts qui n’ont pas pu se faire qu’il reste à reporter. On devrait pouvoir jouer un peu partout en France quand la situation le permettra. Sinon, pour contrecarrer la situation sanitaire, nous sommes en train de monter un projet de « concert roulant » pour cet été. L’idée est de jouer sur un camion qui déambule de rue en rue. On a déjà quelques villes intéressées, histoire de faire un pied de nez à ces absurdes fermetures de salles.

Pour finir, pouvez-vous proposer deux titres à nos lecteurs ?

Whispering sons « Surface » un titre très habité et Rouquine « Mortel  » très belle chanson.

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Par Jess. D